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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 15:05
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  ROYAL MONACO  WEB MAGAZINE

  IL PRIMO WEB MAGAZINE AL MONDO DI MONACO DIVENUTO CARTACEO. UNA CONTROTENDENZA CHE FA PROSELITI.    

 

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AVRIL BLOG 75 
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTE-CARLO
Les concerts de mai… "Matinées Classiques" Salle Garnier & un Jeune Public !
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> MATINÉES CLASSIQUES
Dimanche 6 mai11h00 & 17h00 Salle Garnier
Dima SLOBODENIOUK, direction - Emmanuel PAHUD, flûte
Ibert, Concerto pour flûte et orchestre
Tchaïkovsky, Eugène Onéguine, air de Lenski
Beethoven, Symphonie n°2, op. 36


> À LA RENCONTRE DU JEUNE PUBLIC
Mercredi 9 mai16h00 Auditorium Rainier III
Patrick BATON, direction
« Ces compositeurs sont des drôles d'oiseaux ! » Petit récit d’ornithologie musicale

Infos & Résa +377 98 06 28 28 - www.opmc.mc
(Tarifs : Jeune Public 4€ et concerts Salle Garnier de 16€ à 29€)


Josépha Gabrielli / presse-communication
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Auditorium Rainier III, Boulevard Louis II - BP 197 - 98004 Monaco Cedex
Tél.: +377 93 10 85 35 - Mobile : 06 80 86 41 02
jgabrielli@opmc.mc

Dima SLOBODENIOUK allie ses racines russes et ses années d’études musicales
en Finlande. En conjuguant les atouts musicaux de ses deux pays, il est
considère aujourd’hui comme l’un des chefs les plus talentueux et les plus
avises de la génération montante.
Dima Slobodeniouk est ne a Moscou et a étudié le violon a l’école centrale de
musique avec Zinaida Gilels et J. Chugajev de 1980 a 1989. Il poursuit ensuite
ses études en Finlande, au Conservatoire et a l’Académie Sibelius avec Olga
Parhomenko. En 1994 il prend part aux cours de direction d’orchestre dans la
classe d’Atso Amila, recevant également les conseils d’Ilja Musinin et Esa‐Pekka
Salonen, sans oublier Leif Segerstam et Jorma Panula.
En tant que Principal chef invite de l’Orchestre Symphonique d’Oulu, (2005‐
2008), il dirige les concerts d’abonnement, ainsi que des productions lyriques
telles que Les Contes d’Hoffman, Don Giovanni, Orfeo e Eurydice.
Durant la saison 2009/2010 il fait des débuts très remarques a l’Orchestre de
Paris ainsi qu’au Concertgebouw d’Amsterdam avec le Netherlands
Philharmonic, le Luzerner Symfonieorchester, l’Orchestra della Svizzera italiana, a Lugano, sans oublier le City
of Birmingham Symphony Orchestra. Aux Etats‐Unis il a dirige le Cincinnati Symphony Orchestra. En mai 2010
il a dirige Tosca au Royal Opera House de Stockholm, ou il y avait fait ses débuts avec The Fiery Angel de
Prokofiev.
Dima Slobodeniouk est très apprécie pour ses collaborations avec les compositeurs contemporains. Directeur
artistique du Festival de musique de Korsholm en 2009, il met au programme des oeuvres du finlandais
Sebastien Fagerlung, qui ont été enregistrées pour BIS Records, avec le Gothenburg Symphony Orchestra.
La saison 2010/2011 l’a vu retourner a l’Orchestre de Paris, avec Gil Shahman, dans le 2eme concerto de
Prokofiev, puis a la tête des Orchestres des Pays‐Bas : Netherlands Radio Philharmonic, Finlande : Finnish
Radio Symphony Orchestra, Helsinki Philharmonic, Irlande : The Ulster Orchestra, Suede : Malmo Orchestra,
Allemagne : Frankfurt Heissicher Rundfunkorchester, pour n’en citer que quelques uns.
Emmanuel PAHUD
Nommé "Intrumentiste de l'Année 1997" lors de la cérémonie
des Victoires de la Musique à Paris en février 1998, le flûtiste
franco‐suisse Emmanuel Pahud est l'un des jeunes musiciens
les plus doué de sa génération et dont on parle actuellement le
plus dans le monde musical. Né à Genève en 1970, Emmanuel
Pahud commence ses études musicales à l'âge de 6 ans. En
1990, après avoir obtenu son prix au Conservatoire National
Supérieur de Musique de Paris, il suit l'enseignement d'Aurèle
Nicolet.
Emmanuel Pahud remporte plusieurs premiers prix dans
d'importants concours internationaux parmi lesquels Duino en
1988, Kobé en 1989 et Genève en 1992. Il remporte le Prix des
Solistes au Concours de la Communauté de Radio de langue
française qui se déroulait en Suisse et le Prix Juventus du Conseil de l'Europe. Emmanuel Pahud est également
lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin et de la Tribune Internationale de l'UNESCO pour les musiciens
A l'âge de 22 ans, Emmanuel Pahud est nommé première flûte de l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé
alors par Claudio Abbado, poste où il est retourné en 2002 après avoir pris un congé sabbatique de 18 mois au
cours desquels il a enseigné au Conservatoire de Genève (classe de virtuosité). Il est également responsable
des activités Média de l’Orchestre Philharmonique de Berlin.
Emmanuel Pahud donne de fréquents récitals et des concerts dans le monde entier et est l'invité régulier de
festivals importants et des sociétés de musique de chambre tant en Europe qu'au Japon. Au cours de ces
dernières saisons, la liste des orchestres avec lesquels il a joué est impressionnante : Orchestre
Philharmonique de Berlin, London Philharmonic Orchestra, Tonhalle Orchester, Bayerische Rundfunk,
Orchestre du Théâtre Marinsky, Orchestre du Minnesota, Camerata Salzburg, Deutsche Kammerphilharmonie,
Washington National Symphony, NHK Symphony Orchestra, Scottish Chamber Orchestra sous la direction de
Claudio Abbado, Sir Simon Rattle, David Zinman, Lorin Maazel, Pierre Boulez, Valery Gergiev, Sir John Eliot
Gardiner, Daniel Harding, Paavo Järvi, Mstislav Rostropovitch ou encore Itzhak Perlman.
Au cours de la saison 2011‐2012, Emmanuel Pahud sera le soliste, entre autres, de l’Orchestre Philharmonique
de Berlin, de l’Orquesta Sinfonica de Castilla y Leon, de l’Orchestre National de Bordeaux‐Aquitaine, de
l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo, de l’Orchestre Symphonique de Berne, de l’Orchestre de
Chambre Franz Liszt ou de l’Orchestre de Chambre de Stuttgart. Il sera en tournée tout d’abord avec le
kammerorchester basel puis avec la Kammerakademie Potsdam.
Emmanuel Pahud donne de très nombreux concerts de musique de chambre, avec Eric Le Sage, Yefim
Bronfman ou Hélène Grimaud ou encore avec le pianiste de jazz Jacky Terrasson.
En 2011‐2012, il sera en tournée en Europe avec Yefim Bronfman ou invité par les festivals de Dubrovnik,
Torroella et Rheingau.
Il y a près de 20 ans maintenant, aux côtés d’Eric Le Sage et de Paul Meyer, il a fondé le festival de musique de
chambre « Musique à l’Empéri » à Salon de Provence.
En 1996, il signe avec EMI un contrat d’exclusivité, collaboration qui s’est révélée être une des contributions
les plus significatives pour l’enregistrement du répertoire pour flûte. Il y a maintenant plus de 20
enregistrements disponibles, qui ont tous été très chaleureusement accueillis par la presse et qui ont été
récompensés par de nombreuses distinctions telles en France les Victoires de la Musique, Diapason d’Or,
Enregistrement de l’année par Radio France, Fono‐Forum et de TV‐Echo en Allemagne et le prix « Geijutsu »
ou la récompense « Ongaku no Tomo » de l’industrie phonographique japonaise.… Son plus récent
enregistrement, disponible chez EMI Classics, est consacré à la musique pour flûte à la cour de Frédéric le
Grand, sous la direction de Trevor Pinnock
En juin 2009, Emmanuel Pahud a été élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres par le
gouvernement français pour sa contribution à la musique.
Jacques IBERT (1890‐1962)
Concerto pour flûte et orchestre
Allegro
Andante
Allegro scherzando
Nomenclature orchestrale :
2 flûtes – 2 hautbois – 2 clarinettes ‐ 2 bassons – 2 cors – trompette – timbales ‐ cordes
Durée approximative : 18 minutes ‐ Première exécution à Monte‐Carlo
Le XIXème siècle est le siècle de la démesure débordant d’un bon tiers le siècle suivant où vont se succéder les
paris les plus fous, les expériences les plus extravagantes…dont beaucoup se traduiront par de réels succès
techniques. Cette ère ambitieuse s’est placée toute entière sous le signe dictatorial de l’industrialisation :
l’Homme, plus que jamais, veut plier le monde à sa volonté, la matière à son esprit. Ce fut certes une réussite
en termes d’avancées, mais notre XXIème siècle ne reflète‐t‐il pas la désolante image d’un monde en
perdition, coupé de ses repères, dépassé par un monstre technologique qui lui a amplement échappé des
mains et dont, loin d’en être le maître, il est devenu l’esclave ? Vaste problème ontologique qui demande plus
de réflexions que d’assertions…et, qui est ici hors sujet hormis dans le domaine de l’art qui n’est pas le plus
épargné…Ainsi, la fin du XIXème siècle musical aime à se griser de prouesses vocales, instrumentales et
orchestrales ; exploser la forme et le fond, tel le langage déjà bien engagé sur les voies du démantèlement
tonal au profit de l’atonal et du dodécaphonisme engendré et porté par les trois apôtres de la seconde Ecole
de Vienne (1).
En ces années 1890, l’école française de flûte domine la discipline de cet instrument tant sur le plan de la
composition que de l’interprétation. Son fondateur, Paul Taffanel, était à la fois un activiste du style musical
français (à une époque où ses contemporains cherchaient à promouvoir un style national, Dvorak, Bartók,
Sibelius, etc.) et un pédagogue de génie. Réintroduisant tout un répertoire tombé en désuétude (Bach
notamment), il enseigne à ses étudiants le « jouer » doucement, le jeu régulier avec parfait contrôle du
vibrato ‐ dont on usait et abusait volontiers ! – et une maîtrise de la technique inégalée à ce jour. A cet effet, il
écrit ses « Dix‐sept exercices journaliers de mécanisme » (2) que termineront ses deux disciples Louis Fleury et
Philippe Gaubert, qui deviendra un proche de Jacques Ibert. « Le mot système me fait horreur et je fais le
pied de nez aux règles préconçues. Tous les systèmes sont bons pourvu qu’on y mette de la musique. » Ainsi
s’exprimait Jacques Ibert, compositeur français farouchement indépendant dont le style est impossible à
rattacher à une école précise, mais est constamment empreint d’aisance, d’assurance technique et d’une
allure toute…française ! Tonal, polytonal ou atonal selon ce que requiert son propos, il possède un sens aigu
de la juste expression humoristique, souriante et pudique, sensible et tendre, subtilement dessinée qui le
démarque nettement du « Groupe des Six » dont il rejette la trop violente réaction. Incarnation du classique,
Jacques Ibert refuse l’héritage impressionniste, tout en s’opposant au romantisme de Florent Schmitt (1878‐
1950). Sa production musicale est très éclectique : sept ouvrages lyriques, sept ballets, une soixantaine de
musique de scènes et de films, des pièces pour piano et une oeuvre symphonique comptant des pièces
d’orchestre (dont le poème symphonique Escales a marqué sa postérité) et des concertos, dont le Concerto
pour flûte et orchestre écrit en 1932‐1933.
Le Concerto sera créé à la Société des concerts de Paris, le 25 février 1934, par son dédicataire, Marcel Moyse,
sous la direction de Philippe Gaubert. Cette partition se distingue tant par sa qualité que par une séante
originalité, qu’il s’agisse de ce clin d’oeil fait à Parade de Satie dans le troisième mouvement, de la répartition
inattendue de la durée (longueur inhabituelle du deuxième), etc. Unissant avec bonheur l’élégie fauréenne et
certaines harmonies impressionnistes, le compositeur précise : « J’ai donné à mes instruments dans mes
concertos les thèmes qui répondaient à leurs qualités sonores et qui respectaient leurs possibilités
d’expression. »
Le Concerto enchaîne trois mouvements contrastés qui résonnent en moi tel un triptyque figuré : l’enfance,
l’adolescence, la jeunesse ; vision toute subjective qui n’est qu’une direction offerte à l’imagination auditive
qui, quoi qu’il en soit, demeure inaliénable.
Ainsi l’Allegro initial bondissant, plein d’insouciance est d’une grâce toute puérile ; une « insoutenable
légèreté de l’être » encore enfouie dans l’inconscient…
Avec l’Andante s’ouvre une longue plage méditative parsemée d’interrogations que traduisent musicalement
une constante ambiguïté modal / tonal. Incertitude du cheminement de la flûte aux fréquentes allures
d’improvisation. Autant de tâtonnements qui font de l’adolescence une période aussi privilégiée
qu’inconfortable. Approchant de la fin du mouvement, la flûte (cet inévitable « Narcisse aimé »), s’efface,
laissant la parole au violon solo…échos ?
L’Allegro scherzando final se lance en une course folle, avide de vie. Les multiples variations sont autant de
possibles qui s’offrent à notre héros (flûte), mais dans un flux si rapide qu’il s’en trouve enivré. Toutes les
pulsions vitales semblent sollicitées au point qu’une pause réflexive s’impose. Elle s’insinue avant la reprise du
thème initial en une parenthèse assombrie et tendue sur laquelle la fortune reprend vitement le dessus. Les
fréquentes ponctuations des cuivres renforcent le panache de cet Allegro prompt à croquer le destin.
Alice BLOT
(1) La Seconde Ecole de Vienne regroupe Berg, Webern et Schoenberg
(2) Ce cahier d’exercices transcendantaux pour la flûte traversière fait, aujourd’hui encore, référence dans
les conservatoires
Piotr Ilyitch TCHAIKOVSKY
Eugène Onéguine : Air de Lenski (arrangement pour flûte et orchestre de Guy Braunstein et
Yoël Gamzou)
Nomenclature orchestrale : Flûte – hautbois – 2 clarinettes – 2 bassons – 2 cors ‐ cordes
Durée approximative : 5.30 minutes ‐ Première exécution à Monte‐Carlo
De nos jours les transcriptions et arrangements ne trouvent plus les mêmes justifications que dans le passé et
rares sont les motifs sérieux qui leur donnent une raison d’être. A la nécessité de diffuser un répertoire qui sans
cela n’aurait été accessible qu’à une minorité a succédé la seule recherche du beau son, d’une sonorité
spécifique répondant à un vouloir et non plus à un devoir. Désormais pensée et réalisée « pour » et « en » ellemême,
la transcription a acquis une existence propre.
Ainsi en est‐il de l’air de Lenski, extrait de l’opéra, Eugène Onéguine, de Tchaïkovsky (1877‐1878) arrangé par
Guy Braunstein (1) pour flûte et orchestre ; plus précisément pour Emmanuel Pahud et orchestre, puisque cette
partition a été « réécrite à son intention », l’originale étant une « Fantaisie pour violon et piano » que le
violoniste solo de la Philharmonie de Berlin avait composée pour lui‐même. Il en résulte une transcription
particulièrement heureuse car, de tous les instruments, la flûte est celui qui présente les plus authentiques
accointances avec la voix, dépendnates toutes deux d’une respiration diaphragmatique parfaitement maîtrisée.
Quant à l’instrumentation de Braunstein, « elle recrée parfaitement la pâte sonore de l’orchestre de
Tchaïkovsky », confirme le flûtiste (2).
Le livret inspiré de Pouchkine, écrit simultanément par TchaIkovsky et Chilovski, relate une double histoire
d’amour relativement simple qui tourne au cauchemar et à la mort de l’un des protagonistes. Nous sommes au
XVIIIème siècle. Madame Larina organise une fête dans sa maison de campagne pour l’anniversaire de l’une de
ses filles, Tatiana. Sa soeur, Olga est fiancée à Lenski qui vient, accompagné d’un ami à la réputation douteuse,
Onéguine. Au cours du bal, alors que l’assemblée valse joyeusement, Onéguine qui dansait avec Tatiana, vole
une danse à Olga en dépit des protestations de Lenski, à qui cette dernière était promise. Pis, Olga accorde son
cotillon à Onéguine. Alors même que le couple provocateur enchaîne danse sur danse, la fureur de Lenski
atteint son paroxysme. L’affront est allé trop loin : Lenski demande réparation à Onéguine par les armes, le duel
est annoncé. Après avoir échangé quelques mots avec son témoin, Zaretski, Lenski reste seul. C’est alors qu’il
chante son adieu à la vie et à tout ce qu’il a aimé ; il évoque son passé, sa jeunesse insouciante qui contrastent
si fort avec son malheur présent. Peu importe qu’il vive ou qu’il meure, son unique regret sera Olga. Cette aria
lyrique, généreuse, profondément poignante mais sans pathos, qui semble se dérouler en une sereine
acceptation du tragique, compte parmi les plus grandes scènes pour ténor de l’opéra russe.
Alice BLOT
(1) Guy BRAUNSTEIN est violon solo de la Philharmonie de Berlin
(2) EMI Classics ‐ PAHUD Emmanuel ‐ FANTASY ( A Night at the Opera)
Rotterdam Philharmonic Orchestra, Yannick Nézet‐Séguin CD 509 99 45 78 14 21
Ludwig van BEETHOVEN (1770‐1827)
Symphonie n°2 en ré majeur, opus 36
Adagio molto – Allegro con brio
Larghetto
Scherzo : Allegro
Finale – Allegro molto
Nomenclature orchestrale :
2 flûtes ‐ 2 hautbois ‐ 2 clarinettes ‐ 2 bassons ‐ 2 cors ‐ 2 trompettes ‐ timbales – cordes
Durée approximative : 32 minutes
Dernière exécution à Monte‐Carlo : 19 septembre 2004 – Auditorium Rainier III – Marek JANOWSKI, direction
L’identité de Beethoven est toute entière dans son oeuvre et dans sa vie. Avec une intensité de conscience et
de volonté proprement héroïque, il s’est appliqué à approfondir cette rigoureuse adéquation de l’homme et
de l’artiste, de ses raisons de vivre et de son objectif essentiel : la création musicale.
C’est probablement chez Haydn que Beethoven a trouvé un modèle pour ses deux premières symphonies,
écrites respectivement en 1800 et 1802. L’orchestration est celle des symphonies londoniennes (1791 à 1795),
cependant, les clarinettes abandonnent leur fonction purement harmonique pour pénétrer la trame
thématique. Lors de la création de cette seconde symphonie, il a été reproché à Beethoven d’avoir écrit une
oeuvre trop longue et trop riche en instruments à vent. Beethoven, lui‐même insatisfait, écrit à son ami
Krumpholz : « Je ne suis pas content jusqu’ici de mes ouvrages ; à partir de maintenant, je veux prendre une
nouvelle voie. ». 1802 : année de crise, celle du « testament d’Heiligenstadt » et d’une subite aggravation de
sa surdité : « Quelle humiliation, lorsque quelqu’un à côté de moi entendait le son d’une flûte au loin et que je
n’entendais rien, ou lorsque quelqu’un entendait chanter un berger et qu’à nouveau je n’entendais rien. De tels
évènements m’ont conduit au bord du désespoir. De même que les feuilles de l’automne tombent et se
dessèchent, de même aussi mon espérance s’est tarie. Oh, Providence, qu’un seul jour de joie sans mélange me
soit accordé. »
Pourtant, la seconde symphonie, achevée durant l’été 1802, ne porte nulle marque de cette désespérance qui
apparaîtra dans « L’Héroïque ». Si l’on peut, tout au plus, déceler certains stigmates de cette crise, l’ensemble
respire la spiritualité, la verve, la joie… Comme l’a remarqué le musicologue anglais Grove : « Elle marque le
point culminant de l’Ancien Régime pré‐révolutionnaire de Haydn et de Mozart : point dont Beethoven va
partir vers des régions où personne avant lui n’avait même rêvé de s’aventurer. »
Adagio molto – Allegro con brio
A l’instar des dernières symphonies de Haydn, Beethoven commence par une lente et solennelle introduction,
faite de traits en gammes et de triolets. Une gamme descendante aux violons conduit à l’Allegro dont le
thème principal, traits rapides aux cordes graves, déborde d’énergie. Un bref passage en mineur annonce le
second thème. Plus lyrique, les accents militaires des vents et des violons lui confèrent cependant une allure
conquérante.
Larghetto
Rythme ternaire, ce second mouvement apparaît comme une plage de réflexion de Beethoven lui‐même. De
forme sonate, le premier thème, exposé au quatuor, est une cantilène simple et mélancolique à la fois, tandis
que le second, se dessine léger et dansant. Le remarquable dialogue qui s’installe entre les deux protagonistes
est une préfiguration romantique. Et si l’on frôle parfois le désespoir, on ne l’atteint jamais.
Scherzo : Allegro
Un thème plutôt brusque et carré, avec la répétition incessante de trois noires piquées, alternant les f et les p
dans un curieux échange de sonorités entre vents et cordes. Berlioz le trouve : « Aussi franchement gai dans
sa capricieuse fantaisie que l’Andante a été heureux et calme ».
Le Trio (hautbois et bassons) est d’allure populaire et agreste.
Finale – Allegro molto
De forme rondo, ce finale, selon les termes de Grove « embarrassait tout le monde parce qu’il était
terriblement rude, sauvage, bizarre et capricieux ». Multiplication des modulations, arrêt sur des accords de
septième, alternances inattendues f et p. Ce Finale, jugé « monstrueux » par les contemporains, résout
admirablement les tensions cumulées des trois mouvements précédents. Il annonce les mouvements
terminaux des symphonies suivantes.
Alice BLOT
> À LA RENCONTRE DU JEUNE PUBLIC
Mercredi 9 mai 16h00 Auditorium Rainier III
Patrick BATON, direction
« Ces compositeurs sont des drôles d'oiseaux ! » Petit récit d’ornithologie musicale
Petit récit d’ornithologie musicale :
Les oiseaux ont inspiré un bon nombre de musiciens et compositeurs,
aussi bien classiques que contemporains. Qui n’a jamais entendu
parler de Vivaldi, Puccini, Saint‐Saëns, Ravel ou encore le fameux
cygne de Tchaïkovski ? Ensemble, allons à la rencontre de ces petites
bêtes à plumes, apprenons à les reconnaitre, en explorant leur
univers merveilleux…..
A travers ce conte musical …
Nous découvrirons Beethoven et sa « Symphonie Pastorale » avant de
découvrir l’histoire de Pierre, un petit garçon courageux, qui, malgré
les récriminations de son grand‐père, aidé par un oiseau farceur et un
canard rêveur, cherche à attraper un loup menaçant. Une splendeur
visuelle, adaptée du conte musical de Serge Prokofiev, « Pierre et le
loup ».
En ce joli moi de mai, plongeons dans une douce atmosphère en
écoutant « le Printemps » de Vivaldi, où les champs joyeux des
oiseaux se mêlent aux murmures des feuillages ….
Comment évoquer le printemps sans penser aux hirondelles !!
C’est ce que nous découvrirons avec J. Strauss et son oeuvre musicale
« Hirondelles ». Nous nous imprégnerons d’une ambiance bucolique
avec la « Madame Butterfly » de Puccini, qui raconte l’histoire d’un
jeune officier américain B. F. Pinkerton qui épouse une geisha de
quinze ans, Chio‐Chio‐San, ce qui signifie en japonais « Madame
Papillon ». Simple divertissement exotique pour lui, le mariage est
pris très au sérieux par la jeune Japonaise. Après la cérémonie et
après lui avoir fait un enfant, Pinkerton repart, laissant la belle
seule….
Nous écouterons aussi l’oeuvre de Vaughan Williams, « The lark ascending », avant d’apprécier la jolie
promenade sonore « le Carnaval des Animaux » de C. Saint‐Saëns. Nous passerons ensuite au ballet des
poussins dans leur coque, titré de l’oeuvre de Moussorgsky.
Restons dans les gallinacés !
Avec « la Poule » de Haydn, qui doit son nom au son instrumental rappelant le petit bruit émis par une poule
grattant le sol.
Puis revenons à Beethoven avec la « Symphonie n°5 », en passant par Delius et le non moins célèbre « On
hearing the first Cuckoo in spring », et en explorant l’univers de Strauss à travers « I’m Krampfenwald », où le
coucou, mis au centre de l’interprétation, nous sera illustré par la scène du ruisseau, extraite de « la
Symphonie Pastorale » de Beethoven.
« L’histoire de Babar » de Poulenc‐Françaix, le « Quatuor de la fin du temps » de Messiaen, où encore les
fameux contes de « ma mère l’oye » de Maurice Ravel nous transporterons une fois de plus dans une
atmosphère de ces petits animaux à plumes…
Nous terminerons ce spectacle par « l’Oiseau de feu » de Stravinsky, où, par un jour d'hiver, le Prince Ivan sort
chasser dans la neige épaisse découvre un long mur de pierre. Intrigué, il l'escalade et aperçoit une
extraordinaire créature mi‐femme, mi‐oiseau.
C'est l'oiseau de feu! Ivan l'attrape sans le blesser mais l'animal le supplie de lui laisser la liberté…
Enfin, nous clôturerons avec « le Merle Blanc de Damaré », et le mouvement final de la précitée « Symphonie
Pastorale »…
Patrick Baton entre au Conservatoire Royal de Musique de Liège où
il obtient de nombreux prix dont en piano et harmonie, en histoire
de la musique, en direction de choeur et en direction d'orchestre. Il
poursuit ses études au Conservatoire de Toulon et reçoit une
Médaille d'or et un premier prix en direction lyrique et d'opéra.
Il fait ses débuts en tant que chef de choeur au Choeur
Philharmonique de Liège, puis travaille à l'Académie Saint‐Martinin‐
the‐Fields et suit des cours de perfectionnement avec Sergiu
Celibidache. En 1994, il obtient un prix spécial des compositeurs de
St‐Pétersbourg, au premier concours international Serge Prokofiev. Il est ensuite invité à diriger régulièrement
en Russie.
Il entretient une collaboration régulière avec l'Orchestre Philharmonique de Liège et depuis plusieurs saisons,
il participe à une série de concerts pour enfants qui connaît un énorme succès, en collaboration avec les
Jeunesses Musicales, l'Orchestre de chambre de Wallonie et avec la complicité de comédiens comme Marie
Gillain, Benoît Poelvoorde, Bruno Coppens, comédiens avec lesquels il a également donné des concerts à
Monaco dans la présente série "A la rencontre du jeune public".
Il est professeur de direction d'orchestre et chef titulaire de l'Orchestre du Conservatoire Royal de Musique de
Liège.

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