Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:19


ArtMonaco_13_eflyer_INFO.jpg 

 

 

PRIMO WEB MAGAZINE AL MONDO DI MONACO DIVENUTO CARTACEO.       

IN PAGINA WEB AMBASCIATA D'ITALIA NEL PRINCIPATO DI MONACO   
  ►http://www.ambprincipatomonaco.esteri.it/Ambasciata_Monaco 

Laissez-vous conter… Eileen Gray, figure de l’architecture moderne à Menton

Du 18 décembre 2012 au 18 mai 2013

 

 

Découvrez ou redécouvrez Eileen Gray, artiste et architecte irlandaise géniale, figure du modernisme profondément attachée à la Riviera. Elle y a découvert une lumière rare, qui donne aux volumes toute leur intégrité, au point d’y réaliser deux villas exceptionnelles, la villa E-1027 (Cap-Martin) et Tempe a païa (route de Castellar). Deux demeures façonnées par celle que Le Corbusier surnommait la « pionnière de la modernité » architecturale.

L’exposition présente, en 11 panneaux abondamment illustrés, la vie et l’œuvre méditerranéenne d’Eileen Gray. Une maquette vous permettra également de découvrir l’univers quasi monastique de la villa Tempe a païa, en reproduisant la chambre à coucher de l’artiste.

Exposition organisée par le Service du Patrimoine de la Ville de Menton, Ville d’art et d’histoire, du 18 décembre au 18 mai 2013.

Renseignements :
Hôtel d’Adhémar de Lantagnac  
24, rue Saint Michel-Menton       
Tel : 04.92.10.97.10.
 

Entrée libre et gratuite  

Tous les jours, sauf lundi, dimanche et jours fériés, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

 


Dépliant disponible à l’Hôtel de Ville de Menton et au service du Patrimoine 

 

 

Eileen Gray, une figure de l’architecture à Menton

L’artiste et architecte irlandaise, Eileen Gray, éprise de formes pures, découvre la lumière de la Côte d’Azur, et plus particulièrement celle de Roquebrune-Cap-Martin puis de Menton, dans les années 1920-1930. Elle y réalise deux demeures exceptionnelles, véritables manifestes de la modernité : la Villa E-1027 au Cap-Martin et la maison Tempe a païa, route de Castellar à Menton. Deux villas et deux chefs-d’œuvre, qui témoignent de l’approche moderniste, tout à la fois esthétique et fonctionnelle, de l’art de vivre selon Gray. Proche de Le Corbusier qui la qualifie de « pionnière de la modernité », Eileen Gray est une figure incontournable des arts au XXe siècle : décoratrice, créatrice de mobilier puis architecte, elle est  une personnalité hors normes dont la Ville de Menton vous propose de (re)découvrir l’œuvre exceptionnelle.

 Eileen-Gray-portraitA.jpg

 

Eileen Gray, artiste moderne entrée dans l’Histoire

Eileen Gray naît dans le sud-est de l’Irlande dans la demeure familiale de Browswood le 9 août 1878. En 1900, Eileen et sa mère se rendent à Paris pour l’Exposition Universelle. Enchantée par la capitale, elle s’y installe deux ans plus tard avec deux amies. Ensemble, elles s’inscrivent à l’Ecole Colarossi, école de peinture fréquentée surtout par des étudiants étrangers, qu’elles délaissent pour l’Académie Julian. En 1907, la jeune Eileen décide de faire de Paris sa résidence. Elle rencontre Sougarawa, un artiste japonais qui va l’initier à l’art du laque. En 1913, elle expose ses premières réalisations en laque, au Salon des artistes décorateurs. Cette exposition la révèle au grand public. Parmi les visiteurs se trouvent ses futurs clients : le vicomte de Noailles, la femme de lettres Elisabeth de Gramont et le couturier Jacques Doucet qui lui achète le paravent « le Destin ». Elle réalise pour lui quelques-unes de ses plus belles pièces comme la table aux lotus. C’est en 1910 qu’Eileen Gray se met à dessiner des tapis. Lors d’un voyage au Maroc, elle apprend le tissage de la laine et la teinture à l’aide de colorants naturels.

 

Après la Première Guerre mondiale, Eileen Gray se lance dans la décoration d’appartements. Dès 1920, la presse spécialisée dévoile quelques détails de l’appartement décoré pour Madame Mathieu-Lévy, riche propriétaire du salon de mode Suzanne Talbot. En 1921, elle ouvre à Paris la galerie Jean Désert où, au milieu de ses œuvres, sont exposées celles de ses amis Sougarawa, Chana Orloff et Ossip Zadkine.

 

C’est en 1923 que, tournée vers l’architecture, Eileen Gray propose un premier projet d’habitation. Son dessin montre déjà quelques-unes de ses futures innovations architecturales, notamment des meubles encastrés. Sa décision d’aborder l’architecture modifie sa conception du mobilier. Elle ne cherche plus à créer des objets uniques en leur genre. Ses meubles sont désormais des prototypes qu’on peut facilement adapter et reproduire pour les vendre dans sa galerie. Ils sont désormais moins coûteux à fabriquer. Le métal, le verre et le bois brut sont ses nouveaux matériaux de prédilection. Cependant, elle ne tombe jamais dans le pur fonctionnalisme, convaincue de la suprématie de l’instinct et de l’émotion, et de la prédominance de l’artiste sur le technicien.

 

Son compagnon Jean Badovici, rédacteur en chef de la revue L’Architecture vivante, lui demande alors de meubler la maison qu’il vient d’acquérir à Vézelay puis de lui bâtir « un petit refuge dans le sud de la France ». Ce sera la villa E.1027 située en bordure de mer à Roquebrune-Cap-Martin. C’est grâce à lui qu’Eileen commence à fréquenter Le Corbusier, Ozenfant et Fernand Léger.

 

La villa E.1027

 

Les travaux commencent en 1926 et s’achèvent en 1927. La villa reçoit le nom d’E. 1027 qui s’explique ainsi : E pour Eileen, 10 pour J de Jean (la dixième lettre de l’alphabet), 2 pour B et 7 pour G. Dans cette œuvre, Eileen Gray étudie la lumière et les vents afin de faire bon usage de ces éléments. Tout l’espace est optimisé. Le mobilier encastré et fonctionnel reflète les conceptions minimalistes de l’époque et est à rapprocher des travaux du Bauhaus allemand, du Constructivisme russe et des maisons de Le Corbusier.

 

La villa Tempe a païa

 

Tout en construisant E.1027, elle achète un terrain près de Menton sur la route de Castellar. En 1932, elle y commence la construction d’une nouvelle demeure moderne, de dimension réduite. Contrairement à E. 1027, vouée à la détente, cette nouvelle demeure est un lieu spartiate, idéal pour la solitude, la réflexion et le travail. Elle y conçoit une nouvelle fois tout l’ameublement mais en l’intégrant encore davantage à l’architecture. Elle se tourne de plus en plus vers les éléments industriels tels que volets métalliques, lampes à monture flexible, stores préfabriqués. La maison est terminée en 1934 et reçoit le nom de Tempe a païa, extrait d’une expression populaire mentonnaise : « Tempe a païa u nespoure mahuran » (le temps et la paille font mûrir les nèfles).

 

Eileen Gray quitte Menton à cause de la déclaration de guerre pour y revenir à la Libération. La maison ayant été pillée, elle préfère retourner à Paris. En 1950, elle loue un petit appartement à Menton et entreprend de restaurer la villa. En 1953, les travaux sont enfin achevés. Mais à 75 ans, Eileen Gray n’a plus envie d’y vivre. Le peintre Graham Sutherland et son épouse l’achètent en 1954. Eileen écrit : « Je suis triste d’avoir quitté la région de Menton et de ne plus voir le paysage que j’aime tant ».

En 1970, elle fait le bilan de son travail reconnu dans le monde entier : « Il me semble stupide d’avoir accordé tant de place aux tapis et aux décors de mes débuts, dont personne ne se soucie plus. Alors que Tempe a païa, la maison en bord de mer et quelques croquis – si je réussissais à les terminer – peuvent encore intéresser les étudiants et ont beaucoup plus de valeur pour moi. »

 

Eileen Gray s’éteint le 31 octobre 1976 à l’âge de 98 ans. Ses cendres sont déposées au Père-L

 

ELLENGAYfacade-Tempe-a-PaiaA.jpg

 

La Villa Tempe a Païa, sur la route de Castellar à Menton (©Ville de Menton)

 

Contact Presse :
Nadine Torcolo, attachée de presse
nadine.torcolo@ville-menton.fr

04 92 10 50 14

 

Dossier réal

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : ROYAL MONACO RIVIERA ISSN 2057-5076
  •  ROYAL MONACO RIVIERA      ISSN 2057-5076
  • : Royal Monaco Riviera web magazine fondé par Luigi MATTERA est le PREMIER site online de Monaco en presse écrite . Royal Monaco Riviera, il primo sito online del Principato divenuto cartaceo.ARTE, CULTURA, SOCIETA' della Riviera Ligure e Costa Azzurra!
  • Contact

Recherche