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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 16:54

 

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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpgLuigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

PRESENTS:  Royal Monaco Médecine

 

Nitroprussiate dans la schizophrénie, une révolution ?

  Publié le 21/05/2013 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


Le traitement médicamenteux de la schizophrénie repose principalement, depuis les années 1950, sur les neuroleptiques. Bien qu’efficaces, ils ne permettent en général qu’une diminution partielle des symptômes (essentiellement les signes positifs), souvent temporaire, et leur pleine efficacité n’est obtenue qu’au prix de plusieurs semaines de traitement. De plus, la plupart des neuroleptiques sont responsables d’effets indésirables handicapants.

Appartenant à l’arsenal thérapeutique du cardiologue, le nitroprussiate de sodium, commercialisé en 1929, est un vasodilatateur agissant sur le métabolisme du monoxyde d’azote (NO), particulièrement efficace dans la prise en charge de la crise aiguë hypertensive. De nos jours, ce traitement puissant mais difficile à manier n’est presque plus utilisé. Son apparition dans un hôpital psychiatrique est donc à la fois incongrue et anachronique.

Pourtant, les médecins psychiatres de l’hôpital universitaire de Sao Paulo ont mené une étude contrôlée randomisée en double aveugle contre placebo pour évaluer l’efficacité du nitroprussiate de sodium au cours d’épisodes psychotiques aigus chez des patients schizophrènes dans les 5 premières années de leur maladie.

Des effets spectaculaires

Au total, 20 patients hospitalisés pour une schizophrénie selon les critères du DSM-IV, et habitant à Ribeirao Preto ou dans ses environs (état de Sao Paulo), traités par antipsychotiques, ont participé à l’étude. Les 10 patients du groupe traitement recevaient 0,5 µg/kg/mn de nitroprussiate de sodium en intraveineux durant 4h, alors que les patients du groupe placebo recevaient du sérum glucosé à 5 % durant le même laps de temps.  La posologie est inférieure à celle utilisée en cardiologie, et la pression artérielle (ainsi que la fréquence cardiaque, la saturation en oxygène et l’électrocardiogramme) était étroitement surveillée pendant toute la durée du traitement. Un anesthésiste ainsi qu’un chirurgien cardio-thoracique étaient présents pendant toute la procédure !

L’efficacité du traitement était évaluée par le score total à l’échelle de cotation psychiatrique brève à 18 items (ou 18-item Brief Psychiatric Rating Scale ; BPRS-18) ainsi que par les items relatifs aux symptômes négatifs de l’échelle de cotation des symptômes positifs et négatifs (Positive And Negative Syndrome Scale ou PANSS). Ces cotations étaient faites toutes les heures durant les 4 heures de traitements dans les 2 groupes, et régulièrement durant les 4 semaines suivantes.

L’efficacité du traitement, spectaculaire par sa rapidité, est apparue significative et cliniquement pertinente dès la deuxième heure de traitement, pour la BPRS-18 (effet significatif du traitement avec p<0,001, du temps avec p<0,001, et de l’interaction du temps et du traitement avec p<0,001) et la PANSS (effet significatif du traitement avec p<0,001, du temps avec p<0,001, et de l’interaction du temps et du traitement avec p<0,001) et s’est  maintenue durant toute la durée de l’étude, jusqu’à la quatrième semaine. Tous les patients ont répondu au traitement, et l’amélioration était presque totale (pour la BPRS-18) chez l’un d’entre eux. Il n’y a pas eu d’effet du traitement placebo.

Aucun effet indésirable n’a été à déplorer parmi les patients de l’étude. L’évolution des constantes était comparable dans les deux groupes.

Le traitement ne devait pas être modifié durant les 48h suivantes, et le traitement antipsychotique ne devait pas être changé durant 7 jours.

Scores moyens au BORS-18. A : scores pendant les 12 premières heures. B scores à 4 semaines.
Les astérisques indiquent les valeurs de p significatives. 

Le récepteur NMDA au cœur de toutes les attentions

L’utilisation d’un anti-hypertenseur dans la schizophrénie a de quoi surprendre. Il est peu probable que son efficacité passe par son rôle vasodilatateur intracérébral, l’effet anti-hypertenseur du nitroprussiate de sodium ne perdurant pas au-delà de la perfusion, et son action anti-psychotique se maintenant jusqu’à la quatrième semaine.

Le nitroprussiate de sodium interviendrait en réalité dans une voie de signalisation du récepteur du glutamate NMDA impliquant le NO. Ce récepteur est considéré comme dysfonctionnel dans la schizophrénie. Cette découverte viendrait soutenir les avancées récentes pointant le rôle prépondérant du système glutamatergique dans la pathogénèse de la schizophrénie.

Et si c’était vrai ?

Un traitement de 4h, très efficace durant au moins 4 semaines, chez l’ensemble des patients, ne coûtant presque rien, et par-dessus tout sans effet indésirable… Le nitroprussiate de sodium pourrait être la « pénicilline » de la psychiatrie. Une véritable révolution.

Mais restons prudents. Comme l’indique le rédacteur en chef du JAMA Psychiatry, Joseph T Coyle, le champ de la littérature médicale « est jonché de petites études aux résultats robustes, qui ne sont finalement pas reproduits ».

Ces résultats retrouvés chez 20 patients, doivent bien entendu être confirmés dans des études plus vastes, multicentriques, et internationales. Elles devront  évaluer l’efficacité d’autres posologies et d’autres modes d’administration, l’efficacité pour les schizophrénies évoluant depuis plus de 5 ans, ainsi que son maintien à plus long terme.  Il faut noter qu’après 48h, les traitements pouvaient être modifiés, brouillant ainsi l’interprétation des résultats. Par ailleurs, le long délai entre la fin de l’étude (12 mars 2009) et la publication (8 mai 2013) n’est pas expliqué par les auteurs.



Dr Alexandre Haroche

 

Hallak JE et coll. : Rapid improvement of acute schizophrenia symptoms after intravenous sodium nitroprusside. A Randomized, Double-blind, Placebo-Controlled Trial. JAMA Psychiatry. 2013 ; publication avancée en ligne le 8 mai. doi:10.1001/jamapsychiatry.2013.1292.

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Published by ROYAL MONACO - dans MEDECINE
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commentaires

Colonna 29/02/2016 07:54

Je désirerais savoir dans quel hôpital peut-on faire des injection de nitroprussiate de sodium a Monaco ou ailleurs
Merci pour votre réponse

luigi mattera 29/02/2016 08:37

Désolé mais je ne suis pas en condition de pouvoir vous répondre avec certitude mais vous pourriez contacter le Centre Hospitalier Princesse Grace dans la section psy.

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