Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:59

 

 

RoyalMonaco_testata 

 

ROYAL MONACO MEDICINE 

  

PAGINA WEB AMBASCIATA D'ITALIA NEL PRINCIPATO DI MONACO   
  ►http://www.ambprincipatomonaco.esteri.it/Ambasciata_Monaco/  

RETROUVEZ NOS ARTICLES SUR "ROYAL MONACO JOURNAL" BIMENSUEL DE IL FOGLIO ITALIANO
DECEMBRE BLOG RANK  74

   

MEDICINE & CHINESE TRADITIONAL MEDICINE

 

Luigi39tab-copie-1.jpg


Luigi Mattera is a certified by CERFPA (St. Laurent du Var-France) in HOMEOPATHY (biennale) & ZUO TUINA MASSAGE OF TRADITIONAL CHINESE MEDICINE - Online certificate from TEXAS CHIROPRACTIC COLLEGE (Pasadena-Texas 2007) in CHIROPRACTIC SPORTS & CHIROPRACTIC TREATMENT OF GOLF INJURIES.

In the past, has been Captain aboard tanker ships . He got  University doctorate in Foreigner and Litterature Languages (IULM Milano - Italy) and 3 years University Diploma  in Public Relations and Discipline Administration (IULM Milano)

 PRESENTS:

ACTUALITE MEDICALE

 

Cancer de la prostate : une plus longue survie sans métastase sous dénosumab

Publié le 14/01/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir


Les métastases osseuses sont une cause majeure de morbidité et de mortalité dans le cancer de la prostate, posant de très lourds problèmes de santé publique.

Leur extrême fréquence résulte d’interactions étroites entre l’os et les cellules tumorales, ces dernières sécrétant dans le microenvironnement osseux des facteurs de croissance qui favorisent l’expression par les cellules stromales et par les ostéoblastes du  RANKL (Receptor Activator for Nuclear Factor κ B Ligand), médiateur essentiel de la formation, de la fonction et de la survie des ostéoclastes. L’activation du RANKL conduit, en effet, à une accélération du turn-over osseux, lui-même aidant grandement à l’implantation des cellules tumorales sur le squelette. De fait, un modèle préclinique a fait la preuve que l’inhibition ostéoclastique prévenait l’apparition de métastases osseuses dans le cancer de la prostate.

Le dénosumab, anticorps monoclonal  d’origine humaine qui se lie spécifiquement et inhibe le RANKL, a déjà été approuvé aux USA dans la prévention des lésions squelettiques et des métastases de tumeurs solides.

Une étude prospective de phase 3, en double aveugle, randomisée, contre placebo a donc été conduite pour évaluer les effets du dénosumab au cours du suivi de cancers prostatiques sans  métastases osseuses décelables à l’inclusion chez des patients à haut risque de progression néoplasique. Ce travail a enrôlé 319 centres dans 30 pays.

Des cancers à haut risque de progression métastatique

Les patients éligibles étaient  des hommes de 18 ans ou plus, souffrant d’un  cancer de la prostate histologiquement prouvé, dont l’état général était conservé (OMS : 1-2) et dont les grandes fonctions étaient satisfaisantes, la valeur initiale de la  fonction rénale n’ayant toutefois pas été prise en compte dans les critères d’inclusion. Ils avaient tous antérieurement subi une orchidectomie bilatérale ou reçu un traitement hormonal de plus de 6 mois par un agoniste de la GhRH ou par un antagoniste hormonal puis développé ultérieurement une hormono-résistance. Leur  testosteronémie  de base était abaissée à moins de 1,72 nm/l. Ils étaient tous à haut risque de progression néoplasique, ce dont témoignait un taux de PSA égal ou supérieur à 8,0 µg/l dans les 3 mois  ayant précédé la randomisation et/ou un doublement de ce taux dans les 10 mois. Etaient exclus de l’étude les malades dont la ou les métastases avaient été mises en évidence  lors de l’imagerie initiale (scintigraphie isotopique et, si nécessaire, scanner, IRM ou radiographies standard), ceux avec des antécédents d’ostéomyélite, d’ ostéonécrose de la mâchoire ou d’autres cancers dans les 5 ans précédents, ceux ayant  déjà reçu un traitement par dénosumab ou par bisphosphonate IV, enfin ceux chez qui avait été administré un bisphosphonate  per os de façon continue pendant 3 ans ou plusLes traitements concomitants ou les autres traitements anti-néoplasiques en cours ont été poursuivis durant l’essai.

Le protocole de soins a consisté en l’administration par voie sous cutanée de 120 mg de dénosumab toutes les 4 semaines ou d’un placebo sous forme de sérum physiologique. En dehors de la découverte d’une hypercalcémie, un apport vitamino-calcique était vivement recommandé.

Un retard à la survenue de la première métastase

Ainsi, entre Février 2006 et Juillet  2008, 1 432 patients ont été randomisés, 716 dans le bras dénosumab, 716  dans le bras placebo.Une scintigraphie isotopique de suivi a été réalisée tous les 4 mois avec, en cas de doute sur une métastase, confirmation par une seconde imagerie (scanner, IRM ou radiographies conventionnelles). Le suivi en imagerie a été maintenu jusqu’en Juillet 2010 et le recueil d’informations jusqu’en Décembre 2010.

La durée moyenne de l’étude a été de 19 mois (9-30) dans le groupe dénosumab et de 18 (9-30) dans le groupe placebo. Durant cette période, 605 patients dont développé une métastase osseuse, symptomatique dans 165 cas, silencieuse dans les 440 autres. Cent décès ont été à déplorer.

Le résultat le plus marquant de l’étude a été la démonstration que le dénosumab  prolongeait la survie sans métastases (c'est-à-dire le délai jusqu’à l’apparition de la première métastase ou jusqu’au décès)  de 4,2 mois en moyenne, ce délai passant de 25,2 mois sous placebo à 29,5 mois sous traitement, soit une diminution du risque de 15 % (p = 0,028).

Le dénosumab a également retardé la survenue de la première métastase, symptomatique ou non, le délai passant de 29,5 mois dans le groupe témoin à 33,2 mois dans le groupe traité (p = 0,032 )

Par contre, la survie globale n’a pas été significativement différente dans les 2 groupes, respectivement de 43,9mois sous dénosumab et 44, 8 sous placebo (p =0 91).

Les effets secondaires les plus fréquemment  observés ont été des douleurs rachidiennes, des arthralgies, une diarrhée, des infections urinaires avec un taux de survenue égal dans les 2 groupes. Par contre, 33 patients (5 %) ont développé,  sous  dénosumab, une ostéonécrose du maxillaire, aucun cas n’ayant été rapporté dans le groupe témoin ; 12 (2 %) ont présenté également sous traitement une  hypocalcémie face à 2 (1 %) sous placebo .Aucun anticorps anti-dénosumab ‘a été détecté dans le sérum en cours d’étude.

Ainsi, au terme d’une large étude multicentrique, randomisée, de phase 3, contre placebo, il apparaît que le dénosumab, anticorps d’origine humaine inhibiteur du RANKL, prolonge de façon significative le délai de survie sans métastases de patients porteurs d’un cancer prostatique en échappement hormonal et à haut risque métastatique. Cet  effet bénéfique confirme le rôle majeur joué par le microenvironnement osseux et l’importance du ligand RANKL dans la survenue de métastases osseuses au cours des cancers de la prostate.



Dr Pierre Margent

 

Smith MR et coll. : Denosumab and bone-metastasis-free survival in men with castration-resistant prostate cancer: results of a phase3, randomized, placebo- controlled trial. Lancet, 2012 ; 379 : 39-46

Partager cet article

Repost 0
Published by royalmonacoriviera - dans MEDECINE
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : ROYAL MONACO RIVIERA ISSN 2057-5076
  •  ROYAL MONACO RIVIERA      ISSN 2057-5076
  • : Royal Monaco Riviera web magazine fondé par Luigi MATTERA est le PREMIER site online de Monaco en presse écrite . Royal Monaco Riviera, il primo sito online del Principato divenuto cartaceo.ARTE, CULTURA, SOCIETA' della Riviera Ligure e Costa Azzurra!
  • Contact

Recherche