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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 23:15
MONACO: OPERA DE MONTE CARLO - MANON
L’action se passe en 1721. Le premier acte à Amiens, le deuxième, le troisième et le quatrième
à Paris, le cinquième sur la route du Havre.
 
Acte I
 
L’hôtellerie d’Amiens
Brétigny, un aristocrate, vient tout juste d’arriver en compagnie du vieux fermier général Guillot
de Morfontaine et de trois jeunes actrices, Poussette, Javotte et Rosette, que Guillot a prises
pour maîtresse. L’aubergiste leur sert ses mets les plus fins. Les habitants se rassemblent dans
la cour pour attendre la diligence d’Arras («Entendez-vous la cloche, voici l’heure du coche
!»). Parmi eux se trouve Lescaut, officier de la Garde royale ; il est venu avec deux soldats
accueillir sa cousine Manon, qu’il doit conduire au couvent pour son éducation. La jeune fille
paraît, un peu abasourdie par son voyage, le premier qu’elle fait, et la foule qu’elle trouve à
l’arrivée («Je suis encore tout étourdie»). Elle est ravissante, et Guillot, profitant de l’absence
de Lescaut, la courtise aussitôt, essuyant les quolibets des trois actrices ; il commande une
voiture pour fuir avec Manon. Lescaut arrive à temps pour stopper son manège, puis il met
sa cousine en garde contre d’autres tentatives de séduction qui pourraient ternir l’honneur
de la famille («Regardez-moi bien dans les yeux»). Attiré à une table de jeu, Lescaut laisse
toutefois Manon une nouvelle fois sans surveillance. La jeune fille se perd dans une rêverie,
tiraillée entre l’obéissance à Lescaut et le désir d’une vie exaltante («Voyons, Manon, plus de
chimères !»). Se présente alors un jeune chevalier, Des Grieux, qui vient de rater la diligence.
Apercevant Manon, il tombe immédiatement sous son charme («O ciel !... Est-ce un rêve ?...
Est-ce la folie ?...») et engage la conversation avec elle ; le coup de foudre est immédiat («Et je
sais votre nom...»). Ils décident de profiter de la voiture de Guillot pour fuir ensemble à Paris
(«Nous vivrons à Paris»). Découvrant le pot au rose, Lescaut entre dans une rage folle, tandis
que Guillot, roulé dans la farine, est la risée de tous.
 
Acte II
 
L’appartement de Des Grieux et Manon à Paris, rue Vivienne
Sans trop d’espoir, Des Grieux a écrit à son père pour lui demander la permission d’épouser
Manon. Ils lisent la lettre ensemble («On l’appelle Manon»). On entend du tapage au dehors
et deux hommes font leur entrée : Lescaut, flanqué de Brétigny déguisé en garde. Ils ont fait
alliance afin de récupérer Manon : Lescaut pour laver l’honneur de sa famille, Brétigny parce
qu’il en est épris («Enfin, les amoureux»). Des Grieux fait valoir à Lescaut ses intentions
louables en lui montrant la lettre. Pendant ce temps, Brétigny apprend à Manon que le père de
Des Grieux a l’intention de faire enlever son fils le soir même, afin de le soustraire à cette vie
déshonorante. Brétigny fait miroiter à Manon la vie aisée qu’elle aurait à ses côtés, alors que
si elle révèle à Des Grieux les intentions de son père, c’est la misère assurée pour tous deux.
Manon proteste de son amour pour Des Grieux, mais elle est troublée. Lorsque Des Grieux
sort pour poster sa lettre, elle prend sa décision : elle suivra Brétigny, non sans remords. Mais
l’appât d’une vie brillante l’emporte sur l’amour («Adieu, notre petite table»). A son retour,
Des Grieux remarque la tristesse de Manon. Pour la consoler, il lui raconte le rêve qu’il a fait
où tous deux vivent une vie humble et heureuse («En fermant les yeux»). Entendant du bruit
au dehors, il part chasser les importuns. Il est maîtrisé par les émissaires de son père, et Manon
suit Brétigny.

Acte III
Premier tableau
 
La promenade du Cours-la-Reine un jour de fête populaire
Une foule bigarrée se divertit sur la promenade du Cours-la-Reine, à Paris («C’est fête au
Cours-la-Reine !»). Poussette, Javotte et Rosette paraissent dans la foule («La charmante promenade
!»). Puis on voit Lescaut, qui dépense sans compter auprès des camelots («A quoi bon
l’économie ?»). Guillot se fait éconduire par les trois actrices sous les yeux de Brétigny, qui
le raille tout d’abord avant de craindre qu’il veuille lui enlever Manon. Promeneurs et marchandes
saluent l’arrivée de Manon, sublime et parée comme une reine («Voici les élégantes»).
Manon se réjouit de l’effet qu’elle produit, sur Brétigny comme sur les badauds («Je marche
sur tous les chemins», puis gavotte «Obéissons quand leur voix appelle»). Avant de s’éloigner
vers les boutiques, elle surprend une conversation entre Brétigny et le Comte Des Grieux, le
père de son ancien amant : Des Grieux prendra les ordres le soir même. Sous un prétexte futile,
elle revient sur ses pas et fait s’éloigner Brétigny. Elle aborde le Comte et essaie de savoir si
Des Grieux l’a oubliée ; le Comte lui confirme que oui («Pardon... mais j’étais là...»). Alors
que Brétigny l’avait refusé à Manon, qui lui en avait voulu, Guillot fait venir pour elle une
troupe de ballet («L’Opéra ! Voici l’Opéra !)». Mais le spectacle ne suffit pas à sortir Manon
de sa tristesse. Voyant Lescaut, elle se fait conduire par lui à Saint-Sulpice, où Des Grieux doit
prononcer ses voeux. Guillot, certain de l’effet du ballet, vient courtiser Manon ; mais elle n’y
prête aucune attention.
 
Second tableau
 
Le parloir du séminaire à Saint-Sulpice
Le futur abbé a fait forte impression sur les bourgeoises dévotes qui sont venues l’écouter
(«Quelle éloquence, l’admirable orateur !»). Son père vient tenter de le ramener à une vie de
famille honnête et raisonnable («Epouse quelque brave fille») mais doit se rendre à l’évidence
: la décision de son fils est prise. Le Comte s’en va, et Des Grieux exprime son trouble : s’il a
pris sa décision, l’image de Manon n’en continue pas moins de l’obséder («Ah ! fuyez, douce
image»). Tandis que résonne le Magnificat, Manon arrive au séminaire ; elle se joint à la prière
(«Pardonnez-moi, Dieu de toute-puissance»). Des Grieux la rejette tout d’abord, mais elle
l’implore de lui pardonner («Oui, je fus cruelle et coupable»). Elle finit par avoir raison de sa
résistance et le persuade de renoncer à ses voeux et de fuir avec elle («N’est-ce plus ta main que cette main presse ?»).
Acte IV
 
L’hôtel de Transylvanie
 
Dans un salon de jeu, les tables sont animées. Lescaut et Guillot tentent le sort, sans se méfier
des aigrefins («Le joueur sans prudence») ; les trois actrices surveillent le jeu, prêtes à séduire
le vainqueur («A l’hôtel de Transylvanie»).
Avec ses goûts de luxe, Manon a dépensé tout l’héritage que Des Grieux avait reçu de sa mère.
Elle l’a persuadé de venir tenter sa chance au jeu à l’hôtel de Transylvanie. Leur entrée ne passe pas inaperçue. Par quelques apartés bien sentis, Lescaut achève de convaincre Des Grieux de jouer ; de toute manière, Des Grieux ne se fait plus aucune illusion sur la personnalité de sabelle («Manon, sphinx étonnant»).
Il défie Guillot aux cartes, tandis que Manon et les actrices ont la tête qui tourne devant tout cet or accumulé : seule la fortune reste, une fois la beauté passée («A nous les amours et les roses»).

Pendant que Lescaut se fait plumer par les aigrefins, Guillot subit le même sort de la part de
Des Grieux. Furieux, Guillot accuse Des Grieux de tricherie. Manon supplie son amant de
fuir avant que la situation dégénère, mais il refuse : cela le signalerait définitivement comme
un voleur. Guillot revient avec des policiers et leur désigne les coupables. Le Comte arrive à
temps pour faire relâcher son fils («Oui, je viens t’arracher à la honte») ; mais il laisse emmener
Manon.
 
Acte V
 
La route du Havre
 
Manon a été condamnée à l’exil en Louisiane. Des Grieux et Lescaut, qui a fait amende honorable
et est devenu son allié, guettent le convoi dans lequel Manon et d’autres prisonnières
marchent en direction du port du Havre. On entend le convoi au loin, puis à proximité
(«Capitaine, ô gué, es-tu fatigué ?»). Des Grieux et Lescaut surprennent l’échange entre deux soldats, parlant d’une prisonnière déjà à demi-morte : Manon. Lescaut soudoie le sergent et parvient à faire libérer sa cousine. Mais il est trop tard.
L’emprisonnement a eu raison de sa santé physique et mentale.
Dans les bras de Des Grieux, proche du délire, elle se confond en remords, en regrets et récapitule tous les moments heureux qu’ils ont vécus ensemble.
Des Grieux la berce de promesses d’avenir. Mais Manon, à présent apaisée, sait qu’il est trop tard. Elle meurt sur ces dernières paroles : «Il le faut ... il le faut ! Et c’est là l’histoire ... de Manon Lescaut.»

Manon, Opéra de Lausanne (2014) ©Marc Vanappelghem

ALAIN GUINGAL DIRECTION MUSICALE
 
Directeur musical de l’Opéra d’Avignon de 1975 à 1981, Alain Guingal dirige
régulièrement dans les principaux théâtres français, notamment à l’Opéra national de
Paris. Il se produit également sur les grandes scènes étrangères : Staatsoper de Vienne,
Deutsche Oper de Berlin, Staatsoper de Bavière (Munich), Opéra de Washington,
Teatro Real de Madrid, Liceu de Barcelone. En Italie, il a dirigé au Teatro Comunale de
Bologne, au Teatro Carlo Felice de Gênes, au Teatro Regio de Turin, au Théâtre du Mai
musical florentin, à l’Opéra de Rome... Parmi ses engagements récents, citons Manon à
la Deutsche Oper de Berlin et à l’Opéra de Rome, La forza del destino, La Gioconda et
Aida à l’Opéra royal de Wallonie, Les Contes d’Hoffmann à Bilbao, Carmen au Teatro di San Carlo de Naples et à Avignon, Don Quichotte et Werther à Tokyo, Les Pécheurs de perles à Santiago-du-Chili, La traviata,Roberto Devereux et Poliuto à Marseille, Werther à Las Palmas, Mireille à Toulon, Thaïs à Oviedo, Lakmé à Nice.

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Published by ROYAL MONACO - dans MUSICA
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