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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 09:53

 

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In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

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Le traitement de la DMLA dans l’œil du cyclone

Publié le 09/08/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


Paris, le jeudi 9 août 2012 – L’été n’est pas toujours propice aux sujets brûlants. Cette année semble cependant faire quelque peu exception. L’ophtalmologie française en fait en effet l’expérience depuis quelques semaines qui ont vu raviver une affaire dont les prémices remontent à plusieurs années. En ce temps là (au siècle dernier), le laboratoire Genentech (filiale américaine des laboratoires Roche) mettait au point un nouveau représentant de la famille des anticorps monoclonaux humanisés agissant contre le VEGF. La molécule est vendue d’une part aux laboratoires Novartis, d’autre part aux laboratoires Roche. Les premiers décident de développer à partir de cette molécule un traitement contre la DMLA humide (le Lucentis, ranibizumab), tandis que les seconds s’orientent vers la prise en charge des cancers digestifs (Avastin, bevacizumab).

Cancer du côlon, mon œil !

La très grande proximité de ces deux traitements apparaît au grand jour il y a quelques années à un ophtalmologiste américain, qui souffrant d’un cancer du côlon traité par Avastin constata que sa DMLA s’en trouvait également améliorée. Ce fut le point de départ d’un nouvel usage de l’Avastin dans de très nombreux pays riches. Forts de l’expérience de leurs confrères étrangers et se basant sur la publication de travaux confirmant l’efficacité d’Avastin dans la DMLA et son bon profil de tolérance, des médecins français ont eux aussi commencé à prescrire de l’Avastin pour le traitement de cette pathologie. Ces actes étaient pris hors AMM et nécessitaient que les pharmaciens hospitaliers réalisent eux même les préparations,  puisqu’il n’existe pas de présentation ophtalmologique de l’Avastin. Cependant, nombre de praticiens n’hésitèrent pas à prendre ce risque en raison du coût fortement moindre de l’Avastin par rapport au Lucentis.

Risque d’infections

Cette situation a depuis toujours été dénoncée par les autorités sanitaires en raison des risques inhérents aux conditions de préparation de l’Avastin. Le dernier rappel en date s’est montré plus ferme. Le 30 juillet, la Direction générale de la Santé (DGS) a confirmé avoir envoyé aux Agences régionales de santé (ARS) une instruction concernant les injections intravitréennes de préparation d’Avastin. Dans cette note, la DGS rappelle que la législation applicable aux préparations magistrales exclue l’utilisation de ce produit dans cette indication. La loi du 29 décembre 2011 notamment interdit en effet « la réalisation de préparations magistrales lorsqu’il existe déjà une spécialité pharmaceutique disposant de l’AMM ». Par ailleurs, la DGS indique que plusieurs cas d’infection de l’œil, probablement liés à aux conditions de mise au point du traitement, ont été signalés. De fait, la préparation serait « délicate » en raison notamment de l’absence de conservateurs dans l’Avastin. Le risque d’infections de l’œil aurait d’ailleurs été rapporté dans la littérature.

Prix en baisse pour Lucentis

Ce rappel à l’ordre a provoqué un véritable tollé chez de nombreux ophtalmologues, parvenant difficilement à comprendre qu’on leur interdise de prescrire un médicament au profil d’efficacité et de tolérance similaire, mais moins cher. Face à cette situation très complexe, le ministre de la Santé, Marisol Touraine a tenté de ménager l’ensemble des parties et intérêts en présence. Elle a ainsi tout d’abord promis que tout serait mis en œuvre pour faire diminuer le prix de Lucentis. La procédure est déjà en marche : un arrêté publié au Journal officiel en juin a entériné une baisse du prix de ce médicament de 9,6 % début juillet qui devrait être suivi d’une nouvelle diminution de 10,6 % début 2013, comme le rappelait récemment Le Point.  

Qui vivra, verra

Parallèlement, Marisol Touraine a formulé une invitation déguisée aux laboratoires Roche en déclarant avec sa fermeté habituelle : « Soit le laboratoire qui fabrique l’Avastin décide de demander une AMM, et cette demande sera examinée, soit le laboratoire ne le demande pas et alors il ne peut pas être prescrit pour soigner les yeux ». Il est cependant très peu probable que le laboratoire Roche décide de soumettre aux autorités sanitaires une extension d’AMM : il a déjà poliment rejeté à plusieurs reprises une telle suggestion. Tant les coûts qui seraient engendrés par cette procédure que les liens qu’il entretient avec Novartis l’en dissuadent certainement. C’est sans doute en parfaite connaissance de cette donnée que le ministre a opté pour une telle tactique, afin de faire montre que sur ce dossier le gouvernement avait fait tout son possible pour trouver la meilleure solution et ne pouvait désormais plus qu’attendre la décision des industriels. Mais les ophtalmologues, notamment hospitaliers, ne sont pas dupes et restent très déçus de la décision de la DGS. Le rendez-vous lundi entre le ministre de la Santé et les dirigeants de Novartis et de Roche ayant conclu que les discussions devaient se poursuivre « afin de garantir que les patients souffrant de DMLA soient assurés d’être soignés dans les meilleures conditions de sécurité et de prix » les aura sans doute également laissé sur leur faim.



Aurélie Haroche

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