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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:25
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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

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Luigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, has been Captain aboard tanker ships . He got  University Doctorate in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years University Diploma  in Public Relations and Discipline Administration (IULM Milano)

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ACTUALITE MEDICALE

 

Un test moléculaire pour prédire la survie après cancer du poumon

Publié le 02/02/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


Contrairement à ce qui se passe pour certains autres cancers, la survie en cas de cancer pulmonaire non à petites cellules (CPNPC) est grevée, même après chirurgie précoce, d’un taux élevé de reprise évolutive allant de 35 à 60 %. Une chimiothérapie à base de sels de platine est couramment utilisée dans les stades II et IIIA de la maladie, avec un bénéfice clairement démontré mais n’a pas, selon les critères conventionnels, d’indication au stade IA ni même IB.

L’analyse de la signature génique tumorale a, certes permis, dans des études de faible ou moyenne importance, une amélioration de l’évaluation du pronostic postopératoire des formes précoces de cancers du poumon mais nécessite des prélèvements congelés, reste complexe à mettre en œuvre et est donc d’un accès clinique limité.

Deux études de validation aux USA et en Chine

L’Université de Californie San Francisco (UCSF) s’est employée à mettre au point un test moléculaire simple et reproductible afin d’améliorer la stratification du risque chez les patients opérés à un stade précoce, selon les critères conventionnels, d’un CPNPC non épidermoïde mais à haut risque de récidive. Ce test a été élaboré à partir d’une PCR quantitative de 14 gènes extraits d’échantillons tissulaires provenant des prélèvements de 361 patients opérés à l’UCSF entre 1997 et 2007. Cette étude, au collectif déjà vaste, vient d’être validée par deux autres études indépendantes et de large échelle, l’une de la Division Permanente de Recherche Kaiser (KPDOR), à partir d’une cohorte de 433 patients de stade I opérés entre 1998 et 2008, la seconde, chinoise, menée sous la direction du Consortium d’Essais Cliniques Chinois (CCTC) qui a enrôlé 1 006 patients entre 2000 et 2008. La cohorte UCSA et les deux de validation étaient identiques en terme d’âge, de sexe, de tabagisme, de décès à 5 ans, d’ARN disponible à partir des prélèvements tissulaires, de type histologique (essentiellement des adénocarcinomes) et surtout en terme de stratification avec une grande majorité de stades I. Les critères d’exclusion étaient similaires dans la cohorte  californienne et dans les deux cohortes de validation : cancers épidermoïdes (ceux-ci ayant des différences considérables en matière de gènes avec les autres types histologiques) ; prélèvement tissulaire absent ou inadapté avec moins de 25 % de tissu tumoral dans la pièce ; décès postopératoire précoce, dans les 30 jours ; chimiothérapie préalable ; marges opératoires positives, enfin autres cancers survenus dans les 3 ans précédant le diagnostic  (à l’exclusion des carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes cutanés pour la cohorte chinoise uniquement).

Amplification de l’ADN de 14 gènes

Techniquement, après extraction de l’ARN tissulaire à partir de simples prélèvements fixés et inclus sous paraffine, sans congélation, les étapes suivantes consistent en une transcription reverse, une pré-amplification puis une amplification par PCR quantitative de l’ADN de 14 gènes préalablement sélectionnés, 11 impliqués dans l’oncogenèse tumorale (tels que BAG1,BRCA1,CDCG,ERB3…), 3 servant de gènes de référence (ESD,TDB et  YAP1). A partir de l’expression relative de l’amplification génique, un algorithme pronostique est calculé avec mise au point d’un score continu pour chaque patient puis regroupement, en fonction des 33e et de 67e percentiles et classification du risque en trois groupes : risque élevé, intermédiaire ou faible.

Le critère prédictif majeur retenu pour l’établissement de cette nouvelle stratification du risque a été  le taux de mortalité globale, ainsi que, pour l’étude KPDOR, le taux de mortalité spécifique par cancer du poumon.

Une performance prédictive supérieure à celle de tous les autres facteurs de risque

A 5 ans, la survie globale, appréciée suivant l’analyse Kaplan Meier, s’établit, dans la cohorte KPDOR à 71,4 %(intervalles de confiance 60,5-80,0) dans le groupe désigné à bas risque par le test moléculaire, à 58,3 % (48,8-66,6) dans le groupe à risque intermédiaire et à 49, 2 % (42,2-55,8) dans le groupe à  haut risque, soit un p très significatif à 0,0003. Ces données ont été peu modifiées après exclusion des 18 patients qui avaient une chimiothérapie  postopératoire. Dans la cohorte de validation chinoise, les pourcentages ont été très comparables, respectivement de 74,1 % (66,6-80,6,), 57,4 % (48,3-65,5) et 44,6 %(40,2-48,9), là encore très significatifs (p< 0,0001) avec une survie moyenne de 101,1 mois en cas de faible risque, de 79,2 mois en cas de risque intermédiaire et de 43,1 mois en cas de risque élevé. Après analyse multi variable, dans aucune des trois cohortes, il n’a pu être identifié de facteurs de risque standard susceptibles de mieux rendre compte ou même d’égaler les informations pronostiques tirées de l’analyse génique tumorale. Bien plus, en complément de cette analyse, un calcul de type AUROC, a confirmé que le test moléculaire d’amplification génique était plus performant que la classification habituelle basée sur les critères du NCCN américain.

En conclusion, le travail mené à l’UCSF confirme l’utilité d’un test simple, facile à mettre en œuvre en pratique quotidienne, basé sur une PCR quantitative à partir de prélèvements,  inclus dans la paraffine et donc non congelés, capable d’identifier les patients à haut risque de mortalité après résection chirurgicale précoce d’un CPNPC non épidermoïde et ce, avec une précision plus grande que celle obtenue avec les échelles de classification habituelles type NCCN. Il est à remarquer que ce test a été validé par deux études indépendantes à très large échelle, sur des patients d’origine géographique et ethnique très diverse, incluant au total 2 250 malades, ce qui est un collectif très considérable. On peut ainsi espérer qu’il sera possible dans l’avenir, de discriminer grâce à ce test, au sein du stade I, très hétérogène, les patients  à haut risque, donc les plus susceptibles de bénéficier d’une chimiothérapie adjuvante.



Dr Pierre Margent

 

Kratz JR et coll. : A practical molecular assay to predict survival in resected non-squamous, non-small-cell lung cancer: development and international validation studies. Lancet 2012, publication avancée en ligne le 27 janvier. doi:10.1016/S0140-6736(11)61941-7

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