La chance commencerait-elle à tourner pour Trump?

 
 
PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 17 SEPTEMBRE 2020
 

Sans vouloir démobiliser les partisans enthousiastes du Président Trump, on se doit tout de même de rapporter les nouvelles de la campagne présidentielle quand elles sont bonnes. Demeurons «cautiously optimistic» (d’un optimisme prudent) comme disent les Américains.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, paru sur le site d’American Thinker, le 16 septembre.

Nous souviendrons-nous de cette semaine comme de celle où le vent a tourné en faveur de Trump ?

Je ne suis pas superstitieuse, mais je dois admettre que je suis proche de la trépidation tandis que j’écris cet article rempli de bonnes nouvelles sur les perspectives de réélection de Donald Trump..

Je crains de provoquer la colère des puissances d’en haut ou le mauvais sort, ou peut-être que je crains simplement que les gens ne deviennent complaisants.

Néanmoins, les bonnes nouvelles méritent d’être annoncées, alors voilà.

Promettez-moi simplement que, si vous lisez ceci, vous conserverez votre inhabituel sentiment d’urgence lequel vous amènera à voter en personne lors de cette élection.

La première bonne nouvelle c’est que les violentes manifestations, les émeutes et les pillages que le Parti Démocrate a encouragés au cours de l’été se retournent contre lui.

Selon le dernier sondage de Rasmussen Reports, trois électeurs sur quatre ayant connu de violentes manifestations anti-police dans leur communauté estiment que ces manifestations vont peser sur leur vote lors de l’élection présidentielle. Parmi ces électeurs, une majorité importante apprécie le président Trump.

Ce qui est significatif, c’est que ce sondage ne reflète pas seulement les régions les plus touchées, comme Portland ou Kenosha. En fait, 42 % des personnes interrogées ont vu des manifestations anti-police se dérouler près de chez elles, tandis que 48 % d’entre elles ont déclaré que les manifestations étaient devenues violentes. En outre, 65 % des électeurs ont déclaré que ces manifestations violentes allaient influencer leur vote dont ceux qui sont les plus touchés par la violence (c’est-à-dire ceux qui vivent dans les bastions démocrates).

Une autre tendance encourageante est l’augmentation du nombre d’électeurs républicains inscrits sur les listes électorales. En Pennsylvanie, à l’exception de Philadelphie et de quelques bastions démocrates, l’inscription des républicains est systématiquement supérieure à celle des démocrates. Salena Zito, dans sa belle prose habituelle, décrit ces nouveaux électeurs républicains :

Ken Miller est entré dans l’un des quatre magasins du centre commercial Richland, a demandé si c’était là qu’il pouvait modifier son inscription sur les listes électorales, s’est assis et a commencé à remplir le formulaire.

«Il est temps de partir», a-t-il dit sans ambages en vérifiant le numéro de son permis de conduire de la Pennsylvanie pour le placer sur le formulaire.

Miller n’a pas voté pour Donald Trump en 2016 ; il n’a pas non plus voté pour Hillary Clinton. Il est directeur d’assurance à la retraite et n’aime pas ce qu’il voit venir du parti dont il a été membre durant toute sa vie d’adulte. «Je suis juste fatigué du jeu que jouent les Démocrates. Tout est tellement dégoûtant aujourd’hui. Il faut que quelque chose change. Eh bien, quelque chose va changer. J’ai peur que quelque chose n’éclate ici, et je suis presque sûr que ça va changer».

Il craint que ce qui est arrivé aux clients qui dînaient dans un café de Pittsburgh, lorsque les manifestants les ont envahis, ne se reproduise ici et dans d’autres lieux bucoliques à travers le pays.

Miller n’est pas seul. Pour la première fois, le comté de Cambria n’est plus dominé par les inscriptions des électeurs démocrates. Il a perdu cette domination silencieusement lors du weekend de la fête du travail, lorsque les chiffres du Département d’État de Pennsylvanie ont montré que les Républicains avaient 37 951 inscriptions et les Démocrates 37 826. »

En lisant ceci, gardez à l’esprit que cela correspond à une tendance qui a commencé en juillet, alors qu’un nombre croissant de personnes dans les États charnières se sont inscrites pour voter en tant que républicains :

 
  • Le Parti Républicain a devancé les Démocrates dans la course à l’inscription de nouveaux électeurs – et le confinement dû au coronavirus est à blâmer, selon un nouveau rapport.
  • Les nouvelles inscriptions démocrates se sont écrasées au cours des trois derniers mois, selon TargetSmart, une société démocrate qui compile les données du parti. En mai de cette année, 194 596 nouveaux électeurs ont été enregistrés dans tout le pays, selon le rapport de TargetSmart. Cela ne représente que 13 % des 1 490 631 personnes qui se sont inscrites en mai 2016.
  • Dans au moins cinq États charnières, il semble que ce sont les Démocrates qui ont subi le plus gros des dégâts pendant la période de confinement due au coronavirus.
  • La Floride est l’un des États charnières le plus important, et le Président Trump y est en hausse dans les sondages.
  • Après avoir pris du retard par rapport au candidat démocrate Joe Biden en mai, le Président Donald Trump a effectué une remontée spectaculaire dans l’État Ensoleillé, selon une enquête menée auprès des électeurs inscrits dans toute la Floride par la Florida Atlantic University Business and Economics Polling Initiative (FAU BEPI).
  • Biden détient une avance de 49% contre 46 %, avec 5 % d’indécis, mais ces indécis sont en train de passer à M. Trump par 4:1, ce qui se traduit par une égalité statistique de 50 % pour chaque candidat.

Malgré tout, M. Biden cherche encore à attirer le vote hispanique en Floride (Il est apparu mardi soir lors d’un événement organisé dans le cadre du Mois du patrimoine hispanique à Kissimmee, en Floride, et a fait jouer la chanson «Despacito» sur son smartphone).

Et voici la meilleure nouvelle de toutes. CNN commence à paniquer à propos du vote par correspondance. Vous avez bien lu. La chaîne ne s’inquiète pas de la fraude, bien sûr, qui ne profite qu’aux Démocrates. Au contraire, son problème c’est que les bulletins de vote par correspondance de leurs principaux groupes démographiques sont trop souvent rejetés :

Ces rejets sont dus, en partie, au fait que les électeurs ont du mal à se conformer aux exigences procédurales uniques qu’implique le vote par correspondance. Les personnes qui votent par correspondance pour la première fois – qui devraient être plus nombreuses à le faire cet automne – sont plus susceptibles de connaître ces problèmes.

Des études montrent également que les bulletins de vote par correspondance déposés par des électeurs plus jeunes ou issus de groupes raciaux et ethniques minoritaires sont rejetés à un taux plus élevé que les autres bulletins de vote par correspondance.

C’est l’enfer quand vous vous rendez compte que même la tricherie ne vous aidera pas à gagner.

Il n’est pas étonnant que Biden se soit rendu dans un isoloir lundi, mettant ainsi fin au mensonge selon lequel voter est trop dangereux à l’ère du virus de Wuhan :

Pete Hegseth (un des animateurs de l’émission Fox and Friends) a écrit sur son compte Twitter le 14 septembre:

« Aujourd’hui Joe Biden a voté en personne dans un bureau de scrutin. Si même Sous-Sol Joe peut aller voter en personne, alors pourquoi pas nous? »

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.