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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 15:46
Claude Monet – Exposition à Bordighera et Dolceacqua  30 avril – 31 juillet 2019

                  MONET, RETOUR SUR LA RIVIERA

 

 

 

 

Bordighera, Villa Regina Margherita
Dolceacqua, Castello Doria

 

UNE DES ŒUVRES PROVIENT DE LA COLLECTION PRIVEE DE S.A.S. LE PRINCE ALBERT II DE MONACO

 

 

 

L’exposition consacrée à Claude Monet, à partir du 30 avril, sera un événement extraordinaire. 135 ans après le séjour qu’il y fit, trois tableaux de ce grand artiste français reviennent là où ils furent réalisés.

 

Le projet monet, retour sur la riviera voit le jour grâce à la collaboration avec le Musée Marmottan Monet de Paris et au précieux travail de Mme Marianne Mathieu, chargée des collections du musée, ainsi qu’à la courtoisie de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

 

Deux des trois tableaux exposés : «Le Château de Dolceacqua» et «Vallée de Sasso. Effet de soleil», proviennent en effet du musée Marmottan Monet, tandis que le troisième, «Monaco, vu de Roquebrune», provient de la collection privée de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

 

Ces tableaux, tous trois réalisés en 1884 pendant le séjour de l’artiste sur la Riviera, seront exposés en deux endroits différents: «Vallée de Sasso. Effet de soleil» pourra être admiré à Villa Regina Margherita, à Bordighera – villa qui, pour l’occasion sera ré-ouverte au public avec un parcours dédié d’une grande suggestion –, tandis que «Le Château de Dolceacqua» et «Monaco, vu de Roquebrune» seront exposés au château Doria, à Dolceacqua.

 

Dans ces deux sites sera en outre proposé un parcours d’exposition multimédia, qui illustrera l’expérience de l’artiste lors de son voyage et de son séjour sur la Riviera. Chacun pourra approfondir la genèse des œuvres exposées, grâce au patrimoine épistolaire de première main constitué par les lettres qu’il écrivit aux membres de sa famille, notamment à sa compagne Alice, et à ses correspondants habituels, comme le marchand d’art Paul Durand-Ruel. Mais le visiteur pourra également se pencher sur la vie et sur l’image des deux sites de Bordighera et de Dolceacqua, grâce aux tableaux de la Collection municipale de Bordighera et à de précieuses photographies d’époque.

 

Le commissaire d’exposition est Aldo Jean Herlaut et le parcours de l’exposition est aménagé par l’Institution Mu.MA  Musei del Mare e delle Migrazioni – de Gênes, tandis que la gestion et la promotion de cette initiative sont assurées par deux coopératives: Cooperativa Sistema Museo et Omnia Società Cooperativa.

 

L’exposition est promue par les municipalités de Bordighera et de Dolceacqua avec le soutien de la Région Ligurie, de la Province de Imperia, de la fondation Compagnia di San Paolo et de la société Permare s.r.l., et elle sera ouverte au public jusqu’au 31 juillet, avec un billet unique pour les deux sites.

 

LE PROJET SCIENTIFIQUE

 

Le projet d’exposition s’inspire de deux lettres significatives écrites par Monet lui-même, avant et après son voyage sur la Riviera italienne en 1884.

 

Paris, 17 janvier 1884

«Mon cher Monsieur Durand,

(…) Je pars rempli d’ardeur, il me semble que je vais faire des choses épatantes. Votre tout dévoué»

 

Bordighera, 25 mars 1884

«(…) Je ne sais pas si ce que j’ai fait est bon, je n’en sais plus rien, j’ai tant travaillé, tant fait d’efforts, que j’en suis abruti. Si j’en avais le loisir, je voudrais effacer tout cela et recommencer; car il faut vivre dans un pays un certain temps pour le peindre, il faut y avoir travaillé avec peine pour arriver à le rendre sûrement; mais pourra-t-on jamais être content en face de la nature, et surtout ici… Entouré de cette lumière éblouissante, on trouve sa palette bien pauvre; l’art voudrait des tonnes d’or et de diamants. Enfin, j’ai fait ce que j’ai pu. Peut-être que de retour chez moi cela me rappellera un peu ce que j’ai vu».

 

Deux lettres, l’une écrite lors de son départ, pleine d’espoir et d’enthousiasme, l’autre écrite au moment du retour, où s’expriment les doutes et l’insatisfaction de l’artiste. Observant le travail qu’il a accompli, Monet a l’impression de ne pas avoir été à la hauteur de la nature qu’il a découverte sur la Riviera dei Fiori, de Bordighera à Dolceacqua, en passant par les vallées et les sentiers, à la poursuite de la « lumière » de la Méditerranée.

Mais nous, aujourd’hui, nous savons que la période passée à Bordighera, de mi-janvier à début avril 1884, non seulement fut très féconde (il réalisa en effet une quarantaine d’œuvres au total), mais lui permit de recouvrer un enthousiasme que les déboires subis les années précédentes semblaient avoir éteint. Nous pouvons vraiment parler d’une « phase Bordighera » dans son long itinéraire artistique.

 

C’est pour cette raison que, 135 ans après ce voyage et ce séjour, trois des tableaux appartenant à cette production reviennent à Bordighera et à Dolceacqua, pour témoigner du parcours artistique du père des impressionnistes (qui doivent leur nom précisément à un tableau: Impression: lever du soleil, présenté à la première exposition du mouvement à Paris, en 1874) et, dans le même temps pour rappeler l’importance qu’acquirent, dans la dernière partie du XXe siècle, la Riviera des Fleurs, Bordighera et son territoire.

 

Un «pays féerique»: ainsi Monet le décrit-il dans l’une de ses nombreuses lettres. Un pays où il ne s’accorde aucun répit: «Je fais, moi, un métier de chien et n’épargne pas mes pas; je monte, puis redescends et remonte ensuite. Entre chaque étude, comme repos, j’explore chaque sentier, toujours curieux de voir du nouveau; aussi, le soir venu, j’ai mon compte».

Pour Monet, ses tableaux sont des «études», réalisées en plein air, selon la technique mise au point les années précédentes. De plus, il ne réalise généralement pas une seule œuvre, mais en commence plusieurs en même temps et les poursuit de front, un peu à la fois, en jouant sur la lumière.

 

De Bordighera, Monet, un jour de grand vent, en février, monte à Dolceacqua, où il avait déjà fait une excursion le dimanche précédent. L’artiste est frappé par le fait que «on ne sentait pas le vent abrité par les montagnes» et il travaille ici à deux toiles simultanément. «Le pont est adorable et là j’étais au calme et au chaud comme au mois d’août, j’irai donc là tant que ce vent durera, de cette façon je ne perds pas mon temps et ne me tourmente pas. Dès que je m’arrête de travailler, j’ai toujours peur de n’arriver à rien; je m’effraie peut-être à tort». Le même soir, Monet recevra la visite de deux peintres anglais qui résidaient dans la même Pension Anglaise. Claude est très intrigué: «Ils désiraient voir ce que j’avais fait aujourd’hui en une séance, d’autant plus qu’ils avaient vu l’endroit avec moi dimanche. Ils n’en reviennent pas que j’aie pu faire ces deux motifs en un après-midi».

 

Au travers du pinceau et de la sensibilité toute particulière de Claude Monet, les sites de Dolceacqua et Bordighera entrent eux aussi dans un imaginaire de lieux du «merveilleux», comme Etretat, Giverny, Menton…

Le voyage de Monet relève d’un processus plus vaste, celui de la découverte ou, mieux encore, peut-être, de l’invention de la Riviera des Fleurs. Un territoire pauvre et marginalisé pendant des siècles et qui, à l’improviste, suite à l’ouverture de la ligne ferroviaire Gênes-Vintimille, en 1871, et Marseille-Vintimille, l’année suivante, se trouve reconnu par l’élite européenne comme une Arcadie où passer, notamment, les mois d’hiver: ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le voyage de Monet se déroule précisément entre janvier et avril, période de prédilection pour les vacances sur la Riviera, alors que, sur le reste du continent, le froid, la neige, la pluie et le brouillard font de l’hiver une saison désagréable et hostile.

À cette période de l’année, Bordighera, tout comme son territoire, se peuple de touristes bariolés et cosmopolites: des Anglais et des Allemands, pour la plupart, parce que, comme l’écrira Monet lui-même, «les Français ne passent guère la frontière» - hormis quelques exceptions comme l’architecte Garnier, le concepteur de l’Opéra de Paris, représentant d’une culture officielle dont Monet ne se sent pas seulement à l’écart, mais franchement à l’opposé, et qui possède une villa à Bordighera. Présente aussi l’aristocratie italienne, et aux plus hauts niveaux: à partir de 1879 arrive dans la petite ville la Reine Margherita, bouleversée par l’attentat commis l’année précédente, à Naples, contre le roi Umberto. Dès lors, presque tous les ans, Margherita passera plusieurs mois, du printemps à l’automne, à Bordighera – d’abord comme invitée à la Villa Bishoffsheim, puis comme propriétaire de cette même construction, qu’elle transformera en Villa Etelinda, sur un projet, précisément de Charles Garnier.

 

Claude Monet croise ainsi un territoire particulier, qui est à la fois l’Arcadie de par sa nature extraordinaire, ainsi qu’un lieu fréquenté et habité par les personnalités de la culture européenne de l’époque, comme Clarence Bicknell, Rafael Bischoffsheim, Frederic Von Kleudgen. Un territoire qui représente aussi une destination prisée: la Reine Victoria venue de Menton, visite Bordighera en 1882, arrivant jusqu’à Capo Sant’Ampelio, et décide d’y passer quelques vacances les années suivantes. Tout sera organisé pour l’hiver de 1901, mais la guerre des Boers obligera la souveraine à renoncer à son séjour.

 

C’est dans ce surprenant contexte que naît l’exposition «Claude Monet, retour sur la Riviera», réinterprétation d’une aventure artistique qui n’est pas seulement celle du peintre, mais aussi celle d’un territoire extraordinaire qui trouve alors sa vocation et qui, de périphérie d’une région pauvre comme l’était la Ligurie du XIXe siècle, se transforme en un lieu réputé du tourisme et de la culture internationale.

 

FICHE TECHNIQUE

 

Sièges de l’exposition:

Villa Regina Margherita

BORDIGHERA - Via Romana, 34

Château Doria

DOLCEACQUA – Via Castello

 

Horaires d’ouverture:

Du 30 Avril au 14 juin Tous les jours de 10h30 à 18h00

Du 15 juin au 31 juillet Tous les jours de 10h30 à 19h30

La billetterie ferme 30 minutes avant l’heure de fermeture de l’exposition.

 

Billetterie:

Le billet permet de visiter les deux sièges de l’exposition

PLEIN TARIF: 9 €

TARIF réduit: 7 € Groupes de plus de 15 personnes, conventionnés

GRATUIT: Jeunes jusqu’à 14 ans, journalistes accrédités, guides touristiques dans l’exercice de leur activité

MONET CARD: 9 € Réservée aux résidents des communes de Bordighera et Dolceacqua, cette carte permet d’entrer librement dans les deux lieux d’exposition pendant toute la durée de l’initiative. Remise de 10% sur le catalogue.

 

Visites guidées:

1 LIEU D’EXPOSITION 80 € + billet d’entrée

2 LIEUX D’EXPOSITION 150 € + billet d’entrée

EN ANGLAIS ET EN FRANÇAIS 1 LIEU D’EXPOSITION 100 € + billet d’entrée

2 LIEUX D’EXPOSITION 180 € + billet d’entrée

groupes d’élèves 5 € par participant pour chaque site d’exposition

Tarifs personnalisés pour ouvertures exceptionnelles et parcours sur le territoire

 

Acheter visites guidées > italytolive.it/monet

 

INFOs Et réservations

monet@sistemamuseo.it

 

www.monetinriviera.it

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commentaires

M iCHELE GALLION 12/07/2019 12:17

Il est mensonger de mettre Le retour de Monet sur la Riviera !!
Un seul tableau à Bordoghera et deux à Dolceacqua !
De plus la technique de numérisation des tableaux est nulle !!!! trop d'attente et sans intérêt
C'est une exposition qui présente très peu d'intérêt si ce n'est les lieux d'exposition
Une touriste parisienne déçue mais pas seulement à Bordighera mais aussi parfois à Paris car certaines expositions sont des tromperies
En espérant que cela fera avancer les choses
Michèle gallion

ROYAL MONACO 16/07/2019 14:07

Bonjour,
Je prends note de votre remarque mais vous devriez le transmettre à la mairie de Dolceacqua et Bordighera. Nous ne faisons que réporter un communiqué officiel.
Bien à vous. LM

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