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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 15:50
ROYAL MONACO MEDECINE: Prévenir le cancer : le secret des bêtes sauvages

Cancer : notre société s’est malheureusement habituée à ces six lettres.

Nous avons tous dans dans notre entourage au moins une personne atteinte de cancer.

Selon une étude parue récemment dans The Lancet, qui a suivi pendant onze années une cohorte de plus de 160 000 personnes entre 35 et 70 ans, le cancer est devenu, malgré les progrès médicaux, la première cause de mortalité dans les pays développés[1].

Devant les maladies cardiovasculaires.

Nous faisons des progrès en matière de traitement de certains cancers : l’espérance de vie est allongée, certains cancers, notamment chez les enfants, peuvent être guéris. Mais en matière de prévention, nous ne faisons aucun progrès

Mais, comment éviter d’avoir un cancer ?

Angelina Jolie a démontré par l’absurde notre impuissance : porteuse d’une anomalie génétique qui augmente le risque du cancer du sein, elle a choisi de pratiquer une double mastectomie[2] puis une ovariectomie -une ablation des seins et des ovaires, rien de moins, pour, espérons-le pour elle, réduire la probabilité que cette maladie ne se déclenche.

Pourquoi sommes-nous incapables d’agir avant le cancer, autrement qu’en nous mutilant ?
 

Un mystère aussi grand que celui de la vie

Par cancer, nous désignons un grand nombre de maladies très différentes qui n’ont qu’une seule chose en commun : leur principe.

Certains cancers sont très graves, d’autres beaucoup moins, certains agissent très rapidement, d’autres n’ont aucun effet avant des années. Un cancer peut surgir sur n’importe quelle partie de notre corps, littéralement de la tête aux pieds.

Mais tous les cancers ont une similitude :

  • Des cellules du corps se mettent à se diviser de manière anarchique ;
     
  • elles ne remplissent plus leur fonction centrale ;
     
  • et perturbent le bon fonctionnement des cellules environnantes.
     

Comme notre corps contient près de trois cents types de cellules différents, cela fait autant de cancers possibles.

Or le principe de la division cellulaire est la base même de la vie, pour des organismes complexes tels que nous :

  • sans division cellulaire, pas de développement de l’embryon ;
     
  • pas de spécialisation des cellules ;
     
  • pas de renouvellement des cellules ;
     
  • pas de brassage ni de modification de l’ADN, donc pas d’évolution.
     

Pas de complexité.

Pas de capacité à guérir. 

Ni intelligence, ni mémoire.

Si nos cellules ne se divisaient pas, nous serions des protozoaires unicellulaires, ce qui nous simplifierait drôlement l’existence.
 

Les cellules cancéreuses tentent d’échapper à leur destin

Les cellules cancéreuses détournent le processus de division cellulaire de trois manières :

  • Elles se mettent à se diviser de façon désordonnée.
     
  • Elles ne terminent pas leur transformation en cellules matures, capables d’accomplir une tâche spécifique. Elles demeurent à l’état de cellule indifférenciée, n’ayant d’autre but que de se multiplier.
     
  • Elles refusent de mourir, échappant au système immunitaire et ignorant l’ordre qui leur est donné de s’auto-détruire. C’est l’apoptose, le principe de mort programmée qui permet au corps d’éliminer toute cellule défectueuse ou vieillissante.
     

C’est comme si elles tentaient d’échapper au cycle de la vie et de la mort. 

Ces cellules éprises de liberté causent d’infinis désordres.

Comme si dans une classe, des enfants sages, au lieu de prendre place et de sortir leurs cahiers, se mettaient à jeter leurs affaires en l’air, à taper sur la table et à sortir par la fenêtre, tout en se multipliant.

C’est l’anarchie, le chaos. Un chaos contre lequel notre corps ne parvient pas à se défendre dans la plupart des cas.
 

Le mystère du cancer : une cellule saine qui, soudain, dysfonctionne

On ne sait pas pourquoi une cellule saine devient cancéreuse.

On connaît certains facteurs de risques, plus ou moins décisifs selon les cancers :

  • le tabac
     
  • les radiations
     
  • certains produits chimiques
     
  • des facteurs héréditaires
     

Mais ce qui modifie activement le comportement de la cellule, on l’ignore.

Dans certains cancers, il y a plus de 500 gènes potentiellement défectueux. Pourquoi un gène s’active, ou se désactive ? Pourquoi une mutation anodine, spontanée, défectueuse, comme il s’en produit sans arrêt, évolue en cancer, alors que toutes les autres sont réglées par l’apoptose ?

On ne sait pas.

Des milliers de chercheurs traquent chacune de ces mutations et tentent d’identifier une cause précise, sur laquelle on pourrait agir. Jusqu’ici en vain, ne serait-ce que pour un seul cancer.

Mais d’autres chercheurs ont choisi une voie complètement différente. Car ils ont réalisé que certains animaux ne souffraient pas du cancer.
 

Baleine, chauve-souris, éléphants, rats, l’étrange zoo du cancer

Le cancer étant une maladie relative à la transmission génétique, la logique voudrait que tous les animaux, du moins tous les mammifères, présentent les mêmes risques d’évolution cancéreuse.

C’est en grande partie vrai. Votre chat pourrait mourir d’un lymphome félin, qui attaque les globules blancs. Chez les chiens, les cancers les plus fréquents sont ceux du foie et des os. Chez les animaux de compagnie, qui vieillissent en paix dans nos appartements et sont généreusement nourris, le cancer est devenu la première cause de mortalité, comme chez leurs maîtres.

Mais il y a des exceptions. Des animaux qui ne souffrent jamais, ou très rarement, du cancer. Même à des âges avancés.

La baleine boréale est un des plus gros animaux vivants. Certains spécimens peuvent mesurer plus de 20 mètres. C’est aussi un des animaux qui vit le plus longtemps : jusqu’à deux cents ans. Avec autant de cellules, et une aussi longue espérance de vie, la baleine boréale a tout le temps de développer des tas de cancers. Et pourtant non.

Dans le même registre, gros et vieux, l’éléphant ne développe pas de cancers[3].

Des équipes de scientifiques se sont mises à chercher pourquoi certains animaux ne souffrent jamais de cancer. Y a t-il un mécanisme de défense, une forme d’adaptation commune à tous ces animaux, que l’on pourrait transférer à l’homme ?
 

Pas un mais des mécanismes de défense spécifiques à chaque espèce

Jusqu’ici les résultats sont encourageants, mais impossibles à utiliser.

Oui, on arrive à comprendre pourquoi certains animaux ne souffrent pas de cancer.

Mais non, on n’a pas trouvé le mécanisme imparable qu’on pourrait adapter à l’espèce humaine.

Dans le cas de l’éléphant, les chercheurs ont découvert que cet animal possède 19 variations d’un gène (le TP53[4]) qui, normalement, déclenchent l’élimination des cellules cancéreuses[5]. C’est comme si au lieu d’avoir une seule munition contre la tumeur, comme nous, l’éléphant en avait 19 !

Mais si on considère le rat taupe, sa technique anti-cancer est totalement différente. Il a une structure de cellules particulière, avec une enveloppe extra-cellulaire plus rigide, grâce à une concentration élevée d’acide hyaluronique. Cette matrice permettrait de limiter la croissance de tumeurs.

La baleine boréale quant à elle, exprime plus fréquemment deux gènes[6] connus pour favoriser la réparation de l’ADN lors de mutations défectueuses[7].

Ces trois exemples, pour l’instant les mieux étudiés, indiquent qu’une meilleure résistance au cancer est liée à la capacité à gérer les anomalies cellulaires qui pourraient dégénérer en cancer. 

Ces trois espèces ont développé un mécanisme permettant, soit de réduire la survenue des mutations génétiques (baleines), soit de prévenir l’accumulation de ces mutations (éléphants), soit de limiter la croissance cancéreuse (rats taupes). 

Mais il est frappant de voir, notamment pour des espèces dont l’espérance de vie est supérieure à la nôtre, que chaque cas est particulier : l’évolution a doté éléphants et baleines de mécanismes de défense génétiques différents. Et ceux-ci sont malheureusement impossibles à transposer chez l’homme, en l’état actuel de nos connaissances.

Et pourquoi n’avons-nous pas notre propre mécanisme de défense ? Apparemment, l’évolution n’a pas jugé qu’il était bénéfique pour l’espèce humaine de mieux résister au cancer.

Mais maintenant que le cancer devient une cause de mortalité majeure, peut-être que ce défaut sera comblé en quelques milliers de générations.
 

Frédéric Forge

Je me suis donné un défi passionnant : partager avec vous mes découvertes sur la santé naturelle, mes questionnements, mes recommandations de bons produits à travers des messages positifs, agréables à lire, simples à comprendre. Frédéric Forge

 

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