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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:23

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MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE 

Luigi39tab-copie-1.jpgLuigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, he has been Captain aboard tanker ships . He got  Italian UNIVERSITY DOCTORATE in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years UNIVERISTY DIPLOMA in Public Relations and Discipline Administration (ISTITUTO UNIVERSITARIO LINGUE MODERNE -  Milano)

 

PRESENTS:  Royal Monaco Médecine

 

Cancer du sein : mieux tenir compte du risque coronarien de la radiothérapie

  Publié le 19/03/2013

 

 


La létalité du cancer du sein a nettement diminué ces dernières décennies (de 28 % aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années). Cette amélioration est liée à la fois à un diagnostic plus précoce (notamment grâce au dépistage) et au progrès de la prise en charge. Celle-ci repose aujourd’hui sur diverses modalités thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, thérapie ciblée…) utilisées isolément ou en association selon le stade tumoral.

La radiothérapie y joue un  rôle majeur notamment pour les femmes ayant bénéficié d’une chirurgie conservatrice ou chez celles qui ont un risque élevé de récidive après mastectomie.

Avec l’allongement de l’espérance de vie des femmes traitées pour néoplasie mammaire s’est rapidement posée la question des risques cardiologiques à moyen et long terme de ces irradiations thoraciques, tout particulièrement en cas d’atteinte du sein gauche.

Or ce danger était jusqu’ici mal évalué en raison de la nécessité d’un suivi très prolongé, de la connaissance souvent imparfaite des doses de radiations délivrées dans la région cardiaque et de la confusion possible avec d’autres facteurs de risque vasculaire ou avec les effets secondaires cardiaques d’autres thérapeutiques prescrites au cours de l’évolution de la maladie.

Plus de 2000 femmes traitées par radiothérapie

Pour tenter de mesurer le risque de cardiopathie ischémique chez les femmes ayant bénéficié d’une radiothérapie pour une néoplasie mammaire, Sarah Darby et coll. ont conduit une très vaste étude cas témoins au Danemark et en Suède. A partir des registres médicaux d’une qualité exceptionnelle de ces deux pays, il a été possible d’isoler 963 cas de femmes traitées par radiothérapie externe pour un cancer du sein (avant 70 ans) entre 1958 et 2001 et ayant présenté au fil du temps un événement coronarien majeur (infarctus du myocarde, revascularisation myocardique, décès par cardiopathie ischémique). Ces patientes ont été comparées à 1 205 femmes-témoins appariées chez lesquelles un cancer du sein avait également été traité par radiothérapie mais indemnes de cardiopathie ischémique au cours de leur évolution. Pour les cas et les témoins la dose de rayonnements ionisants reçue au niveau de l’aire cardiaque a été évaluée à partir des dossiers de radiothérapie. La moyenne des doses reçues à ce niveau était de 4,9 Gy (6,6 Gy pour les cancers du sein gauche et 2,9 Gy pour les cancers du sein droit).

Le risque coronarien relatif s’accroit de 7,4 % par gray reçu par le cœur

Il a ainsi été possible de montrer que le taux d’événements coronariens majeurs s’accroissait de façon linéaire avec la dose de rayonnements reçus par le cœur en augmentant de 7,4 % pour chaque gray sans seuil minimum apparent. Cette augmentation du risque débutait dès les 5 premières années après la radiothérapie et se maintenait jusqu’à la 3ème décennie. L’accroissement de la fréquence des événements coronariens était similaire en valeur relative quel que soit par ailleurs le risque vasculaire (mais était supérieur en valeur absolue chez les femmes ayant d’autres facteurs de risques vasculaire).

En comparant les données de ces patientes à celles de la population féminine générale non irradiée, il a été possible d’estimer en valeur absolue le risque coronarien lié à une irradiation cardiaque.
3,2 % d’événements coronariens majeurs en plus pour une irradiation cardiaque de 10 Gy
Pour une irradiation cardiaque de 3 Gy à l’âge de 50 ans chez une femme n’ayant pas de facteur de risque vasculaire, la probabilité de décès par coronaropathie avant l’âge de 80 ans s’accroît de 0,5 % (passant de 1,9 à 2,4 %) tandis que la probabilité d’événements coronariens majeurs augmente de 0,9 % (passant de 4,5 à 5,4 %). Pour une femme du même âge sans autre facteur de risque vasculaire avec une dose de 10 Gy les décès de causes coronariennes et d’événements coronariens majeurs s’accroissent respectivement de 1,5 % et de 3,2 %.  

Grâce à ce travail, il devient donc possible d’approcher au cas par cas la majoration du risque coronarien induite par la radiothérapie en tenant compte de la dose reçue et du niveau de risque initial. Cet accroissement du risque devrait être mis en balance individuellement avec le bénéfice attendu de la radiothérapie en termes de mortalité liée au cancer du sein et pris en compte dans la décision thérapeutique. La question est cependant d’autant plus ardue que cette étude n’a pas évalué les risques cardiaques non coronariens de la radiothérapie (péricardiques, myocardiques, valvulaires ou rythmiques) et que les effets secondaires cardiaques des anthracyclines et de certaines nouvelles thérapies peuvent également interférer avec le système cardiovasculaire.

Quid des sur-diagnostics traités par radiothérapie ?

Au-delà de ces problématiques très complexes cette étude doit-elle nous conduire à réévaluer notre appréciation des conséquences des sur-diagnostics inhérents au dépistage mammographique systématique du cancer du sein ? En effet selon une estimation présentée dans une tribune du BMJ sous la signature de Michel Baum (2), 4 sur-diagnostics de cancer du sein sur 5 seront traités par radiothérapie, ce qui accroîtra ipso facto et significativement leur probabilité de décès de cause coronarienne, et ce sans contrepartie puisqu’il s’agit par hypothèse de tumeurs qui ne se seraient pas manifestées en dehors du dépistage. Or ce risque n’est jamais pris en compte lorsque l’on tente d’évaluer les avantages et les inconvénients du dépistage systématique… 



Dr Gilles Haroche

 

1) Darby S et coll.: Risk of heart disease in women after radiotherapy for breast cancer. N Engl J Med., 2013; 368: 987-98.
2) Baum M.: Harms from breast cancer screening outweigh benefits. BMJ, 2013; 346 : f385.

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