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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 03:48

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  IL PRIMO WEB MAGAZINE AL MONDO DI MONACO DIVENUTO CARTACEO.

        

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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpgLuigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

PRESENTS:  Royal Monaco Médecine

 

ETRANGE DECISION DE LA MINISTRE MARISOL TOURAINE

Elle fait rembourser l' IVG mais pas certaines pilules! Si la pilule est jugée dangereuse il faut la retirer du marché plutôt que supprimer son remboursement!

Interview de Luigi Mattera

L’Agence nationale (française) de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé mercredi une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de 3e et 4e génération, présentant des risques sanitaires.

L’affaire ne date pas d’aujourd’hui, mais elle fait grand bruit en France ces derniers jours et tout laisse à penser que cela ne fait que commencer. Elle a resurgi à la mi-décembre dernier depuis la plainte - pour "atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine" - déposée par une jeune femme, dénommée Marion Larat, handicapée à 65 % depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) qu’elle impute à sa pilule contraceptive de troisième génération. De quoi susciter de légitimes interrogations.

Explications.

1 Le contexte. En France, les plaintes d’une trentaine de femmes (âgées de 17 à 48 ans) s’estimant victimes de pilules contraceptives de troisième et quatrième générations seront déposées au début de ce mois de janvier contre les laboratoires pharmaceutiques fabricants (Bayer, Schering, Merck et Pfizer). Les plaignantes ont subi divers problèmes de santé qu’elles attribuent à la prise de ce contraceptif : AVC (15 femmes), embolies pulmonaires (3), thromboses veineuses, phlébites. Avec une issue fatale pour l’une d’entre elles et des séquelles pour d’autres (tétraplégie, hémiplégie, épilepsie et aphasie).

2 L’actualité. Mercredi soir, le ministère français de la Santé a annoncé que les pilules contraceptives de 3e génération ne seront plus remboursées à partir du 31 mars 2013, avançant ainsi le déremboursement qui devait à l’origine intervenir le 30 septembre 2013. "Les pilules de 3e et 4e génération ne doivent plus être proposées en premier choix", a en outre précisé Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. A terme, la prescription pourrait être strictement limitée aux seuls médecins spécialistes, les gynécologues en l’occurrence.

3Les COC en question. Les COC ou contraceptifs oraux combinés associent deux hormones, l’œstrogène et un progestatif. Les composés progestatifs existants peuvent être classés en trois catégories, selon qu’ils soient de 1re, 2e, 3e ou 4e génération. Le Prof. Franco Borruto explique:

La pilule de 2ème génération est la plus classique, elle est remboursée par la Sécurité Sociale, elle contient les analogues des 2 hormones de l'ovaire (l'œstradiol et la progestérone), à des dosages variables. Elle est dite minidosée pour l'éthinyl-œstradiol (30 à 40 microgrammes), et contient un progestatif le lévonorgestrel.

Maintenant sont apparues celles de 3ème génération, avec l'objectif de réduire le dosage de l'éthinyl-oestradiol à 20-30 microgrammes, et d'utiliser de nouveaux progestatifs, notamment le gestodène et le désogestrel.

Les pilules de 4ème génération, où le progestatif est la drospirénone, réputée pour un effet très légèrement anti androgénique et diurétique, donc intéressant vis à vis de la pilosité et de la rétention d'eau et de sel. Le risque est ici aussi légèrement plus élevé qu'avec le progestatif classique.

4 Les risques. L’Agence européenne du Médicament (EMA) a effectué une revue de la littérature sur le risque de thrombose veineuse chez les femmes qui utilisent un contraceptif oral combiné (COC). Cette analyse confirme le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire), deux fois plus élevé chez les femmes utilisant un COC de 3e génération (contenant du désogestrel ou du gestodène) ou un COC contenant de la drospirénone que chez les femmes utilisant un COC de 2e génération contenant du lévonorgestrel. Par ailleurs, l’ANSM rappelle qu’il existe également un risque de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).

5 Les consignes. En l’absence d’études comparatives montrant un bénéfice supplémentaire pour les COC de 3e génération et pour les COC contenant de la drospirénone (parfois appelées COC de 4e génération), la prescription des COC de 2e génération contenant du lévonorgestrel doit être privilégiée par rapport aux COC de 3e génération contenant du désogestrel ou du gestodène et aux COC contenant de la drospirénone.

6 La conclusion. Toujours d’après l’ANSM, le rapport bénéfice/risque des contraceptifs oraux combinés reste positif quelle que soit leur composition, à condition de respecter les contre-indications et les précautions d’emploi. Néanmoins, afin de minimiser le risque de thrombose lié aux COC, qu’il soit veineux ou artériel, le rapport bénéfice/risque doit être évalué pour chaque patiente, précise encore l’Agence qui recommande aux prescripteurs de privilégier la prescription des COC de 2e génération contenant du lévonorgestrel, de rechercher les facteurs de risque, notamment de thrombose, lors de toute prescription d’un COC à une nouvelle utilisatrice, d’informer les femmes du risque de thrombose et les alerter quant aux signes cliniques évocateurs qui doivent les amener à consulter rapidement un médecin, d’effectuer un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit.

 

Toutes les générations de pilules contraceptives augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires",  "Ces risques sont toutefois minimes". . Le Prof. FRANCO BORRUTO réagit ainsi à un débat houleux autour de la pilule contraceptive en France: il est impératif que la prescription de la pilule comme de celle de tout médicament soit faite par un spécialiste compétent après une anamnèse et une évaluation des facteurs de risque; le tabagisme par exemple est une contre-ndication à  l’utilisation de la pilule.

"Le suivi passe d'abord par la prévention: on pourrait éventuellement envisager d'imposer des restrictions ciblées pour la prescription de la pilule, de quelque  génération qu'il s'agisse. Par exemple, dans les cas où on veut la prescrire en premier choix,  il faut  faire un choix informé et effectuer un bilan de coagulation obligatoire et pris en charge." 

Mercredi, Marisol Touraine a décidé d'avancer à mars 2013 la fin du remboursement des pilules de troisième génération. Ces pilules, plus faiblement dosées en œstrogènes, augmenteraient les risques de thrombo-embolie. Dans l'Hexagone, une trentaine de femmes victimes de maladies cardio-vasculaires, et ayant eu recours à ces pilules, ont d'ailleurs l'intention de porter plainte.

 "Mais ce sont bien des effets indésirables 'potentiels', dans la mesure où le lien de cause à effet avec la pilule n'a pas été formellement établi". Il n'y a pas de médication sans complications."Dans le cas des pilules contraceptives (toutes générations confondues), le risque de développer des maladies cardio-vasculaires est accru lors des six premiers mois de leur utilisation, mais diminue par la suite. Cela étant, le risque est minime (0'2 sur 10000 pour la pilule de deuxième génération 0,4 sur 10000 pour les pilules de 3et 4 génération) et bien moindre que chez les femmes enceintes".  La grossesse présente un risque calculé de 6 cas pour 10000 femmes au cours de la grossesse contre 3 à 4 pour 10000 utilisatrice de COC de 3ème génération, ce qui replace le débat à sa juste place".


On peut calculer à peu près:
Risque spontané de Thrombose Veineuse Profonde : 5/100.000
Risque de TVP sous EP de G2: 15/100.000
Risque de TVP sous EP de G3: 25/100.000
Risque de TVP en cas de grossesse: 60/100.000

Le premier coup de boutoir devrait venir de la puissante Food and Drug Administration(FDA), l’agence américaine du médicament. En octobre, elle a publié les résultats d’une vaste étude qui confirme la dangerosité des pilules de quatrième génération qui font la fortune de Bayer: Les femmes qui utilisent ces contraceptifs à base de drospirénone ont 74% plus de risque de contracter une thrombose que les utilisatrices des pilules de seconde génération. C’est pour discuter de ces résultats alarmants qu’une audition est prévue au siège de la FDA, jeudi. La sanction pourrait ensuite tomber rapidement. Sous la forme, peut-être, d’une recommandation faite aux médecins de ne plus prescrire en premier choix des pilules de nouvelle génération. Un tel geste aurait des répercussions.

L’agence devra sans doute réexaminer les risques qu’elle a relativisés jusqu’à présent.

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Le Monde , L'Express , La Croix , L’Humanité

Marisol Touraine : "Il faut éviter de donner le sentiment que la pilule serait un danger"

Le Monde constate que « la ministre de la Santé a tenu jeudi à rassurer sur l'utilisation de la pilule après avoir donné des instructions pour limiter la prescription de contraceptifs oraux de troisième génération, accusés de risques accrus de thrombose veineuse ». Marisol Touraine a ainsi déclaré qu’« il faut éviter de donner le sentiment que la pilule serait un danger. C'est un médicament. Et à ce titre elle ne peut pas être banalisée [...]. Il faut être très attentif, considérer que les pilules de troisième ou quatrième génération n'apportent pas forcément quelque chose de positif par rapport aux pilules de première ou deuxième génération ».

La ministre a ajouté : « Il faut faire en sorte, et c'est ce que je demande à l'ANSM, que cette pilule de troisième génération ne soit plus systématiquement prescrite en première intention mais retrouve sa place, c'est-à-dire qu'elle ne soit prescrite que quand la pilule de deuxième génération ne convient pas ».

Le Monde note que « le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a appelé à la prudence face une nouvelle "panique à la pilule" qui, comme en 1995 au Royaume-Uni, pourrait entraîner une "vague d'IVG". Le risque de thrombose veineuse est à relativiser, ajoute le Collège, avec un risque "deux fois supérieur" de thrombose lors d'une grossesse par rapport aux contraceptifs ».  

Le journal relève par ailleurs que « l'UNOF-CSMF et la Fédération des médecins de France ont critiqué la suggestion de l'ANSM de confier la prescription des pilules de troisième génération à certains spécialistes ». L'UNOF-CSMF déclare ainsi « s'indigner de voir, une fois de plus, les structures en charge de la sécurité du médicament laisser penser que les médecins généralistes sont les uniques responsables de la non-pertinence de prescription. [Le syndicat] se demande comment des mesures de remboursement ou de déremboursement avancées de 3 mois représentent une réponse adaptée à une médication présentée comme potentiellement dangereuse ».

La FMF estime pour sa part que les pouvoirs publics « proposent dans la panique des fausses solutions en désignant à l'opprobre les généralistes alors que ceux-ci sont et de loin les moindres prescripteurs des pilules de troisième et quatrième générations ».

De son côté, L’Express s’interroge : « N'en fait-on pas trop sur la pilule de 3e génération ? ». Dans un entretien, le Dr Pascale This, gynécologue, rappelle que « les "nouvelles" pilules ne sont pas sans danger. Le risque de faire une phlébite ou une embolie pulmonaire, par exemple, est multiplié par 2, passant de 2 à 4 accidents pour 10 000 utilisatrices. C'est à la fois peu en termes de santé publique, et beaucoup à l'échelle individuelle, dans la mesure où il existe des alternatives autant, voire plus satisfaisantes que ces pilules de 3e génération ».  

Le magazine remarque que « du côté du CNGOF en tout cas, on ne cache pas une certaine exaspération devant la "vague médiatique" qui entoure cette question, ni la difficulté de répondre aux "nombreuses interrogations de patientes désemparées". Et le CNGOF d'affirmer, par la voix de son président, le Pr Bernard Hédon, chef de service au CHU de Montpellier, que "même si le corps médical fait l'objet d'un marketing évident de la part des labos, nous ne prescrivons que ce que nous pensons être bénéfique pour nos patientes. Et nous le faisons en toute conscience" ». 

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
 

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