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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 07:09

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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpgLuigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

PRESENTS:  Royal Monaco Médecine

 

Rhinite allergique saisonnière : on peut essayer l’acupuncture

Publié le 27/03/2013 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


La rhinite allergique touche environ 16 % des enfants nord- américains. Elle est la cause de près de 1,2 billion$ de dépenses médicales annuelles ;  27 à 46 % des patients ont recours à des médecines complémentaires ou alternatives ; 18 % à l'acupuncture.

Bien qu'un large essai pragmatique publié en 2008 par Brinkhaus ait conclu à un bénéfice significatif de l'acupuncture dans la rhinite allergique, les preuves de son efficacité restent encore limitées. Le même auteur a donc mené un essai clinique randomisé afin de préciser les effets de l'acupuncture dans la rhinite allergique saisonnière (RAS) sur la qualité de vie et la consommation d'antihistaminiques, à court, moyen et long terme.

Il s'agit d'une étude contrôlée randomisée multicentrique, qui a comparé 12 séances d'acupuncture vraie ou simulée effectuées sur 8 semaines ou le recours aux seuls antihistaminiques (cétirizine). Les effets de ces séquences thérapeutiques ont été   appréciés à la fin de la première période de 8 semaines, à la 18e semaine et enfin l'année suivante, 8 semaines après le début de la période de pollinisation des bouleaux. La randomisation centralisée a été effectuée par bloc de 8 avec allocation 2:1:1. Tous les participants avaient donné, au préalable, leur consentement par écrit et aucun n’a reçu de contribution financière. La grande majorité (80 %) des participants ont été recrutés par voie de presse au début de la période de pollinisation et les 20 % autres à partir de consultations médicales. L'existence d'une RAS était attestée par la présence d'IgE au pollen de graminée et de bouleau (prick- test cutané positif  supérieur à 3  mm de diamètre ou IgE spécifiques au-delà de 0,7 kU/L). L'âge des sujets allait de 16 à 45 ans ; la RAS évoluait depuis au moins 2 ans avec une symptomatologie variable, de modérée à sévère, entre 40 et 80 mm sur une échelle visuelle analogique (VAS). Une rhinite allergique permanente, un asthme allergique, une dermatite atopique, une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique, des antécédents de réaction anaphylactique, une hypersensibilité à la cétirizine, une immunothérapie spécifique dans les 3 ans précédents, une grossesse ou  un allaitement, enfin un recours préalable à l'acupuncture ou à toute autre forme de médecine alternative constituaient des critères d'exclusion.

Douze vraies ou fausses séances en 8 semaines

Les séances d'acupuncture vraie ou simulée ont été effectuées par des praticiens entrainés et expérimentés, à raison de 12 séances en 8 semaines, avec pose d'aiguilles durant 20 à  30 minutes, sans aucune autre intervention de médecine traditionnelle chinoise. Pour la fausse acupuncture, les patients étaient traités bilatéralement en au moins 5 des 7 points pré définis comme n'étant pas des points d'acupuncture, avec insertion superficielle des aiguilles. En fonction de leur état clinique, les participants pouvaient prendre jusqu' à 2 comprimés par jour de cétirizine. Ils pouvaient aussi, en cas de symptomatologie mal contrôlée, recourir à une corticothérapie orale à l' exclusion de tout autre traitement anti- allergique.

Le critère principal de l'étude était l' évolution, sous traitement, des signes cliniques appréciés à l'aide d'un questionnaire spécifique nommé RQLQ (Rhinite Quality of Life Questionnaire) et de la consommation de cétirizine selon le score RMS (Rescue Medication  Score) allant de 1 : moins de 10 mg/j d'anti histaminique, 2 : entre 10 et 20 mg/J et 3: nécessité d'une corticothérapie systémique. Les autres critères retenus dans l'étude étaient le pourcentage de patients répondeurs (diminution d'au moins 0,5 point du score RQLQ), les modifications de la symptomatologie appréciées par VAS, la qualité de vie à l'aide d'un score dérivé du questionnaire standardisé SF- 36 (Short Form 36 Health Survey). Les effets indésirables ont été répertoriés.

Quatre cent vingt-deux patients traités entre mars et juillet

Entre mars et mai des années 2008 et 2009, 422 participants ont été randomisés, 212 dans le groupe acupuncture, 102 dans le groupe acupuncture simulée et 108 dans le groupe antihistaminiques exclusifs. Tous ont été traités entre les mois de mars et de juillet. Les caractéristiques de base en terme d'âge, de sexe, d'évolutivité de la RAS, d'origine géographique…étaient identiques mais les patients du groupe acupuncture avaient, dans l' ensemble, un score de départ RQLQ légèrement plus élevé et un score RMS plus faible. Ceux du groupe avec simulation avaient une attente plus forte d'efficacité du traitement.

A la fin des 8 premières semaines, 71 % des patients sous acupuncture avaient eu recours à la cétirizine, 76 % en cas de fausse acupuncture et 83 % en cas de traitement médicamenteux exclusif. Une corticothérapie systémique s'est avérée nécessaire pour un patient de chaque groupe. Le score RQLQ a diminué de 0,5 point (intervalle de confiance [IC] : 0,2- 0,8) et le score RMS de 1,1 (IC : 0,4- 1,9) sous acupuncture vs acupuncture simulée. La baisse a été respectivement de 0,7 point (IC : 0,4- 1,0) et de 1,5 (IC : 0,8- 2,2) vs le traitement  médicamenteux. Au total, 76 % des patients sous acupuncture ont été classés comme répondeurs, 56 % en cas de fausse acupuncture (p = 0,006) et 44 % en cas de prise exclusive de cétirizine (p < 0,001). Un gain à l'échelle VAS et au score SF-36 a également été noté dans le groupe acupuncture.

A la 18e semaine, les différences inter groupes apparaissaient plus réduites et non significatives sauf pour le sous groupe de patients traités initialement par cétirizine seule puis par acupuncture pour lesquels l’amélioration a été nette.

L'année suivante, 8 semaines après le début de l'exposition pollinique, il a été constaté une amélioration de 0,3 point du score RQLQ (0,03- 0,6) et de 1 point du score RMS (0,2-1,9) dans le groupe acupuncture vs pratique simulée.

Dans l'ensemble, durant les 16 premières semaines ont été dénombrés 157 événements indésirables, le plus souvent très modestes  chez 133 des participants (39 % sous acupuncture, 37 % en cas de fausse acupuncture et 2 % sous traitement médicamenteux). Aucun n’a nécessité une hospitalisation.

Toujours un petit bénéfice, l’année suivante

Il ressort donc de cet essai randomisé que 12 séances d'acupuncture pratiquées en 8 semaines entraînent dans les RAS une amélioration significative de la qualité de vie et un moindre recours aux antihistaminiques. Ce bénéfice est aussi retrouvé, quoique moindre, l'année suivante, 8 semaines après le début de la saison pollinique.

Trois publications antérieures avaient déjà comparé, dans la RAS,  acupuncture vraie et simulée dont 2 qui n'avaient retrouvé aucune différence. Aucune n'avait retenu comme critères principaux l'évolution du score RQLQ et de la consommation d'antihistaminiques. Toutes 3 avaient fait preuve d'une grande hétérogénéité dans leur réalisation. A l'opposé, cette nouvelle étude fournit des résultats plus significatifs. Elle ne saurait toutefois être représentative de l'ensemble des RAS. En outre, on ne peut assimiler la pratique de séances d'acupuncture simulée à un placebo inerte. Enfin, l'évolution discontinue de la symptomatologie dans cette affection rend difficile l'interprétation des résultats.

En résumé, on peut conclure qu'un traitement par acupuncture entraine un bénéfice significatif dans la RAS, comparativement à la pratique de séances de fausse acupuncture ou à un traitement antihistaminique exclusif. Le mécanisme d'action reste, à ce jour, très hypothétique. D'autres études sont nécessaires, qui se devront, en autre, de mieux prendre en compte les attentes des malades et leurs conséquences sur l'efficacité thérapeutique.



Dr Pierre Margent

 

Brinkhaus B et coll. : Acupuncture in Patients with Seasonal Allergic Rhinitis. A randomized trial. Ann Intern Med., 2013; 158: 225-234.

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