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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 16:33
VENDEE GLOBE: PREMIERE SITUATION DE CRISE AVEC LE SAUVETAGE DE KEVIN ESCOFFIER

Par. Yacht Club de Monaco

Opération sauvetage de Kevin Escoffier (PRB)
Mardi 01 décembre 2020 – Le Vendée Globe a connu sa première situation de crise en sa quatrième semaine de course avec le sauvetage de Kevin Escoffier alors qu’il se trouvait dans les 40e Rugissants. Le skipper de PRB, qui occupait la 3e place, a déclenché sa balise de détresse lundi en fin d’après-midi. Réfugié dans son radeau de survie, le Malouin a été récupéré sain et sauf par Jean Le Cam (Yes We Cam) après plusieurs heures de recherches. La Direction de Course a par ailleurs décidé de dérouter trois autres concurrents qui naviguaient dans la même zone : Sébastien Simon (Arkea Paprec), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) et Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco). Opération sauvetage au large de l’Afrique du Sud Jean Le Cam (Yes We Cam) est donc arrivé en premier sur zone à 17h00 lundi soir. Un contact visuel a très vite pu être établi ainsi qu’un échange vocal avec Kevin Escoffier (PRB), alors que la nuit tombait. Mais les conditions météorologiques rendent l’approche particulièrement difficile. Le temps de revenir au plus près du radeau, le skipper de Port-la-Forêt perdra de vue Kevin Escoffier ainsi que le signal de l’AIS (balise de détresse). Les heures s’écoulent et l’incertitude grandit. De nombreuses manoeuvres plus tard, le Finistérien voit au loin un flash lumineux et comprend rapidement que tout va se jouer dans un futur très proche. Simultanément, les opérations de secours sont déployées et la direction de course décide de dérouter trois autres skippers : Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) ainsi que Boris Herrmann (SeaExplorer – Yacht de Monaco). Ce mardi matin lors d’une vacation radio, le skipper allemand raconte ces dernières 24h00 « j'étais très concentré sur ma tâche et j'avais un secteur de recherche que je devais fouiller de très près - avec 600 mètres entre chaque passage. Un passage m'a pris une heure. Il aurait donc fallu 15 à 20 heures pour fouiller la zone qui m'avait été attribuée. À ce moment, bien sûr, on se rend compte de l'étendue du champ de recherche et on cherche une aiguille dans une botte de foin. J'étais très motivé et j'ai cherché aux bons endroits du mieux que j'ai pu. Il faisait extrêmement froid, avec une forte houle et des embruns qui arrivaient sur le pont. C'était formidable de voir que la direction de course a détourné tous les bateaux disponibles à proximité et que nous avons pu chercher en flotte. Nous avons donc donné toutes nos chances à la chance, et la chance a finalement permis de retrouver Kevin. C'est un grand soulagement et maintenant la tension diminue. Bien sûr, il y a aussi une certaine tristesse et je pense à lui. Je suis de retour dans la course, mais dans la tête, je ne suis pas encore complétement dedans » Rescapé in extremis Il venait d’entrer dans les 40es Rugissants lorsque l’aventure a pris fin. En deux minutes seulement, tout s’est joué. Kevin Escoffier (PRB) a juste eu le temps de constater l’étendue des dégâts avant d’envoyer un message extrêmement alarmant à son équipe « je coule, ce n’est pas une blague. MAYDAY ». Combinaison de survie sur le dos, il a pu sauter à l’eau dans son radeau avant de voir son bateau sombrer alors qu’il se trouvait à plusieurs centaines de milles du Cap de Bonne Espérance. Le skipper expliquera plus tard que PRB s’est replié sur lui-même dans une vague à 27 noeuds. L’arrière du bateau était sous l’eau et l’étrave pointait vers le ciel avant qu’il ne se brise en deux en avant de la cloison de mât. Balloté dans une mer déchainée soufflée par 35 noeuds de vent pendant onze heures, le skipper a finalement été secouru au milieu de la nuit par le doyen de la course, Jean Le Cam. La Direction de Course doit maintenant se prononcer pour déterminer dans quelles conditions Kevin Escoffier (PRB) retrouvera la terre ferme mais aussi comment la perte de précieuses heures de course seront redistribuées aux concurrents qui se sont déroutés. Pour suivre la course : www.ycm.org ou https://team-malizia.com

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