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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE

 

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Luigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES


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PRESENTS:

 

 

 

Mortelle, la spondylarthrite ankylosante ! Prise en charge précoce par anti-inflammatoires

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Publié le 03/08/2011 JIM.fr


       

 

La spondylarthrite ankylosante ( SPA) est un rhumatisme inflammatoire chronique affectant principalement les articulations sacro iliaques et le rachis.

Une mortalité accrue au cours de cette maladie a été constatée dès 1950 et est en rapport avec des conséquences directes de la maladie telles que fractures et subluxations cervicales mais également avec l’association possible à une aortite, une fibrose pulmonaire, ou une amyloïdose.

Les études de cohortes actuellement disponibles datent du milieu du siècle dernier et ont été menées rétrospectivement.

Les auteurs de ce travail ont réalisé une étude chez 677 malades (511 hommes et 166 femmes)  atteints de SPA. Tous les sujets suivis à l’hôpital universitaire «  university hospital of northern Norway » depuis 1977 ont été inclus et appariés pour l’âge, le genre et le lieu de résidence à 3 sujets contrôles issus de la population générale.

Le délai moyen de diagnostic de la SPA dans cette cohorte était de 9 ans (déviation standard DS 7) et le suivi moyen de 31,9 ans (DS 11,3).

Un sous groupe de 360 malades inclus entre les années 1998 et 2000 a été analysé dans une étude prospective parallèle  avec un suivi de 10 ans afin d’évaluer les facteurs de risques de surmortalité.

Sur la période de suivi, ont été constatés 98 décès, 89 hommes et 9 femmes (mortalité de 14,5 % chez les malades). Le ratio standardisé de mortalité totale (RSM) était de 1,61 (IC 95 % 1,29 à 1,93). Il différait entre les hommes  et les femmes et n’était significativement augmenté que chez les hommes (1,63 vs 1,38 p < 0,001).

La cause la plus fréquente de décès était une pathologie cardiovasculaire (40 %  des causes : coronaropathie, anévrysme aortique, pathologie valvulaire,) puis les maladies néoplasiques ( 26,8 %) et infectieuses (23,2 %).

Les facteurs de risque indépendants associés à une moindre survie étaient un retard au diagnostic de SPA ( OR 1,05), une C reactive proteine (CRP) élevée (OR 2,68), un handicap au travail (OR 3,65) et la non utilisation d’anti-inflammatoires non stéroidiens (OR 4,35).

La CRP est une mesure directe de l’activité de la maladie. Les facteurs de risques de mortalité retrouvés sont tous des marqueurs plus ou moins directs de l’activité de la maladie . Ces résultats laissent entrevoir l’importance d’une détection rapide de la maladie et d’une prise en charge précoce par anti-inflammatoires ainsi que l’intérêt d’une vigilance accrue quand aux facteurs de risque cardiovasculaire chez ces malades.

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La spondylarthrite ankylosante (pelvispondylite rhumatismale, spondylose rhizomélique)

 

[?] Qu'est-ce que c'est ?

C'est une maladie inflammatoire chronique qui touche le rachis et les articulations sacro-iliaques. Deuxième des grands rhumatismes inflammatoires chroniques par sa fréquence et sa gravité, elle est quand même dix fois moins fréquente que la polyarthrite rhumatoïde et n'atteint que 0,1 à 0,2 % de la population. Elle représente 85% des rhumatismes des hommes de moins de 30 ans.
Le sujet présente dans 90 % des cas l'antigène HLA B27.

Dans 10 à 20% des cas, la maladie est associée à une autre affection :

  • Un syndrome oculo-urétro-synovial (OUS) ;
  • Une maladie intestinale chronique ;
  • Un rhumatisme psoriasique...

[?] Les signes de la maladie

La spondylarthrite ankylosante débute entre 20 et 40 ans par des douleurs au bas des reins (lombalgies) ou des douleurs dans les fesses dans la moitié des cas. Ces douleurs ne sont pas calmées par le repos mais au contraire sont plus importantes la nuit et le matin au réveil. Elles résistent à l'aspirine.

D'autres fois, les symptômes révélateurs sont :

  • Une sciatique ;
  • Des douleurs rachidiennes ;
  • Une arthrite périphérique ;
  • Une douleur inflammatoire du talon.

L'arthrite sacro-iliaque est constante : ce sont des douleurs fessières irradiant vers l'arrière des cuisses et pouvant simuler des douleurs de sciatique.
Les douleurs lombaires sont fréquentes, accompagnées de raideur surtout matinale, ainsi que les douleurs thoraciques. L'articulation manubri-sternale est douloureuse. Des douleurs du cou sont possibles. Si les hanches sont souvent touchées, toutes les articulations peuvent être atteintes y compris les doigts et les orteils qui sont gonflés.

Les autres signes sont :

  • Une iritis ou uvéite antérieure (oeil rouge douloureux non larmoyant soulagé par les corticoïdes) ;
  • Une urétrite non gonococcique (ou une cervicite chez la femme) ;
  • Une diarrhée aiguë contemporaine de l'arthrite ;
  • Une sacro-iléite à la radiographie ;
  • La présence de l'antigène HLA B27 ;
  • L'amélioration remarquable des douleurs par les AINS.

Une insuffisance aortique peut être associée.

[?] Evolution de la maladie

La maladie évolue par poussées. La spondylarthrite ankylosante bloque progressivement les articulations du bas du dos. Dans les cas les plus sévères, elle va jusqu'à souder la colonne vertébrale en un seul bloc. L'évolution se fait en 10 à 20 ans par poussées qui touchent successivement toutes les articulations.

[?] Examens et analyses complémentaires

La radiologie montre des images d'arthrites.
Les lésions sacro-iliaques sont typiques : élargissement de l'interligne, flou articulaire...
Les lésions rachidiennes débutent à la charnière dorsolombaire. Il existe des images d'ossification intervertébrale (syndesmophytes) et une calcification des ligaments intervertébraux. Au maximum est réalisée l'image radiologique de "colonne de bambou".
Sur le plan biologique, la vitesse de sédimentation est accélérée pendant les poussées. L'antigène HLA B27 est retrouvé dans 90 % des cas.

[?] Diagnostic différentiel

  • Le mal de Pott ;
  • La polyarthrite rhumatoïde ;
  • La sacro-coxalgie ;
  • Les spondylodiscites ;
  • la brucellose ;
  • L'épiphysite vertébrale…

[?] Traitement

Le traitement repose sur le repos, la rééducation fonctionnelle et les médicaments:
Le repos est indispensable, en particulier au moment des poussées.
La kinésithérapie active avec gymnastique respiratoire et posturale est également très importante pour éviter des déformations.
Les médicaments sont déterminants dans le traitement de la crise et éventuellement dans le traitement de fond de la maladie.

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont utilisés en première ligne lors des poussées.
  • Une association antalgique de paracétamol et de dextropropoxyphène est parfois prescrite en complément lorsque les AINS seuls sont insuffisants pour réduire la douleur due à l'inflammation.
  • Un traitement local sous forme d'infiltration (injection intra-articulaire) de corticoïdes ou une synovitorthèse (injection intra-articulaire de substances chimiques visant à détruire la membrane synoviale enflammée) sont aussi parfois pratiqués.
  • Dans certains cas (cas très sévères ou pathologie associée : psoriasis, rectocolite hémorragique, etc.), un traitement de fond peut être prescrit. Il est basé sur la prise de salazopyrine ou de méthotrexate ou d'azathioprine ou de ciclosporine.

Pour les formes de la maladie qui sont très déformantes et ankylosantes, un recours à la chirurgie orthopédique peut s'avérer nécessaire.

Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.

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