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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:33

 

RoyalMonaco_testata.jpg 

  ROYAL MONACO RIVIERA WEB MAGAZINE 

  PAGINA WEB AMBASCIATA D'ITALIA NEL PRINCIPATO DI MONACO   
  ►http://www.ambprincipatomonaco.esteri.it/Ambasciata_Monaco/ 

 

LES BALLETS DE MONTE-CARLO: Les prochains rendez-vous 

 

Décembre 2011 aura permis de donner une image vivante de la complémentarité des trois institutions désormais réunies au sein des Ballets de Monte-Carlo. Tandis que le Monaco Dance Forum a proposé au public un éventail de l’art cho¬régraphique international, l‘Académie de Danse Princesse Grâce a donné dans le même temps à l’Atelier des Ballets un spectacle autour de Casse-Noisette. Enfin la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo nous a offert LAC de Jean-Christophe Maillot pour finir l’année en beauté. Une complémentarité qui a permis d’aborder la danse sous de multiples angles et qui se poursuivra tout naturellement pendant l’année 2012.
Fidèle à sa réputation de compagnie fortement sollicitée à l’étranger, les Ballets de Monte-Carlo seront présents dès le mois de janvier sur les grandes scènes internationales pour y interpréter les ballets de Jean-Christophe Maillot :
- Du 9 au 12 février 2012 à Orange County (USA) avec Cendrillon
-Du 15 au 19 février 2012 au Joyce Theater à New York (USA) avec Altro Canto 1 et Opus 40.


December 2011 was an opportunity to give a vivid picture of the complementary nature of the three institutions now brought together as part of the Ballets de Monte-Carlo. While the Monaco Dance Forum offered audiences a range of international cho-reographic art, at the same time, the Princess Grace Academy of Classical Dance gave a show based on the Nutcracker at the Ballet Workshop. Finally, the Ballets de Monte-Carlo Company presented LAC by Jean-Christophe Maillot as a beau¬tiful end to the year. A complementary nature which has been used to approach dance from multiple angles and which will naturally continue throughout 2012.
True to its reputation as a company very much in demand abroad, from January, the Ballets de Monte-Carlo will be performing Jean-Christophe Maillot’s ballets on the great international stages:
- 9th to 12th February 2012 in Orange County (USA) with Cinderella
-15th to 19th February 2012 at the Joyce Theater in New York (USA) with Altro Canto 1 and Opus 40


LES BALLETS DE MONTE-CARLO
LA COMPAGNIE
Grâce à la volonté de S.A.R. la Princesse de Hanovre, La Compagnie des Ballets de Monte-Carlo renaît en Princi-pauté en 1985, réalisant le voeu exprimé par S.A.S. la Prin-cesse Grace de Monaco. La compagnie est d’abord dirigée par Ghislaine Thesmar, Pierre Lacotte, puis par Jean-Yves Esquerre.
En 1993, S.A.R. la Princesse de Hanovre nomme à la tête des Ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot. Fort d’une expérience de danseur acquise chez Rosella Hightower et John Neumeier, et chorégraphe-directeur du Centre Cho¬régraphique National de Tours, Jean-Christophe Maillot fait prendre un nouvel essor à la compagnie monégasque. Il constitue un répertoire original autour de ses propres créations. La recherche chorégraphique de Jean-Christo¬phe Maillot s’impose dans des pièces comme Dov’e la Luna, Vers un Pays Sage, Entrelacs, Opus 40, Men’s Dance, D’une Rive à l’Autre, Altro Canto, Miniatures ainsi que dans les grands classiques aux thèmes intemporels tels que Roméo et Juliette, Casse-Noisette, Cendrillon, La Belle, Faust, Da¬phnis et Chloé... Ses ballets ont été intégrés dans le répertoire de grandes compagnies internationales. Ont collaboré, autour de ces œuvres : des plasticiens comme George Condo, Ernest Pi¬gnon-Ernest, Philippe Favier, Rolf Sachs, Dominique Drillot, des compositeurs comme Marc Monnet, Yan Maresz, Andrea Cera, Ivan Fedele, Ramon Lazkano, Martin Matalon, Daniel Teruggi, Bruno Mantovani, des créateurs de costumes tels que Jérôme Kaplan, Philippe Guillotel, Karl Lagerfeld. Par ailleurs Jean-Christophe Maillot a enrichi récemment le répertoire des Ballets de Monte-Carlo en invitant des cho-régraphes contemporains tels que William Forsythe, Jiri Kylian, Karole Armitage, Marco Goecke, Johan Inger, Sidi Larbi Cherkaoui, Shen Wei, Alonzo King, Emio Greco, Chris Haring entre autres. Itinérante une partie de l’année, la compagnie de cinquante danseurs est présente depuis 1993 sur les grandes scènes internationales.
En 2009 et 2010, à l’occasion de la Célébration du Cente-naire des Ballets Russes à Monaco, La Compagnie des Ballets de Monte-Carlo collabore étroitement avec l’Académie de Danse Princesse Grace et le Monaco Dance Forum (dont la première édition s’est déroulée en 2000). A ce jour, les trois structures œuvrent pour leur rapprochement afin de créer à Monaco un outil au service de la danse unique au monde.


THE COMPANY OF LES BALLETS DE MONTE-CARLO
La Compagnie des Ballets de Monte-Carlo was re-esta-blished in the Principality in 1985 due to the commitment of H.R.H. the Princess of Hanover in accordance with the wishes of H.S.H. Princess Grace of Monaco. The company was initially managed by Ghislaine Thesmar and Pierre La-cotte, then by Jean-Yves Esquerre. In 1993, H.R.H. the Prin¬cess of Hanover appointed Jean-Christophe Maillot as the head of Les Ballets de Monte-Carlo. Building on his dan-cing experience gained with Rosella Hightower and John Neumeier, and as choreographer and director of the Natio¬nal Choreographic Centre in Tours, Jean-Christophe Maillot gave the Monegasque company a new boost. He created an original repertoire around his own productions. Jean-Christophe Maillot’s choreographic influence dominates in pieces like Dov’e la luna, Recto-Verso, Vers un Pays Sage, Entrelacs, Opus 40, Men’s Dance, D’une Rive à l’Autre, Altro Canto and Miniatures, as well as in the great classics with their timeless themes such as Romeo and Juliette, the Nu¬tcracker Suite, Cinderella, La Belle, Faust and Daphnis and Chloé to name just a few of the ballets, some of which have featured in the repertoire of major international companies. Visual artists like George Condo, Ernest Pignon-Ernest, Phi¬lippe Favier, Rolf Sachs and Dominique Drillot, composers such as Marc Monnet, Yan Maresz, Andrea Cera, Ivan Fe¬dele, Ramon Lazkano, Martin Matalon, Daniel Teruggi and Bruno Mantovani and costume designers like Jérôme Ka¬plan, Philippe Guillotel and Karl Lagerfeld have been invol¬ved in these works.Furthermore, Jean-Christophe Maillot recently enriched the repertoire of the Ballets de Monte-Carlo by inviting contemporary choreographers including William Forsythe, Jiri Kylian, Karole Armitage, Marco Goec¬ke, Johan Inger, Sidi Larbi Cherkaoui, Shen Wei, Alonzo King, Emio Greco, and Chris Haring among others.Touring for part of the year, since 1993 the company of fifty dan-cers has been performing on major international stages. In 2009 and 2010 on the occasion of Celebration of Les Ballets Russes Centenary, the Company of Les Ballets de Monte-Carlo collaborated closely with the Princess Grace Dance Academy and the Monaco Dance Forum (founded in 1998 by TH.R.H. The Princess of Hanover, Jean-Christophe Maillot and Stéphane Martin).The following year the three entities begun the process of their merging together officially in order to create in the Principality of Monaco a structure dedicated to dance quite unique in the world.

 


à ORANGE COUNTY
Du 9 au 12 février 2012

 

balletCENDRILLONmlb001

CENDRILLON
Ballet en trois actes de Jean-Christophe Maillot Musique Serge Prokofiev Scénographie Ernest Pignon-Ernest Costumes Jérôme Kaplan Lumières Dominique Drillot
Pièce joyeuse et vive, poétique et critique, le Cendrillon de Jean-Christophe Maillot rejoint dans sa palette de couleurs la musique de Prokofiev. Grave ou impertinen¬te, elle glisse, sans heurt, du merveilleux du conte à une perception critique des personnages et des situations. Il en ressort une esthétique assez étrange, où des élé¬ments violemment réalistes ou drôles se croisent ou se diluent dans des épisodes totalement magiques.
De même que le conte est ouvert à l’interprétation, le ballet n’impose pas une lecture dirigée. Il semble lais¬ser aux personnages la liberté de vivre leur histoire, le choix de l’interpréter, de la comprendre et de la condui¬re. Dans cette mise en abyme des regards et des vi¬sions possibles, le spectateur trace son propre chemi¬nement.
En ce sens, Cendrillon est très différent du Roméo et Juliette qui possédait, de par la référence à l’oeuvre de Shakespeare, une ligne dramaturgique très forte. Ici,
l’attention du spectateur est autant dans le déroulement de l’histoire que dans ce qu’on lui propose sur scène, directement issu de la chorégraphie. Mais Cendrillon confirme aussi des principes chers au chorégraphe et mis en chantier dans le Roméo : le refus de l’accessoire, le changement des codes classiques ou l’idée du théâtre dans le théâtre. Celui-ci se joue devant les spectateurs et devant les personnages et permet au chorégraphe de porter un certain regard critique sur le traitement caricatural et sentimentaliste de « Cendrillon ».
Le couple père/mère –deux personnages, traditionnel¬lement absents ou falots-, sont mis en lumière dès la première scène. Ils apparaissent comme le germe de la relation entre Cendrillon et le prince. C’est la recherche de cet amour premier qui est au coeur de l’attente de Cendrillon. La mère morte est la véritable source de vie, c’est elle qui guide sa fille, aplanit les épreuves, tire les fils. Elle est l’espace du désir, sa dynamique comme sa représentation charnelle. Le Prince lui-même, cherchant
sa véritable fiancée, est au coeur d’une problématique de recherche de vie et d’identité.
Mais cette quête ne peut se faire qu’au prix de la vérita¬ble simplicité. Ne pas se voiler la face, garder le regard clair car celui-là seul sera visionnaire, c’est le message de la fée/mère à Cendrillon en lui tendant sa robe de bal. Petite robe ordinaire mais unique, à l’opposé des tenues extravagantes des soeurs et de la marâtre. L’ attitude de la jeune fille sert de révélateur des autres personnages, absorbés par des codes de séduction ar¬tificiels et empreintés.
L ‘élément emblématique qui traversait Roméo était la main, la largesse, le don. Dans Cendrillon, c’est le pied de la jeune fille plus que « la pantoufle de vair » qui est l’élément structurel du conte. Comme tel, il apparaît, à travers le ballet, sous un éclairage particulier. Pailleté quand la fée transforme Cendrillon pour aller au bal. Nu et isolé par la lumière quand Cendrillon arrive au bal. C’est la trace de ce pied qui poussera le Prince à voya¬ger, à rompre avec son univers clos pour s’engager dans la quête d’autres espaces. C’est enfin à la forme de son pied que le Prince la reconnaîtra, s’agenouillant, pour la première fois et contre toute étiquette, « aux pieds » de quelqu’un. Il est le signe magique de la reconnaissance, de l’humilité, c’est aussi le point d’appui du danseur, d’où lui vient la force, l’équilibre et l’élévation.

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CINDERELLA

A gay and lively, poetic and critical play, Jean-Chris¬tophe Maillot’s Cinderella, in its colourful palette, ral¬lies Prokofiev’s music. Serious or impertinent, it glides, smoothly, from the supernatural of the tale to a criti¬cal perception of the characters and situations. There results a fairly strange attractiveness, where violently realistic or comical components run into each other or dilute into totally magic episodes.
Just as the tale is open to interpretation, the ballet does not require a set reading. It seems to leave the cha¬racters the freedom of living their story, the choice of portraying, understanding and leading it. Out of these possible looks and visions, the beholder opens his own path.
In this sense, Cinderella is much different from Romeo and Juliet, which had, in reference to Shakespeare’s work, a very strong dramatic line. Here, the onlooker’s attention lies both in the unfolding of the story and to what he is being offered on stage, issued straight from choreography. But Cinderella also confirms the princi¬ples dear to the choreographer and initiated in Romeo: the rejection of the accessory, the alteration of the clas¬sical codes or the idea of theatre within the theatre. This play takes place before the onlookers and the cha¬racters and enables the choreographer to cast a certain critical look on the caricatured and sentimentalist ap-proach of “Cinderella”.
The father/mother couple – two characters, traditio¬nally absent or colourless -, are enhanced as of the first scene. They appear as the origin of the relationship between Cinderella and the prince. It is the search for this primary love, which is at the heart of Cinderella’s expectations. The dead mother is the true source of life, she is the one who guides her daughter, smoothes the ordeals, pulls the strings. She is the amplitude of desire, its dynamics as well as its carnal representation. The Prince himself, searching for his true fiancée, is at the core of a problematic search for life and identity.
But this quest can only be achieved at the expense of true simplicity. Not to cover one’s face, keep the per¬ception clear, for the eyes alone shall see, this is the message of the fairy/mother to Cinderella when she gi¬ves out her ball dress. An ordinary but unique dress, quite the opposite of the extravagant clothing of the sisters and the stepmother. The young girl’s attitude en¬lightens the other characters, consumed by their artifi¬cial and awkward seduction codes.
The key element in Romeo was the hand, the generosi¬ty, the gift. In Cinderella, it is the young girl’s foot more than the “glass slipper” which is the structural compo¬nent of the tale. As such, it is shown throughout the ballet under a special light. Sequinned when the fairy transforms Cinderella to go to the ball. Naked and iso¬lated by the light when Cinderella arrives at the ball. It is the print of this foot which urges the Prince to travel, to break off from his closed world to start the quest for other places. Finally, it is from the shape of her foot that the Prince will recognise her, kneeling, for the first time and regardless of the protocol, “at the feet” of someo¬ne. It is the magic symbol of recognition, humility; it is also the dancer’s leaning point, from which he gathers his strength, balance and elevation.
 

JOYCE THEATER à NEW YORK
Du 15 au 19 février 2012
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ALTRO CANTO 1
Chorégraphie Jean-Christophe Maillot Musique Claudio Monterverdi Et misericordia, Fecit potentiam, Deposuit (extraits du Magnificat) - Suscepit Israel, Sicut locutus est, Gloria Patri, Sicut erat (extraits du Magnificat) - Sinfonia grave (Biagio Marini) - Hor che’l ciel e la terra - Colascione et Toccata Arpeggiata (Kapsberger) - Altri canti di Marte - Interrotte speranze Costumes Karl Lagerfeld Scénographie Rolf Sachs Lumières Dominique Drillot


Je n’avais pas travaillé depuis longtemps sur une écritu¬re musicale où le seul propos serait la résonance visuel¬le. La musique de Monteverdi, sa puissance cinétique, m’offre un espace ouvert aux sens, aux oppositions, aux inflexions et me permet de proposer la chorégraphie comme science du ressenti, le ressenti comme lieu de mouvement et de circulation. Un parcours intérieur qui met en scène la vibration de l’espace et du son en réso¬nance avec l’onde physique des danseurs. Avec Monte¬verdi, on n’est pas dans la psychologie mais dans l’émo¬
tion universelle, le frémissement, le passage permanent d’un affect à l’autre. Saisir cela sans l’arrêter ni le figer, entrer dans la tension, capter les flux, les secousses, les dissonances, rester à fleur de peau, tel est ici le pari chorégraphique.
La voûte de bougies qui constitue une sorte d’écrin est une lumière douce, presque liturgique qui souligne l’ar¬chitecture des corps, marque les postures, les accents, les états, les motifs que décrivent les membres des dan¬
seurs, et concentre fortement les regards sur les dé¬tails, la courbe du mouvement, ses frémissements et ses plis comme le regard s’arrête, dans la plastique statuaire, sur le plissé d’un geste, l’aplomb nervuré d’une robe où la grimace d’une gargouille. Les musiques de Monteverdi, dialectique changeante et mobile de gestes, de techniques, de formes et de couleurs qui créent l’harmonie en jouant des contrai¬res, m’évoquent aussi la dualité masculin/féminin constitutive de chacun. Là encore, je pense à l’archi¬tecture des cathédrales, ces monuments imposants où la force et la maîtrise exaltent la légèreté et le sen¬timent d’une certaine fragilité. Le danseur plus que quiconque peut rendre compte de cette polyphonie que chacun porte en soi, de ces différentes textures dont chacun fait intimement l’expérience mais qu’il se représente souvent comme un champ de forces contraires et qui s’excluent.
Cette musique, parce qu’elle ne se danse pas, néces¬site des danseurs qu’ils aillent jusqu’au bout d’eux¬mêmes, de leur travail d’interprète, trouvent leur couleur propre, et qu’au-delà de la virtuosité formel¬le, ils fouillent la texture, la matière vivante de leur corps, passionnante, riche et complexe à l’instar de la musique qui les traverse. Il ne s’agit pas de “faire “ simplement des mouvements mais de les laisser de¬venir, d’entendre ce que cette musique appelle en soi de fondamental, de faire entendre ces climats sono¬res, partager une expérience intime, se laisser aller aux épanchements, autant de confidences sur eux-mêmes. Ce sont eux qui écrivent le poème. Je ne fais que le tracer.
                                       par     Jean-Christophe Maillot

 

ALTRO CANTO 1


It has been a while since I last worked with a musical style whose only aim would be visual resonance. The music of Monteverdi, with its kinetic power, offers me a space open to the senses, to oppositions and deviations and allows me to suggest choreography as a science of perception, perception as a place of movement and of passage-- an interior journey which produces the vibra¬tion of space and sound in resonance with the physical wave of the dancers. With Monteverdi, we are not in the psychology but in the all encompassing emotion, the trembling, the constant movement from one emotion to the other. To grasp that without stopping it or rigidi¬fying it, to enter into the tension, harness the flux, the jolts, the discordances, to remain sensitive to it, is the choreographic challenge here.
The arch of candles, which constitutes a kind of setting is a gentle light which is almost liturgical. It underlines the architecture of the body, marks the postures, the accents, the states, the motifs drawn by the limbs of the dancers and intensely focuses the regard on the details, the curve of the movement. Its flickering and its folds, like the regard, stops in statue like form, on the fold of a gesture, the ribbed aplomb of a dress or the grimace of a gargoyle. The music of Monteverdi, with its dialectic, changing and mobile in gesture, in technique, and in form and co¬lour, which creates harmony by juxtaposing opposites, also brings to my mind the masculine/feminine duality which makes up each person. Again, I think of cathe¬dral architecture, of these imposing monuments where
force and mastery intensify the weightlessness and the impression of a certain fragility. The dancer more than anyone else is able grasp this polyphony which exists within each individual, these different textures which each person experiences intimately but which he often embodies as force fields which are harmful and which exclude.
This music, because it does not itself dance, requires that the dancers go to the extremes of themselves, of their work as artists, that they find their own colour, and beyond formal virtuosity, search the texture, the living fibre of their body, passionate, rich and com¬plex, like the music which passes through them. It is not a question of simply «making» some movements, but of letting these movements become, of listening to what this music calls to within which is funda¬mental, of making these sonorous moods heard, of sharing an intimate experience, of letting go to the effusion so many secrets about themselves. They are the ones who write the poem. I only bring it to life
                                    signed by        Jean-Christophe Maillot
 

JOYCE THEATER à NEW YORK
Du 15 au 19 février 2012
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OPUS 40
Chorégraphie Jean-Christophe Maillot Musique Meredith Monk Scénographie George Condo Lumières Dominique Drillot

 

Si avec Cendrillon, Casse-Noisette Circus, et dernière¬ment La Belle, Jean-Christophe Maillot explore l’univers narratif du ballet, dans Opus 40, il soutient parallèle¬ment un discours non figuratif, dans la veine des ballets tels que Dov’é la Luna et Vers un Pays Sage. Sur la musique expérimentale de Meredith Monk, il poursuit dans cette pièce l’exploration de son propre vocabulaire chorégraphique, dans l’univers « informel » du peintre américain George Condo.
Le chorégraphe avait quarante ans en juillet 2000, alors qu’il créait cette ode à la jouvence. Sans trame narra¬tive, la danse suit le fil conducteur du thème du plaisir. On est ainsi convié à rebrousser chemin vers l’imagi¬naire de notre enfance, pour y retrouver des sensations perdues, les premiers émois de notre chair. La voix gut¬turale et pourtant familière de Meredith Monk accom¬pagne cette odyssée intimiste, scandant les pas des danseurs de l’évocation des goûts de notre jeunesse. Le cri des oiseaux, l’odeur du café, les premières amours… Car il convient de revenir à ces attractions simples de la vie pour traverser des périodes charnières. Aussi la matière chorégraphique s’aventure vers les contrées des joies secrètes, pour culminer en des duos languides, qui symbolisent le re¬tour à l’âge adulte, assumé, rendu acceptable, parce que sublimé par l’amour qui apaise et procure la pléni¬tude sereine d’une existence intense.

 

OPUS 40
 

Whilst with “Cinderella”, “Nutcracker Circus”, and lately “La Belle”, Jean-Christophe Maillot explores the nar¬rative world of ballet, in “Opus 40” he simultaneously upholds a non-figurative attitude, in the vein of ballets such as “Dov’è la luna” and “Vers un Pays Sage”. To Meredith Monk’s experimental music, he goes on ex¬ploring in this piece his own choreographic language, in the “informal” world of the American painter George Condo.
The choreographer was forty years old in July 2000, when he created this ode to Youth. Without a narrative framework, dance follows the main theme of pleasure. We are invited to return to the imaginative world of our childhood, to recapture lost sensations, the first emo¬tions of our flesh. The guttural, though familiar voice of Meredith Monk accompanies this intimist odyssey, bea¬ting time to the dancers’ evocation of the tastes of our youth. Bird songs, coffee smells, first love… For, when we reach a turning point, it is suitable to re¬turn to these simple charms of life. This way, the cho¬reographic theme ventures into regions of secret joys, to climax in languid duos, symbolising the return to adulthood, accepted and acceptable, because it is su¬blimated by love that soothes and provides the tranquil fullness of an intense existence.
 

 

NOVEMBRE 1073

JEAN-CHRISTOPHE MAILLOT Chorégraphe-Directeur
Né en 1960, Jean-Christophe Maillot étudie très tôt la danse et le piano au Conservatoire National de Région de Tours, sa ville natale, sous la direction d’Alain Davesne puis il re-joint l’Ecole Internationale de Danse de Rosella Hightower à Cannes. Il poursuit alors ses études jusqu’à l’obtention du Prix de Lausanne en 1977. Dès lors il est engagé par John Neumeier au Ballet de Hambourg où il interprètera pen¬dant cinq ans, en qualité de soliste, des rôles de premier plan. Un accident met fin brutalement à sa carrière de dan¬seur. En 1983, Jean-Christophe Maillot revient alors dans sa ville natale où il est nommé chorégraphe et directeur du Ballet du Grand Théâtre de Tours qui deviendra par la suite Centre Chorégraphique National. Il créera pour cette com¬pagnie une vingtaine de ballets. En 1985, il fonde le Festival de danse Le Chorégraphique. En 1986 il est invité à Monaco où il crée d’abord pour les Ballets de Monte-Carlo Les Adieux et surtout en avril 1987, Le Mandarin Merveilleux qui fait événement. La même année, c’est avec L’enfant et les sortilèges qu’il s’affirme auprès de la compagnie monégasque. Il devient conseiller artistique pour la saison 1992-1993, puis est nom¬mé directeur-chorégraphe par S.A.R la Princesse de Hano¬vre en septembre 1993.
Son arrivée à la direction des Ballets de Monte-Carlo fait prendre un nouvel essor à cette compagnie de cinquante danseurs dont on reconnaît aujourd’hui le niveau de matu-rité et d’excellence. Il crée alors Bêtes Noires (1993), Home sweet Home et Dov’è la luna (1994), Ubuhuha (1995), Vers un pays sage (1995) puis Roméo et Juliette (1996), Recto Verso (1997), l’Ile (1998), Cendrillon et Casse-Noisette Cir-cus (1999) ainsi qu’Opus 40, Entrelacs (2000), Œil pour Œil et La Belle (2001), Men’s Dance (2002), D’une Rive à l’Autre ( 2003), Noces (2003), Miniatures (2004), Le Son¬ge (2005), Altro Canto I et II (2006, 2008), Faust (2007), Men’s Dance for Women (2009), Shéhérazade (2009), Da¬phnis et Chloé (2010), ces deux dernières créations dans le cadre du Centenaire des Ballets Russes et Opus 50 (2011).
Sa recherche personnelle est à l’origine d’un nouveau lan-gage qui lui permet aussi bien de traiter les grands thèmes classiques que de s’approprier les champs de l’abstraction. Une approche artistique saluée par la presse internatio¬nale.
Obstinément passionné par l’évolution de sa compagnie et son ouverture à d’autres écritures, Jean-Christophe Maillot enrichit le répertoire en invitant des chorégraphes de renommée internationale mais aussi de jeunes choré-graphes.
Assumant avec la même force d’engagement ses fonctions de directeur et sa vocation de chorégraphe, il s’appuie sur un choix de danseurs aux personnalités fortes et contras-tées, dotés de grandes facultés d’adaptation, dans un souci constant de faire reconnaître leurs compétences et leur statut professionnel. Cette préoccupation fondamentale l’a amené à mettre en place, en 2000, le Monaco Dance Forum, une vitrine internationale de l’art chorégraphique dont il en est actuellement le directeur  artistique.
Par les tournées auxquelles il donne une grande importance Jean-Christophe Maillot est un des chorégraphes français les plus représentés à l’étranger : Londres, Paris, New York, Madrid, Lisbonne, Séoul, Hong Kong, Le Caire, Sao Paulo,
Rio de Janeiro, Bruxelles, Tokyo, Mexico, Pékin, Shangaï.
 
En 2007, Jean-Christophe Maillot a réalisé sa première mise en scène d’opéra, “Faust”, sur l’invitation de Manfred Beilharz, intendant du Théâtre National de la Hesse à Wies-baden et, en mars 2009, Jean-Louis Grinda, Directeur de l’Opéra de Monte-Carlo lui a confié la mise en scène de l’opéra « Norma ».
En 2007, il a également réalisé son premier film chorégra-phique, “Cendrillon” puis Le Songe à l’automne 2008, film tiré du ballet éponyme.
Ces dernières années, il a remonté plusieurs de ses produc-tions dont Roméo et Juliette et Cendrillon pour des com-pagnies telles que les Grands Ballets Canadiens, le Royal Swedish Ballet, le Ballet de Essen en Allemagne, le Ballet National de Corée, le Stuttgart Ballet, le Royal Danish Bal¬let, le Ballet du Grand Théâtre de Genève, le Pacific Nor¬thwest Ballet.
La production de Jean-Christophe Maillot, La Belle, a ob¬tenu le Nijinsky de la meilleure production chorégraphique 2001 dans le cadre du Monaco Dance Forum en décembre 2002, ainsi que le Prix Danza & Danza du meilleur specta¬cle 2002 décerné par la critique italienne.En 2008, il reçoit à Moscou le Prix Benois de la Danse du Meilleur Chorégra¬phe. En 2010, il a reçu le « Premio Dansa Valencia 2010 ».
En 2011, la danse à Monaco vit une évolution majeure dans son histoire. Sous la Présidence de S.A.R. La Princesse de Hanovre, les Ballets de Monte-Carlo réunissent désormais au sein d’une même structure la compagnie des Ballets de Monte-Carlo, le Monaco Dance Forum et l’Académie de Danse Princesse Grace. Jean-Christophe Maillot est nommé à la tête de ce dispositif qui concentre à présent l’excellen¬ce d’une compagnie internationale, les atouts d’un festival multiforme et le potentiel d’une école de haut niveau.
Jean-Christophe Maillot est Officier dans l’Ordre du Mérite Culturel de la Principauté de Monaco, Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres et Chevalier de la Légion d’Honneur en France. Le 17 novembre 2005, il est nommé Chevalier dans l’Ordre de Saint Charles par S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

 

JEAN-CHRISTOPHE MAILLOT Choreographer-Director
Born in 1960 in Tours (France), Jean-Christophe Maillot stu-died dance and piano at the National Conservatory of the Region of Tours under the direction of Alain Davesne, afte-rwards he entered Rosella Hightower’s International School of Dance in Cannes. He continued his studies up until he was awarded the Lausanne prize in 1977. Thereafter, John Neumeier engaged him with the Hamburg Ballet, where as soloist during five years, he danced principal roles. An ac-cident brought a brutal halt to his dancing career. In 1983, Jean-Christophe Maillot returned to his hometown of Tours where he was named choreographer and director of the Grand Theatre Ballet of Tours, which later become a Natio¬nal Centre of Choreography. He created more than twenty ballets for this company. In 1985, he created the Dance Fes-tival « le Chorégraphique ».
Monaco invited him to create Les Adieux for Les Ballets de Monte-Carlo and particularly in April 1987, Le Mandarin Merveilleux which was a great success. That same year, he asserted himself with L’enfant et les sortilèges. During the 1992-1993 season, he became Artistic Advisor of les Ballets de Monte-Carlo, and in September 1993, H.R.H. the Princess of Hanover appointed him as Director-Choreographer. His taking over as director of the company of fifty dancers has turned les Ballets de Monte-Carlo on a new path that ra¬pidly develops the level of maturity and excellence that is indicative of the company today.
He has created for les Ballets de Monte-Carlo : Bêtes Noires (1993), Home Sweet Home and Dov’e la luna (1994), Ubu-huha (1995), Vers un pays sage (1995), Romeo and Juliet (1996), Recto Verso (1997), l’Ile (1998), Cendrillon and Cas-se-Noisette Circus (1999), Opus 40, Entrelacs (2000), Oeil pour œil and La Belle (2001), Men’s Dance (2002), D’une Rive à l’Autre (2003), Noces (2003), Miniatures (2004), Le Songe (2005) , Altro Canto I et II (2006 et 2008), Faust (2007),Men’s Dance for Women (2009), Sheherazade (2009), Daphnis et Chloé (2010) these two creations for the Centenary of russian ballets comemoration in Monaco and Opus 50 (2011).
His personal inward quest is the origin of the new language that enables him to handle the great classics as well as to establish his mark in the world of abstraction-an artistic approach that has been heralded throughout the interna-tional press.
His fervent passion is the development of his company and its ability to open to other creators. Thus Jean-Christophe Maillot enriches the repertoire of the company by yearly inviting renowned choreographers to Monaco, and, at the same time, offering to young choreographers the opportu¬nity to work with his company.
With the same verve, he assumes his responsibilities as director and his vocation as choreographer, and relies on a choice of dancers whose strong and contrasting perso-nalities, as well as their great faculty of adaptation, spurs his never-ending pursuit to highlight their competency and
their professional artistry. This fundamental preoccupation leads him, in 2000, to create the Monaco Dance Forum, whose he is currently thé artistic director. Via the many tours of les Ballets de Monte-Carlo to which he gives great importance, Jean-Christophe Maillot is re¬cognised as one of the most represented French choreo¬graphers abroad: London, Paris, New York, Madrid, Lisbon, Seoul, Hong Kong, Cairo, Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brus-sels, Tokyo, Mexico, Beijing, Shanghai.
During the last years, he has been invited as guest chore-grapher by les Grands Ballets Canadiens, the Royal Swe¬dish Ballet, Essen Ballet , The Pacific Northwest Ballet, the Korea National Ballet, Stuttgart Ballett, Royal Danish Ballet, le Ballet du Grand Théâtre de Genève where he has staged his productions such as « Cinderella », « Romeo and Juliet »…
In March 2007, Manfred Beilharz, intendant of the Hessis-ches Staatstheater in Wiesbaden invited him to stage the opera « Faust » and Jean-Louis Grinda, Director of the Opera of Monte-Carlo, has proposed him to stage the ope¬ra « Norma » in 2009.
In 2007, he has produced his first dance film « Cinderella » then Le Songe in the fall 2008 ,from the ballet. Jean-Christophe Maillot’s production, La Belle, obtained the Nijinsky award for the best choreographic production of 2001 at the occasion of the Monaco Dance Forum in 2002, and the Danza & Danza Prize for the best show 2002, awarded by the Italian critics. Jean-Christophe Maillot was awarded the Prize «Choreographer» for the year 2007, at the occasion of the BENOIS DE LA DANSE Ceremony, on May 6, 2008 at the Bolshoi Theatre in Moscow for his pro¬duction Faust created in December 2007 in Monaco. Last year ,he was awarded the prize « Premio Dansa Valencia 2010 ».
Jean-Christophe Maillot is Officer of the Order of Cultu¬ral Merit and Chevalier of the Order of St Charles, in the Principality of Monaco and also Chevalier of the Order of Arts and Letter and Chevalier of the Legion of Honour in France.
 
 
PLACE DU CASINO MC 98000 MONACO
Tel: +377 98 06 28 55 Fax: +377 98 06 28 59
www.balletsdemontecarlo.com
info@balletsdemontecarlo.com

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