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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:21
REDECOUVRIR L’HERITAGE DE LA PRESENCE RUSSE A MENTON

RECOUVRIR L’HERITAGE DE LA PRESENCE RUSSE A MENTON

 

Du 9 décembre 2016 au 4 février 2017

 

 

Après plusieurs mois de fermeture au public pour les travaux de restauration de sa façade, l’église russe « Notre-Dame-des-Affligés-et-Saint-Nicolas-le-Thaumaturge » a rouvert officiellement ses portes le 18 novembre 2016.

 

A cette occasion, le service du Patrimoine met la communauté russe à l’honneur.

Depuis la Belle-Epoque, la cité du citron et la terre des tsars ont créé des liens privilégiés. Nombreuses sont les personnalités russes à être venues à Menton, pour son climat, reconnu notamment à l’époque pour soigner les maladies pulmonaires. Beaucoup d’autres en ont fait leur lieu de villégiature favori, bien loin des mondanités convenues du reste de la Côte-d’Azur d’alors.

On comprend donc mieux pourquoi le service du Patrimoine a choisi d’inviter le public à découvrir l’héritage laissé par ces hôtes, illustres ou pas, à travers plusieurs évènements. (Lire le communiqué en pièce jointe /  programme détaillé)

Une visite guidée exceptionnelle

 

Les jeudis 15 et 29 décembre à 10h

LA PRESENCE RUSSE A MENTON

 

De l’église russe et son toit à bulbe azuré, jusqu’à l’hôpital La Palmosa pour y découvrir une exposition, partez sur les traces de la colonie russe.

Les Russes entretiennent une relation privilégiée avec Menton depuis la Belle Epoque, ville connue pour son climat exceptionnellement clément et sa douceur de vivre légendaire.

Cette colonie constitue une communauté très vivante dont nous retrouvons la présence dans l’art, l’architecture et la vie économique de Menton.

L’itinéraire de cette visite débute par une découverte de l’église russe. De dimension modeste mais très harmonieuse, ce lieu de culte a été bâti en 1892 sur les plans de l’architecte danois Hans Georg Tersling. Il est directement lié à la création de la première Maison Russe et a été érigé à l’initiative de la Grande Duchesse Anastasie. Cette dernière avait recueilli l’argent nécessaire à sa construction. Admirez la délicate façade de cette église ainsi que sa tour, surmontée d’une coupole en forme de bulbe couleur azur. Une magnifique iconostase en marbre blanc de Carrare, de style grec, orne l’intérieur. Les icônes qui la décorent ont été exécutées à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

La visite se poursuit avec l’histoire de la Maison Russe. La première, inaugurée en 1892, appelée « Villa Claire » était située à l’emplacement actuel de la Clinique de l’Ermitage. Celle que nous connaissons actuellement a vu le jour en 1908. Elle était destinée à prendre soin des hivernants russes de la colonie, atteints de maladies pulmonaires.

Le parcours prend fin dans le hall d’entrée du Centre Hospitalier La Palmosa, où le guide-conférencier vous donne quelques clés de compréhension de l’exposition « La communauté russe à Menton », organisée par le service du Patrimoine. Les destins des grandes familles ainsi que de personnalités du monde littéraire, politique et artistique de cette communauté russe seront évoqués à l’occasion de cette visite inédite.

 

 

  Devant le portail de l’église russe

      14 rue Paul Morillot

 

 

 

Des expositions thématiques

 

Du 10 décembre 2016 au 4 février 2017

  1.  

 

Le terme « icône » a pour origine le mot grec « Eikon », signifiant « image du Dieu invisible ». Fenêtre entre le monde visible et invisible, les icônes suscitent l’émerveillement et la dévotion, élevant l’esprit des fidèles. L’art de l’icône est un genre pictural né durant le Haut Moyen-Age, de nature religieuse par ses thèmes et ses sujets, cultuelle par sa signification. Il se développe à partir du Ve siècle sur les territoires de l’empire byzantin et dans les régions qui adoptent la forme orientale du christianisme : l’orthodoxie. L’icône est une image sainte, représentant le lien entre le monde divin et le monde terrestre, par la prière. L’artiste doit savoir s’effacer au profit de son œuvre et du sujet traité. Par conséquent, il se doit de reproduire et de respecter les canons iconographiques établis par les autorités religieuses. Réalisées à l’encaustique puis a tempera, ces images pieuses font l’objet d’une vénération dans la religion orthodoxe. En collaboration avec Ewa Broggini, artiste passionnée, le service du Patrimoine vous propose une découverte de la technique et de l’esthétisme de cet art millénaire.

Ewa Broggini est née en 1948 en Pologne. Elle y entreprend des études afin de devenir pilote de ligne mais est contrainte de les abandonner. Après quelques années d’études de géomètre, elle a l’occasion de venir en France en 1973 et gère pendant dix ans aux côtés de son mari un hôtel en Principauté de Monaco.

Depuis plus de quinze ans, Ewa Broggini laisse libre cours à sa passion et à son talent pour la peinture et l’iconographie. L’artiste utilise principalement des pigments naturels et de la feuille d’or. Ses peintures symboliques sont conçues sur support en bois. Avec une cinquantaine d’œuvres à son actif, Ewa Broggini aime varier les thèmes, entre le classique byzantin, russe et les représentations païennes.

A travers cette exposition, l’artiste laisse entrevoir également une nouvelle facette de ses talents avec quelques peintures de courtisanes japonaises, au charme subtil, sur le modèle des estampes, comme une célébration de la beauté féminine.

 

→   Hôtel d’Adhémar de Lantagnac

24 rue Saint-Michel

Tél  04 92 10 97 10

Point d’information, exposition temporaire, librairie, carterie

Du mardi au samedi sauf jours fériés de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

Entrée libre et gratuite

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Du 9 décembre 2016 au 9 juin 2017

LA COMMUNAUTE RUSSE A MENTON

 

La communauté russe commence à fréquenter la ville dès les années 1860, grâce à l’arrivée du train. Elle est constituée principalement de riches propriétaires et de membres de la noblesse, qui cherchent un lieu de villégiature calme et apaisé, contrastant avec Nice, plus animée, en proie aux mondanités. La motivation première de cette société aisée est  la douceur du climat mentonnais, dont la réputation sur les bienfaits auprès des maladies pulmonaires n’est plus à faire. Cependant, l’état de santé de ces hivernants s’aggrave bien souvent et nombre de décès sont recensés. Ce phénomène peut expliquer la place importante occupée par le clergé orthodoxe à Menton, essentiel pour le soutien aux malades et la création d’une Société de Secours Mutuel. De cette dernière naîtront la Maison Russe, l’Eglise Russe, le carré russe et la chapelle dépositoire du Cimetière du Vieux-Château.

Des personnalités importantes de cette colonie sont présentées, telles que l’écrivain Vladimir Nabokov qui séjourne à Menton en 1937, le dissident politique proche du marxisme Anatole Lounatcharski, la grande-duchesse Alexandrovna, sœur du tsar Nicolas II ou encore l’amiral Grigorovitch, dernier ministre de la marine du tsar, au destin étonnant.

Grâce à cette exposition organisée par le service du Patrimoine, intéressez-vous au parcours de vie de familles russes, revivez les grandes heures de ces hôtes, simples ou illustres, qui ont marqué de leur empreinte l’histoire de Menton.

                        →   Centre hospitalier La Palmosa,

2 rue Antoine Péglion

Tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

Une conférence

 

Le mercredi 14 décembre à 15h

LEOPOLD BERNSTAMM

 

Découvrez le parcours incroyable du talentueux sculpteur russe Leopold Bernstamm, avec une conférence donnée par Marie-José Rizzi.

Ancienne proviseur au lycée Pierre-et-Marie-Curie de Menton et ex-présidente de l’association « Menton-Sotchi », Marie-José Rizzi a passé trois ans en URSS comme lectrice de français dans des universités soviétiques, ce qui lui permit de découvrir un autre aspect de la Russie contemporaine. Actuellement coprésidente de la Société des grandes conférences et des Amis des arts et lettres de Menton, elle vous présente la vie et l’œuvre de Leopold Bernstamm, dont Menton possède de beaux témoignages.

Leopold Bernstamm naît à Riga en 1859. A treize ans, il part vivre seul à Saint-Pétersbourg et tente de gagner sa vie en esquissant quelques croquis jusqu’à ce qu’il rencontre David Jensen, membre de l’Académie des Beaux-Arts. Ce dernier repère rapidement son talent et l’encourage à suivre ses enseignements. Bernstamm fera preuve de son génie en créant ses premiers bustes et masques mortuaires pour d’éminentes personnalités de son pays. Puis, le sculpteur part à la découverte de nouvelles contrées et enrichit ses connaissances grâce à d’intéressantes rencontres, comme celle d’Augusto Rivalta à Florence. L’année 1885 est pour le jeune sculpteur celle de la reconnaissance. Il se rend à Paris, où il élabore les bustes qui serviront de modèles pour le musée Grévin. Au cœur de la capitale bouillonnante, en plein développement urbain et avec l’essor d’une bourgeoisie fortunée, Leopold Bernstamm crée son propre atelier qui ne désemplit pas : Sarah Bernhardt, Félix Faure, Emile Zola, Jules Chéret, Gustave Eiffel…

C’est avant la guerre de 1914 qu’il décide de s’installer sur les rives de la Méditerranée, à Menton. Il occupera la Villa « Les Mouettes » jusqu’à sa mort en 1939. Il y poursuit son travail pour la société cosmopolite de la Riviera et réalise de nombreuses œuvres pour la ville : le buste à la mémoire de Louis Laurenti sur la place de l’Hôtel de Ville, celui de Ferdinand Bac dans son jardin des Colombières ou encore les douze bustes des plus grands romanciers sur une commande de Vicente Blasco Ibañez, pour son jardin Fontana Rosa.

Tout au long de sa vie, Leopold Bernstamm a su capter, saisir avec un regard d’esthète les traits de ses contemporains et ainsi restituer l’authenticité de leurs physionomies.

 

L’Odyssée bibliothèque municipale,

8 avenue Boyer

Tél 04 92 41 76 60

 

 

Contact :

Josiane Tricotti – Animateur du Patrimoine

Tél : 04 89 81 52 70

josiane.tricotti@ville-menton.fr

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Published by ROYAL MONACO - dans ARTE & CULTURA
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