Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:59
RoyalMonaco_testata.jpg 

  ROYAL MONACO RIVIERA WEB MAGAZINE 

  PAGINA WEB AMBASCIATA D'ITALIA NEL PRINCIPATO DI MONACO   
  ►http://www.ambprincipatomonaco.esteri.it/Ambasciata_Monaco/ 

       

MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpg


Luigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, has been Captain aboard tanker ships . He got  University Doctorate in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years University Diploma  in Public Relations and Discipline Administration (IULM Milano)

 PRESENTS:  

Royal Monaco Médicine

ACTUALITE MEDICALE

 

Cancer de la prostate : une nouvelle polémique

Publié le 30/01/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


Tout ce qui concerne le cancer de la prostate (KP) est l’objet de controverses souvent passionnées. Et depuis des années, dans la littérature médicale comme au cours des congrès d’urologie et de cancérologie, partisans et adversaire du dépistage systématique par dosage des PSA s’affrontent. De même la conduite à tenir face à un KP avéré mais à faible risque évolutif n’est pas réellement fixée, et, pour un même patient, certains préconisent un traitement radical tandis que d’autres recommandent l’expectative armée.

La publication de l’étude REDEEM ne va pas échapper à ces polémiques (1).

REDEEM (pour REduction by Dutasteride of clinical progression Events in Expectant Management) fait suite à l’essai REDUCE publié en 2010. Celui-ci avait montré que, chez des sujets à risque élevé de KP, un traitement de 4 ans par un inhibiteur de la 5-alpha-testostérone-réductase, le dutastéride, diminuait de 22,8 % la probabilité que des biopsies prostatiques systématiques mettent en évidence un KP au cours du suivi. Les conclusions à tirer de REDUCE avaient été débattues. Les auteurs de l’étude estimaient que le dutastéride était devenue une option à envisager chez les sujets à risque (taux de PSA entre 2,5 et 10 ng/ml avec biopsies négatives). En revanche l’éditorialiste du New England Journal of Medicine soulignait que le dutastéride n’avait réduit que la fréquence des KP de score de Gleason peu élevé (5 à 6) diagnostiqués par des biopsies systématiques et non celles de KP plus évolutifs détectés sur des biopsies pratiquées devant des signes cliniques et biologiques qui sont ceux qui ont une importance pronostique.

Des effets semblant favorables sur la progression des cancers à faible risque

REDEEM avait pour objectif de tester le dutastéride dans une autre indication potentielle, les KP à faible risque pour lesquels une surveillance active est décidée.

Trois cent deux patients porteurs d’un KP de petit volume ayant un score de Gleason de 5 ou 6 et pour qui une expectative armée avait été choisie ont été randomisés en double aveugle en un groupe assigné à la prise de 0,5 mg de dutastéride par jour ou à celle d’un placebo. Le critère principal de jugement retenu pour cette étude était la progression de la maladie. Celle-ci était définie soit de façon anatomopathologique sur l’examen des biopsies systématiques répétées à 18 mois et 3 ans soit de façon clinique (décision de mise en route d’un traitement).

Sur ce critère, le dutastéride a été efficace avec, à 3 ans, 38  % de progression dans le groupe traitement actif contre 48 % dans le groupe placebo (p=0,009).

De plus un nombre plus élevé de patients n’avaient plus de cancer détecté sur les biopsies finales dans le groupe dutastéride que dans le groupe placebo (36 % contre 23 %). 

La tolérance du traitement a été comparable à ce qui a été observé dans les études précédentes avec cet inhibiteur de la 5-alpha-réductase avec des effets secondaires sexuels (notamment baisse de la libido ou trouble de l’éjaculation) ou une gynécomastie chez 24 % des patients contre 15 % sous placebo (p=0,11).

Les auteurs concluent que le dutastéride est une option à envisager chez les patients pour qui une surveillance active a été décidée.

Une conclusion très débattue

Cet avis n’est pas partagé par Chris Parker l’éditorialiste du Lancet (2).

Il souligne  la brièveté du suivi et surtout l’absence de réel double aveugle dans la mesure où la baisse des taux de PSA due au dutastéride était un indicateur permettant aux praticiens de connaître le groupe auquel avait été assigné chaque patient. De ce fait, les décisions de mettre en œuvre un traitement (qui étaient l’un des deux critères de progression retenus) ont pu (et même ont dû) être favorisées artificiellement dans le groupe placebo par des taux plus élevés de PSA. Aussi pour l’éditorialiste le critère le plus pertinent de progression était l’évolution anatomopathologique. Or la différence constatée en faveur du dutastéride sur ce critère n’atteignait pas le seuil de significativité statistique (29 % contre 33 %).

Pour Chris Parker REDEEM comme REDUCE laissent penser que le dutastéride diminue le volume des KP de bas grade sans effet favorable sur la progression des KP de haut grade. L’éditorialiste estime même que l’on ne peut éliminer un effet défavorable du produit sur les KP de haut grade puisque une analyse indépendante des résultats de REDUCE aurait montré que la fréquence des KP de score de Gleason 8 à 10 serait passée de 0,5 % sous placebo à 1 % sous dutastéride (risque relatif multiplié par 2,06 avec un intervalle de confiance à 95 % entre 1,13 et 3,75).

Pour toutes ces raisons Parker estime que, sur les bases de REDEEM,  le dutastéride ne peut être recommandé dans les KP à faible risque pour lesquels une surveillance active est devenue l’attitude de choix pour de nombreux spécialistes. 



Dr Nicolas Chabert

 

1) Fleshner N et coll. : Dutasteride in localised prostate cancer management : the REDEEM randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet 2012, publication avancée en ligne le 24 janvier (DOI:10.1016/S0140-6736(11)61619-X).
2) Parker C. : What (if anything) to do about low-risk prostate cancer. Lancet 2012, publication avancée en ligne le 24 janvier (DOI:10.1016/S0140-6736(11)60066-X).

 

Prostatectomie ou radiothérapie, que choisissez-vous ?

Publié le 08/02/2012   | 1 réaction Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

 

Parmi de nombreuses options thérapeutiques, la prostatectomie radicale (PR) et la radiothérapie (RT) sont proposées aux malades porteurs d’un cancer confiné à la prostate.  Le taux de succès de ces deux techniques est similaire, mais leurs risques sont différents. Il n’existe pas de directives pouvant guider ce choix et les informations sur internet sont de qualité variable. L’idéal serait de pouvoir disposer d’esssais cliniques randomisés (ECR), mais il y en a très peu, ce qui s’explique par la réticence des patients à y entrer.

Pour ne pas influer sur le choix de leurs malades, les auteurs allemands ne les ont interrogés qu’après le début du traitement. Ils leur ont demandé ce qu’ils savaient du cancer et des options thérapeutiques possibles, les arguments qui les avaient déterminés, et enfin si, par hypothèse, ils auraient accepté d’entrer dans un ECR.

Un onco-psychologue a interrogé 18 opérés récents et 13 patients venant de débuter une RT. Les patients du groupe PR étaient plus jeunes (64 vs 69 ans) que ceux du groupe RT, mais le milieu social, la profession, le nombre d’enfants étaient similaires. Sur les 31 sujets, 2 ont dit avoir pris leur décision seuls, 2 ont déclaré s’en être remis entièrement à leur médecin, et les 27 autres ont affirmé avoir partagé avec lui la responsabilité du choix du traitement. Tous ont aussi pris l’avis de leurs proches, ou de relations ayant eu la même maladie ; ils ont consulté parfois des livrets imprimés, et l’internet (surtout dans le groupe PR). La plupart des malades (26/31) ont pris plusieurs avis médicaux avant de s’engager, mais tous ont vu au moins un urologue. Les urologues ont en général préconisé la PR, mais 3 malades ainsi conseillés sont allés voir un autre urologue qui les a orientés alors vers la RT.

Si les avis des praticiens ont très largement influencé le choix du traitement, celui-ci a été orienté par bien d’autres éléments : expérience d’un autre malade, information glanée personnellement, contraintes pratiques (grande distance d’un centre de RT), crainte des effets secondaires (surtout de la PR), convictions personnelles (la chirurgie est plus radicale). La majorité avait une opinion bien tranchée mais quelques-uns se sont déclarés conscients des avantages de l’autre méthode. Tous les malades du groupe PR ont pris leur décision rapidement, mais 5 des 13 RT ont hésité pendant 2 mois à…8 ans. Enfin, à la question : auriez-vous accepté de participer à un ECR ?, 22 patients (71 %) ont répondu non.



Dr Jean-Fred Warlin

 

Ihrig A et coll. Treatment decision-making in localized prostate cancer: why patients chose either radical prostatectomy or external beam radiation therapy. BJU International 2011; 108: 1274-1278.

Partager cet article

Repost 0
Published by royalmonacoriviera - dans MEDECINE
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : ROYAL MONACO RIVIERA ISSN 2057-5076
  •  ROYAL MONACO RIVIERA      ISSN 2057-5076
  • : Royal Monaco Riviera web magazine fondé par Luigi MATTERA est le PREMIER site online de Monaco en presse écrite . Royal Monaco Riviera, il primo sito online del Principato divenuto cartaceo.ARTE, CULTURA, SOCIETA' della Riviera Ligure e Costa Azzurra!
  • Contact

Recherche