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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 18:01
JEAN COCTEAU: 60 ANS DE LA SALLE DES MARIAGES

60 ANS DE LA SALLE DES MARIAGES

 

Le lien entre Menton et Jean Cocteau est très fort et toujours vivant. Les traces du poète y sont nombreuses  et font partie intégrante du paysage et de l’inconscient mentonnais : la Salle des Mariages et son mobilier, le Bastion et ses calades (mosaïques de galets), la peinture murale du bureau du maire. Ces créations majeures de sa période méditerranéenne, les années 1950, se sont enrichies en 2011 avec la construction d’un musée monographique dédié à sa vie et à son œuvre, offrant à voir, dès son parvis, une nouvelle calade représentant un lézard.

 

Depuis 1958, plus de 8 000 unions ont été célébrées dans la Salle des Mariages, œuvre d’art et lieu de vie, symbole de la République et de la Laïcité.

Le génie du lieu est de faire partie, sans qu’ils en aient toujours conscience, de l’intimité des Mentonnais qui retrouvent sur leurs photos de mariage les  arabesques des fresques de Cocteau, intimement liées à leurs unions.

Aujourd’hui, les 60 ans de la salle des Mariages sont l’occasion de lui rendre sa fraîcheur après plusieurs semaines de nettoyage et de restaurations minutieux et de célébrer l’amour du poète pour notre ville.

 

Jean Cocteau et Menton

 

Jean Cocteau découvre Menton par son Festival de Musique. Habitué de la Côte d’Azur depuis les années 1910, il multiplie ses séjours après la rencontre de Francine Weisweiller sur le tournage des Enfants terribles en 1949. Son amie l’invite dès le printemps 1950 à séjourner dans sa maison de vacances de Villefranche-sur-Mer, la villa Santo Sospir, qu’il tatoue pour échapper à l’oisiveté. Il fait ici ses premières armes dans le travail sur les grandes surfaces.

 

Le 4 août 1955, Jean Cocteau  assiste à un concert sur le Parvis Saint-Michel. Le lieu se révèle à lui avec étrangeté et théâtralité. Le public s’illustre par son respect et son silence, le député-maire Francis Palmero, par un accueil luxueux et simple à la fois.

Le mois suivant, Cocteau, toujours sous le charme, accepte la proposition du maire de décorer la salle des mariages dans le cadre du réaménagement de l’hôtel de ville.

Dès le début de l’année 1956, Il conçoit son œuvre, esquisse ses personnages : les amoureux, Orphée et Eurydice, l’ange Heurtebise… Les travaux commencent au début de l’année 1957. Il est aidé par une équipe d’artisans et de peintres dont l’artiste mentonnais Charles Beglia.

 

 

Après un peu plus de deux années de travail, la Salle des Mariages est inaugurée le 22 mars 1958.

 

Le public découvre alors un chef d’œuvre où les grands thèmes de l’univers du poète, nourris des photographies de Lucien Clergue, sont mis en forme dans un style inédit qualifié plus tard de « style de Menton ». Des « lignes de vie » se contorsionnent en arabesques et forment des labyrinthes entre les figures, une  poésie graphique qui fait dire à Cocteau : « Je n’ai pas voulu empiéter sur le travail des peintres. J’ai fait un travail d’écrivain et c’est pourquoi toutes ces lignes, c’est de l’écriture dénouée…Ce qui m’importe c’est la vie de la ligne. Quand je dessine, moi, c’est de l’écriture dénouée et renouée lentement… Une ligne est en danger de mort tout au long de son parcours. »

 

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