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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 18:07

 

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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpgLuigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

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IVG : l’Europe suivra-t-elle la voie espagnole ?

 

 

Madrid, le lundi 30 décembre 2013 –Jusqu’en 2010, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’était possible en Espagne qu’à trois conditions : avant 12 semaines d’aménorrhée en cas de viol, avant 22 semaines si une malformation fœtale était dépistée et jusqu’à la fin de la grossesse si la santé physique ou psychique de la mère semblait en jeu (et en cas de malformation fœtale engageant le pronostic vital). Cette notion de danger pour la santé psychique de la mère connut au fil des ans une interprétation de plus en plus large, si bien que l’Espagne présenta bientôt un taux d’avortement comparable aux pays européens autorisant cette pratique sans restriction (si ce n’est de délai). Par ailleurs, certaines IVG se pratiquaient très tardivement (au-delà des cas de malformation fœtale engageant le pronostic vital), soulevant régulièrement l’émotion de la population. La loi portée par le gouvernement socialiste de Zapatero contribua à mettre fin à cette hypocrisie en autorisant pleinement l’avortement jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée et ne le permettant jusqu’à vingt-deux semaines qu’en cas de malformation du fœtus ou de danger pour la santé de la mère. Cette législation eut un effet contraire à l’explosion du nombre d’IVG tant redoutée par ses détracteurs: on compta 5 % d’avortement en moins sous son égide !

Des interruptions médicales de grossesse pour malformations du fœtus très restreintes

Cependant, le débat restait vif en Espagne et longtemps après l’adoption de la loi libéralisatrice de 2010 le sujet demeurait au cœur des préoccupations politiques. L’engagement de revenir sur la législation de Zapatero compta même parmi les propositions phares les plus discutées du parti populaire aujourd’hui au pouvoir. Le gouvernement de Mariano Rajoy n’a pas oublié sa promesse de campagne : vendredi, il a adopté en conseil des ministres son projet de loi de réforme de la loi autorisant l’avortement. S’il est adopté, l’IVG ne sera désormais plus possible qu’en cas de viol et si la santé mentale et physique de la mère est en danger. Afin d’éviter les dérives observées avant la loi de Zapatero, la menace psychique devra être attestée par l’avis concordant de deux psychiatres n’ayant aucun lien avec la clinique où aura été déposée la demande d’avortement. Concernant les malformations du fœtus, elles ne pourront donner lieu à une interruption médicale de grossesse que s’il s’agit d’une maladie mortelle à très court terme.

Un exemple pour l’Europe ?

La majorité parlementaire étant acquise au parti populaire, l’adoption du texte fait peu de doute. Les appels du parti socialiste contre le texte ont en effet peu de chance d’être entendus, même chez les élus de droite peu favorables au texte qui ne prendront pas le risque de désavouer le gouvernement sur un des engagements les plus marquants de son programme. Cette victoire annoncée du parti populaire n’empêche pas les opposants de se mobiliser activement. Les manifestations sont nombreuses dans la rue et sur internet (où l’on scande « plus jamais ça » en présentant des images de cintre ou d’aiguille à tricoter) et dépassent les frontières espagnoles. Outre la solidarité exprimée par les groupes féministes du monde entier, ces actions témoignent d’une crainte que cette loi espagnole initie un mouvement de retour sur les lois favorables à l'IVG dans l’Europe entière. Telle est d’ailleurs la volonté du gouvernement espagnol lui-même. « Nous avons fait la première loi qui reflète l'opinion majoritaire des citoyens européens (…) et je suis convaincu que cette initiative aura des prolongements dans les Parlements d'autres pays européens » a ainsi déclaré le ministre de la Justice espagnol, Alberto Ruiz-Gallardon qui a indiqué qu'il se rendrait à Bruxelles en février pour présenter le texte. Le ministre espagnol espère s’inscrire dans le sillage du rejet par le Parlement européen, il y a quelques semaines, du rapport du député portugais Edite Estrela qui souhaitait obtenir une reconnaissance européenne de la liberté de choix des femmes et plus largement du droit à l’IVG.

Une évolution contraire...en Irlande

Le vote très serré du Parlement européen (334 voix contre 327) révèle les tensions qui existent encore sur ce sujet au sein de l’Europe. Pour les associations telle que le Planning familial, l’année 2013 a d’ailleurs été marquée par le durcissement de plusieurs lois encadrant l’IVG. Son accès a ainsi été restreint en Biélorussie et en Macédoine. Par ailleurs, dans les pays où il est autorisé, les conditions sont souvent difficiles : en Hongrie, il n’y a désormais plus aucune clinique pratiquant gratuitement l’avortement médicamenteux, tandis qu’en Italie plus de 85 % des médecins font jouer leur clause de conscience pour refuser de pratiquer des avortements. Le Planning familial voit également comme un signe inquiétant le fait que la Suisse doit se prononcer en février 2014 sur un projet de loi d'initiative populaire, demandant l'arrêt du remboursement des IVG. Faut-il y voir une réelle menace sur le droit à l’avortement en Europe ? Ces craintes sont récurrentes mais ne doivent pas faire oublier certains mouvements contraires. Ainsi, en Irlande, qui connaît la législation la plus stricte en la matière puisque l’avortement n’est possible qu’en cas de danger pour la santé de la femme, le décès de Savita Halappanavar, une jeune dentiste morte de septicémie faute d’avoir vu sa grossesse interrompue alors qu’elle était en train de faire une fausse couche, a relancé le débat.

Aurélie Haroche


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Published by ROYAL MONACO - dans MEDECINE
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