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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 19:14

MEDIAS ET COVID-19


Image : plateau New Word TV (Togo) / Source : Actu Togo
La pandémie de Coronavirus a un impact considérable sur les économies et la vie des gens. Dans ce contexte de grandes difficultés, l’information, les médias, tiennent une place majeure. 
Informer, informer, et encore informer, pour faire de chacune et chacun un acteur de la prévention… Dans quelles conditions les médias francophones assurent-ils leur rôle ? 
A partir d’un questionnaire envoyé aux Présidents de sections du réseau UPF, nous avons voulu établir son bilan de santé du moment. Quelle image en ressort ?
 
Etat des médias.
Notons d’abord une différence importante entre médias écrits et audiovisuels. Si radios et télévisions sont très suivis, ce qui renforce une tendance déjà existante, il faut noter d’emblée une croissance forte de l’information sur Internet. En la nuançant aussitôt : c’est surtout dans les villes que le Web constitue un recours, car nombreuses sont les régions (notamment en Afrique) où les infrastructures ne permettent pas encore un accès facile aux réseaux (+ problèmes de débits et coupures de courant). Et nombreuses sont les familles qui ne possèdent pas l’équipement ad hoc.

Les médias d’information en continu, là où ils existent, tiennent également le haut du pavé. Mais gardons-nous d’une information trop répétée et trop convenue, qui finit par lasser faute d’innovation et de travail original. L’audience de la radio, traditionnellement très forte, se renforce encore, et c’est vrai non seulement dans les pays du Sud, mais aussi en Europe.
 
La presse écrite  
La presse écrite est partout celle qui souffre le plus, et de loin. Certains titres sont menacés de disparition, et cette menace repose sur deux éléments principaux : la diminution drastique (voire dans certains cas la disparition totale) des ressources publicitaires habituelles, et les difficultés considérables de diffusion dans un contexte de confinement et de fermeture de nombreux points de vente. Si dans la plupart des cas les quotidiens se sont retranchés sur le Web, les ressources n’en ont pas moins littéralement fondu.

La diminution des recettes publicitaires est générale, mais la baisse de la diffusion prévaut dans les pays où le confinement de la population, et ses difficultés économiques, restreint ses possibilités d’achats.
Et dans certains cas, comme au Sénégal, la diminution des ressources publicitaires se double d’une augmentation des frais, certains quotidiens réalisant des éditions spéciales pour « coller » le plus près possible à l’actualité.

La menace directe de faillite commence à apparaître, touchant d’abord la presse écrite, mais aussi certaines petites radios, comme en Grèce.
 
Face à cette très grave crise, la presse écrite tente très souvent de répondre en diminuant de façon importante la pagination (paradoxe au moment où l’information tient une place centrale dans la gestion de la crise !), voire en supprimant ses éditions papier, et en développant ses sites Web. Ainsi à Madagascar, où le confinement est partiel, une étude sur quotidiens et hebdos montre que sur 19 titres, trois seulement continuent à paraître. Les autres ont cessé leur parution et envisagent une reprise le plus souvent « suivant évolution de la conjoncture ». S’ajoutent parfois, comme aux Comores, des problèmes supplémentaires reposant sur les difficultés de l’imprimeur « pour se procurer les plaques nécessaires du fait de la fermeture des frontières ».
 
Autre exemple : au Maroc, c’est « à la demande du gouvernement » que la presse écrite n’imprime plus, et s’est rabattue sur Internet. Mais « La publicité n’est malheureusement pas au rendez-vous ». Cette demande venant des Etats est également mentionnée au Bénin, où c’est le Conseil National de la Presse qui a invité à « surseoir à la distribution des journaux papier », ainsi qu’en Tunisie où « la Fédération tunisienne des Directeurs des Journaux (FTDJ) a ordonné la suspension de la presse papier afin de protéger les travailleurs dans les imprimeries ».

Il arrive aussi que la distribution soit empêchée par les distributeurs, comme en Moldavie, où « le principal distributeur de journaux et magazines du pays a annoncé qu'il suspendait son activité afin de ne pas mettre en danger la vie de ses salariés ». Dans d’autres pays (Albanie par ex.), « la presse écrite quotidienne est paralysée (…) mais aussi les revues périodiques qui ne continuent que dans leur version en ligne ».
 
En France même, de nombreux quotidiens sont lourdement impactés, comme Libération et L’Humanité en particulier. Il en est de même en Suisse, où « de lourds nuages pointent à l’horizon, pour l’après coronavirus, et on craint des disparitions de titres régionaux plus fragiles ainsi que des restructurations ». 

Cet impact est d’autant plus grand qu’afin de réduire les frais, il est fréquent de voir les équipes de journalistes réduites, les pigistes étant souvent les premières victimes. Face à ces situations, nombreuses sont les organisations de médias et de journalistes qui demandent des aides des Etats, ou simplement le versement rapide des aides prévues comme en Guinée.
 
Accès à l’information
Pour tous les médias se pose aussi la question de l’accès à l’information.
Dans certains cas, des difficultés de déplacement gênent ou empêchent l’accès à l’information, comme au Congo où « les journalistes utilisent les transports en commun, interdits pendant cette période. La situation n’est pas meilleure dans les départements où les correspondants de presse se déplacent souvent à leurs frais quand ils ne sont pas à la charge des sources ». Mais ce n’est pas seulement pour des raisons matérielles que cet accès est gêné.
En Moldavie, où « pour certaines institutions médiatiques indépendantes, l'accès à l'information est plus difficile, surtout lorsqu'il s'agit de découvrir des faits qui ne conviennent pas au gouvernement. Le pouvoir a un comportement qui décourage les médecins de parler de la situation réelle : ils ont peur de parler et évitent la presse ».

Si certaines sections ne constatent pas de problème particulier, cette situation est plus ou moins latente pour d’autres pays, comme Madagascar, où les médias audiovisuels sont « réquisitionnés par les autorités publiques et sont obligés de diffuser en direct et simultanément avec les chaînes publiques les émissions spéciales diffusées quotidiennement à partir du Centre de commandement opérationnel de lutte contre le Covid-19, ainsi que les interventions présidentielles où se mêlent discours politiques de propagande et messages de sensibilisation et de mobilisation ». Cette obligation va loin, puisque certaines chaînes qui ont choisi de diffuser de simples extraits des discours officiels ont été mises en demeure de rectifier. 

On le sait, en temps de crise, ce sont souvent l’accès à l’information et les libertés individuelles qui pâtissent. Pour les citoyens, mais aussi pour les médias. Réagir dés aujourd’hui est important pour l’avenir.
 
Les atteintes à la liberté de la presse sont également très fortes en Hongrie, où « l’association de la presse hongroise a pris position contre la nouvelle loi relative au coronavirus qui renforce la censure et pousse les journalistes vers l’autocensure ( …) Un article de cette loi prévoit des peines jusqu’à 5 ans de prison sous prétexte de diffusion de fausses informations concernant l’épidémie. Cette formule permettra de juger des journalistes qui font de l’investigation et aident à démontrer les défaillances du système de santé ». 

En Arménie où l’état d’urgence a été déclaré, « toutes les publications sur l'épidémie doivent provenir de sources officielles et doivent être approuvées par des fonctionnaires. » Notons qu’en Tunisie, « un groupe de députés a soumis une initiative auprès du parlement dans le but de durcir les dispositions de lois pour sanctionner ceux qui publient les fake news. Mais cette initiative a fait face à une grande opposition de la part de la société civile, qui y a vu des limitations à la liberté de la critique. L’initiative a été retirée. »
 
L’accès à l’information est un problème répandu. Les difficultés reposent souvent sur l’impossibilité ou la grande difficulté pour les journalistes de se rendre sur le terrain et parfois parce que les lieux d’accueil des malades leur sont fermés. « Le principal problème est l’accès à l’information, comme d’habitude au Mali ». Cette situation de portes fermées est vraie aussi dans d’autres pays.
Enfin, la question des « infox » ou « fake news » entraine une vigilance renforcée de la part de nombreux médias. Dans certains cas, la vérification des informations est facilitée par l’accès à des plateformes ad hoc (Monténégro), ou par une attention particulière apportée par les journalistes « les plus expérimentés » (Maurice).
 
Situation des journalistes 
Ils sont très exposés ! Non seulement pour des raisons économiques, mais aussi parce que ce sont des « empêcheurs de mentir en rond ».  N’oublions jamais que notre rôle est d’informer, d’informer toujours, même quand l’information en dérange certains. Et puis ils sont exposés aussi en terme de risque contagieux, même si ce n’est pas comparable avec les personnels de santé.
Nous l’avons dit plus haut : des risques avérés et importants pèsent sur l’emploi des journalistes, et d’abord sur les plus précaires, les pigistes. D’autres ne sont pas rémunérés compte tenu des difficultés, de nombreux médias ayant « réduit la voilure ».
 
Un autre type de problèmes tient aux permis de circuler. Si les restrictions excluent en général les journalistes des interdictions, il arrive que certains « policiers véreux » (Mali) fassent semblant de ne pas reconnaître les laisser-passer attribués, ou bien fassent preuve « d’excès de zèle » (Madagascar) Dans d’autres cas, il est nécessaire d’avoir une « autorisation spéciale pour circuler entre les Régions et pendant la période du couvre-feu » (Mauritanie). Au Bénin, « les journalistes n’ont pas encore de dérogation pour sortir ou entrer dans le cordon sanitaire. Mais une porte reste ouverte au niveau des préfets qui donnent cette dérogation ».

Toutefois, le plus souvent, les journalistes peuvent circuler en possession de leur carte de presse et de leur attestation d’employeur, le problème de transport restant souvent posé.
 
Très souvent, on n’a gardé au sein du média qu’un faible nombre d’effectifs, les autres étant invités à « télétravailler » à partir de chez eux. Cette solution permet à l’évidence d’éviter des risques inutiles et d’accéder aux informations rapidement. Mais elle n’est pas aussi riche qu’un déplacement sur le terrain, qui permettrait de rendre compte de façon plus précise d’une ambiance, et donnerait plus de place à la spontanéité dans les dialogues avec les gens.
 
La question des protections contre le virus est posée de façon inégale. Si dans de nombreux cas les employeurs mettent en place des moyens pour se laver les mains (gel hydro alcoolique ou savonnage), les masques (appelés parfois « cache-nez ») ne sont pas toujours fournis, chacun devant alors se débrouiller. Soulignons aussi que parfois ces mesures restent à la charge des journalistes, et « le Syndicat national des journalistes exhorte les responsables des médias à fournir des équipements de protection individuelle aux reporters. Aucune suite » (Comores).
 
« Nous sommes en guerre », disent certains dirigeants. Les guerres et l’information ne sont pas toujours compatibles. Mais avec calme et prudence, résolution et abnégation, nous devons toujours tenter de trouver les réponses aux questions qui dérangent. C’est l’intérêt des citoyennes et des citoyens, et c’est l’intérêt des dirigeants eux-mêmes.

Jean Kouchner
24 sections de l’UPF ont répondu en un temps record et malgré le surcroit de travail de cette période au questionnaire qui leur a été adressé à propos de l’impact de la pandémie sur le travail des journalistes et sur les médias. Qu’elles en soient ici remerciées.
Ce sont les sections : Albanie, Arménie, Bénin, Comores, Congo, Grèce, Guinée, Guyane, Maurice, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Moldavie, Monaco, Monténégro, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Suisse, Togo, Tunisie, Val d’Aoste

La liberté de la presse confinée 

Le coronavirus frappe aussi l’information : sous prétexte de lutter contre l’épidémie de COVID-19, de nombreux gouvernements à travers le monde empêchent les journalistes de travailler, dénoncent les défenseurs de la liberté de la presse.

En Hongrie, le premier ministre Viktor Orban a fait voter des mesures d’urgence promettant jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de « fausses nouvelles » sur l’épidémie ou les mesures du gouvernement. 
En Turquie, dix journalistes soupçonnés de « semer la panique et la peur » ont été interpellés ou convoqués par la police, selon Reporters sans frontières. Au Turkménistan, le mot « coronavirus » a tout simplement été banni du vocabulaire des médias d’État, un « déni qui met en danger les Turkmènes les plus fragiles » et « renforce le régime autoritaire », accuse l’ONG.
RSF a mis en place mercredi un « Observatoire 19 » de la presse au temps du coronavirus, pointant ces violences et menaces.

Le Comité pour la protection des journalistes a appelé de son côté à la libération de l’ensemble des journalistes emprisonnés dans le monde, pour qui la liberté est désormais « une question de vie ou de mort ».

« Quelques-uns des foyers les plus vifs du COVID-19, comme la Chine ou l’Iran, sont des pays où les médias n’ont pu remplir leur fonction d’information des citoyens », souligne Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.  « Il y a peut-être des gouvernements qui surréagissent. 




C’est légitime de vouloir éradiquer les rumeurs. Mais d’autres veulent bâillonner des médias qui diffusent des informations justes. Et le choc est tel, en ce moment, que ces mesures peuvent passer. »

Dans ce contexte d’urgence, censurer l’épidémie au niveau local peut priver d’autres pays d’informations vitales et d’un temps précieux.

La situation est d’autant plus compliquée que les mesures de confinement compliquent le travail des journalistes. Et que la crise risque de mettre à genoux économiquement de nombreux médias, menaçant leur indépendance.

Par ailleurs, dans un flux d’informations anxiogènes, certains médias pourraient être tentés par l’autocensure, pour ne pas inquiéter leur public face à la prolifération d’informations plus ou moins vérifiées sur les réseaux sociaux et ne pas noircir le tableau.

« La seule chose qui rassure le citoyen libre, c’est qu’on lui dise la vérité, a rétorqué l’avocat français François Sureau mercredi sur France Inter. Nous n’avons pas besoin d’être rassurés, nous avons besoin que le gouvernement se voie poser des questions, et que nous puissions juger nous-mêmes, en tant que citoyens, de la validité des réponses qu’il donne. »

Source Le Devoir

 
A l'heure du coronavirus, des solutions
pour le journalisme

Pauline Amiel, ancienne journaliste professionnelle, est actuellement maître de conférences à l’École de journalisme et de communication d’Aix Marseille Université et également chercheuse auprès de l’Institut méditerranéen des Sciences de l’information et de la communication. Elle vient de publier un ouvrage intitulé Le Journalisme de solutions qui s’insère bien dans le contexte mouvementé du moment…

La crise sanitaire pandémique qui secoue toute la planète prend des proportions incontrôlées sur le plan médiatique notamment. Avec de légitimes suspicions à la clé : le traitement de l’information jour après jour impacte des millions de lecteurs, auditeurs et autres spectateurs d’un drame sans précédent avec des conséquences parfois qui frôlent la paranoïa à tort ou à raison d’ailleurs. 

« Les citoyens déplorent de plus en plus les mauvaises nouvelles rapportées par les journalistes, et expriment une défiance envers les médias », décrit-elle sommairement ! Et dont on peut planifier les commentaires en vertu de certains principes déontologiques qui prévalent sur une course souvent effrénée du « scoop » avec en arrière-plan l’idée de conforter la courbe des ventes dont un grand nombre de médias sont désormais friands ou plus significativement assujettis.

En face, la périodicité concurrentielle plus ou moins égale à l’information produite et relayée au quotidien — en fonction de l’ampleur surajoutée au désir inavoué de convaincre les masses sans se soucier de « l’intérêt général » bien évidemment. 

Le sujet en cause est donc à traiter avec la plus grande prudence, et tant qu’à faire avec le maximum d’objectivité si tant est que cela soit possible. « Sous un angle opérationnel » ? La question se pose en effet. 
 

L’information, droit fondamental


« Désastres écologiques, changements climatiques, guerres, attaques terroristes », instabilités et affaires politiques qui touchent de plein fouet les gouvernances. « L’actualité proposée par les médias peut rendre pessimiste pour l’avenir », surtout si l’on fait sérieusement le tour des sites de presse qui ont la prétention de donner la tendance et de se prévaloir de la meilleure opinion. 
« Suicide au travail, politique sociale en berne, violence pendant les manifestations des Gilets jaunes — Fuite d’acide d’une usine. Les sujets en “une” s’avèrent souvent déprimants. Et les partages d’avis négatifs se multiplient sur les réseaux sociaux », souvent déformés, amplifiés, voire carrément mensongers, les « Fake news » en première ligne, avec une volonté sournoise de faire monter la tension en accentuant inévitablement les peurs, jusqu’à promouvoir incidemment l’état de panique.

La crise actuelle du coronavirus en est d’ailleurs la meilleure preuve sans pour autant vouloir rentrer dans les détails d’un sujet aux multiples mesures et paradoxes et qui démontrent que l’information est bel et bien le pilier numéro 1 de l’opinion publique. Mais à qui la faute d’une telle dérive opérationnelle qui occupe les faits et les découpe à la manière d’un scénario mal écrit, avec les risques d’une pollution 

 

graduée et globalisée, selon des schémas « virtualisés » qui répondent non plus au souci intégral de vérité, mais profite à une déformation grandissante du corpus sociétal. 
Or, « le droit à l’information et à la critique est une des libertés fondamentales de l’être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prône sur une tout autre responsabilité, à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics ». 

On parle bien en effet de responsabilité, mais plus encore d’éthique, pour ne pas dire de morale exemplaire dont la transposition clarifiée, s’adresse à de multiples parties, concernées ou pas par le « battage (abattage) médiatique », au point de tergiverser sur de possibles solutions en les rendant obsolètes sous la contrainte d’une nécessaire économie de moyens. 
 

Qu’est-ce que le “Sojo” ? 

C’est pourquoi dans son ouvrage qui se veut à la fois essai, manuel, et méthode, sans être vindicatif pour autant, Pauline Amiel élabore différentes pistes qui sont aussi des ascendances à prendre en compte, afin de mieux percevoir et comprendre un tel phénomène « de libre accès » à la pensée dérivante. 

« Sous la forme d’une boite à outils pour le journaliste de solutions : quels sujets aborder, où chercher ses sources, comment construire son article, ses interviews » et à condition toutefois que le protagoniste, ciblé ou non, soit bien en phase avec sa propre conscience professionnelle. Et ce n’est plus toujours le cas aujourd’hui. 

Il n’empêche qu’il existe au sein de ce territoire délimité des possibilités notoires, de sortir de la « mouise » en toute probabilité d’intention sans être dans l’obligation de se flageller et faire « mea culpa », alors qu’il est souvent trop tard quand il s’agit de se disculper de l’erreur d’appréciation. 

C’est pourquoi le « Sojo » est loin d’être une mauvaise recette de cuisine semble vouloir poser les bonnes questions sous le régime d’une observance qualitative qui implique un vrai travail de fond en s’assurant « de la pérennité des réponses apportées », sans renier pour autant l’impact sur le lectorat. De ce point de vue, on remerciera son auteure de ne pas être tombée dans l’autosuffisance de ton. 

Avec un ouvrage qui permet au contraire d’y voir un peu plus clair sur les pratiques journalistiques, et de sortir adroitement du nombrilisme de rigueur dans la profession. Le journalisme est en effet une cause et pas seulement un fait pour quelques attardés d’une gloire mal acquise et forcément tronquée. Positivons donc, tout en laissant le choix de la méthode et des mots ! C’est de bonne guerre, je crois ! 

 

Source : ActuaLitté

 
 

L'UPF Mauritanie participe à la sensibilisation


 

La section mauritanienne de l’Union internationale de la Presse francophone (UPF), sous l’impulsion de sa présidente, Mme Maria Ladji Traoré, participe activement aux efforts de lutte contre la maladie du coronavirus (COVID 19) dans le pays.

Le comité interministériel mis en place et ses différentes structures ont lancé une vaste campagne de sensibilisation à laquelle sont associées toutes les forces vives (partis politiques, 

organisations de la société civile, médias,..)

L’UPF Mauritanie s’est impliquée à temps dans le combat contre le virus Covid-19. En plus d’une campagne de sensibilisation, l’UPF Mauritanie véhicule sur différents supports les communiqués, messages et les activités diverses liées à la campagne nationale.

Elle a également pris en charge la confection de supports publicitaires comportant des conseils et de la vulgarisation des mesures barrières destinées à éviter de contracter la maladie.

Selon son bureau exécutif, UPF Mauritanie a mobilisé tous ses membres et mène la lutte en parfaite collaboration avec les actions entreprises dans le pays par les différents acteurs du terrain.

 

L'UPF Tunisie met en garde contre l'infodémie

UPF Tunisie, en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann et le Centre Africain de Perfectionnement des Journalistes et des Communicateurs (CAPJC), a organisé, jeudi 26 mars, une séance de sensibilisation.

La campagne en question était organisée au profit des journalistes et visait 

la propagation des fausses nouvelles liées au coronavirus. 

C’est à travers une communication transmise en direct sur les réseaux sociaux (Facebook) que la présidente de la section, Hanène Zbiss, par ailleurs journaliste d'investigation, spécialiste d'enquêtes liées à la santé, interagit avec les professionnels des médias en Tunisie pour expliquer les bonnes pratiques de la recherche d’information afin de démêler le vrai du faux et proposer au public une information vérifiée et crédible. 

Cette campagne de sensibilisation fait suite à une première initiative sur les fausses nouvelles que l’UPF Tunisie organisait avec les mêmes partenaires en septembre 2019.
 

 

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