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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 09:02
MASSIMO LAVEZZO CASSINELLI

MASSIMO LAVEZZO CASSINELLI

INTERVIEW A' MASSIMO LAVEZZO CASSINELLI, AMBASSADEUR D'ITALIE A' MONACO

INTERVIEW DE LUIGI MATTERA A’ MASSIMO LAVEZZO-CASSINELLI, AMBASSADEUR D’ITALIE A’ MONACO

LM. La carrière diplomatique est sans aucun doute fascinante ! Lorsque vous y avez accédé, quel a été votre parcours professionnel et où avez vous essayé de nouvelles sensations qu'ils vous ont gratifié aussi bien dans le domaine professionnel que dans celui émotionnel.

 

M.L.C. Le service diplomatique est accessible au grade de départ uniquement par concours. On dit souvent, et je pense que c'est vrai, qu'il est l'une des compétitions les plus difficiles de l'Administration Publique italienne: cinq écrites (histoire contemporaine, Economie Politique, le droit international, l'anglais et une autre langue choisie parmi les plus importantes: de mon temps le français était obligatoire, aussi car «langage diplomatique», mais pas plus) et, si vous obtenez une moyenne d'au moins 70/100, on passe à une épreuve orale qui, en plus des questions mentionnées, en compte de nombreuses autres. Pour participer, vous devez avoir obtenu une Maitrise ès Sciences Politiques, ou en Droit ou en Economie, mais je dirais que la première, qui est la mienne, est celle qui vous permet d'avoir une préparation la plus équilibrée pour le concours diplomatique d’Etat. J'ai gagné le concours en 1982 et suis entré dans la carrière diplomatique durant la même année au 1er Juillet. Après deux ans et demi au ministère, en Février 1985 je partais pour ma première mission à Quito, la capitale de l'Equateur. Cela a été suivi par Amman, Lima, Le Caire, Berne et la FAO à Rome, tout ceci entrecoupé de retours périodiques au Ministère. En 2007, J’ai été nommé pour la première fois Ambassadeur d’Italie, à Erevan, capitale de l'Arménie, et la Principauté de Monaco c’est le deuxième pays où je travaille en tant que responsable de la Mission Diplomatique italienne. Voilà pour l'aspect strictement de ma fonction, mais, comme vous le dites à juste titre, la carrière apporte aussi beaucoup à l’esprit d'un point de vue personnel et humain. Et de ce point de vue, j’ai vraiment aimé, bien que d'une manière différente, un peu tous mes bureaux, à commencer par ceux du soi-disant «Tiers Monde». Sans avoir passé ces expériences de vie, vraiment, je serais une autre personne. Bien sûr, une telle vie "d'errance" peut être difficile, et pour la rendre plus facile c'est très importante la contribution d’une épouse: dans mon cas, ma femme Paola m’a donné vraiment une contribution irremplaçable, dont je lui suis très reconnaissant.

 

LM. Excellence. Vous allez atteindre la première année du mandat d’Ambassadeur d'Italie dans la Principauté de Monaco et, alors, vous aurez été en mesure d'examiner le mode de vie d'une communauté multilingue où l’italique, soit par la présence numérique (deuxième après la communauté française), mais pour le voisinage extrême à la frontière avec l'Italie, il ne devrait pas se diversifier beaucoup autour des caractéristiques comportementales typiques des citoyens de notre Pays. Et aussi pour le grand nombre de travailleurs journaliers de Sanremo, Bordighera et Ventimiglia qui passent la plupart de leur temps à Monaco ou, comme on pourrait le supposer, les «vrais» habitants italiens se considèrent, à juste titre, élitiste et en quelque sorte heureusement séparés par les événements et les perturbations sur le territoire italien?

 

M.L.C Comme vous le savez, étant d’origine ligure, je connaissais déjà la Principauté pour ses caractéristiques particulières et cosmopolites d’un Etat "joyau" niché sur la côte méditerranéenne. Son mode de vie, nous le savons, est à bien des égards enviable et je crois que notre communauté résidente est heureuse d'en profiter: cela, au moins, c'est ce que me disaient presque tous mes compatriotes que je rencontrais au cours de cette première année monégasque. D'autre part, la communauté italienne est peut-être celle qui, à partir d'un point de vue économique, a contribué à la prospérité et au développement dans la Principauté : et cela je l'ai trouvé dans la plupart des compatriotes aussi avec un sentiment bien justifié de fierté à cette importante contribution. Même les 4.000 travailleurs frontaliers qui tous les jours viennent à Monaco afin de poursuivre leurs activités sont, comme vous l’avez justement dit, une partie importante de l'économie de Monaco: et l'Ambassade s'est engagée, de même que les Autorités de la Principauté, à renforcer et à améliorer la couverture sanitaire et les garanties de la sécurité sociale. Italiens de Monaco "détachés" de l'Italie? Je ne pense pas car j'ai toujours été en mesure de détecter, dans mes contacts avec eux, un grand intérêt pour le sort de la Patrie. Bien sûr, Monaco, nous l’avons dit, bien que solidement en Europe, bénéficie des conditions enviables du point de vue de la sécurité avant tout: les résidents italiens en sont bien conscients et, dans ce contexte, je pense qu’ils sont reconnaissants envers le Gouvernement du Prince.

 

LM. Quels sont les «excellences» des secteurs du Made in Italy dans la Principauté que, dans le contexte de ma précédente demande, vous avez eu l'occasion d'analyser en positif?

 

M.L.C. Commençons par dire que l'Italie est le premier partenaire commercial de Monaco, mais ce sont surtout les près de 1.500 entreprises italiennes présentes dans la Principauté qui jouent un rôle majeur dans le tissu économique monégasque : dans les hôtels, la restauration, l'immobilier, la intermédiation financière, la construction, la construction navale, etc...Mais la Principauté qui, comme nous l'avons dit, est un pays véritablement cosmopolite, est un lieu de rencontre et d'échange mondial et pour cela est une "vitrine" majeure pour l'économie italienne, grâce à la proximité géographique et aux relations historiques et culturelles étroites qui existent entre les deux Pays. Alors, il faut savoir comment saisir les opportunités que la Principauté offre en fournissant un appui institutionnel aux missions d'affaires italiennes qui se rendent à Monaco et à la promotion d'événements qui pourraient montrer aux auditoires locaux le plein potentiel du « Made in Italy ».L'ambassade l'a fait et le fera encore, particulièrement après le récent « Accord italo-monégasque pour l'échange d'informations en matière fiscale », qui a été ratifié ces derniers jours par notre Chambre des Députés et se trouve maintenant également devant le Sénat. L'entrée en vigueur définitive de l'Accord va faciliter sans aucune doute un développement encore plus harmonieux des relations économiques et commerciales entre les deux Pays, libérant plus d'énergie.

 

LM. Comment fonctionnent l'Ambassade et le COMITES vers le italiens nécessitant de l’aide à Monaco?

 

M.L.C. Bien que notre communauté à Monaco soit généralement dans de très bonnes conditions économiques, il y a malheureusement quelques compatriotes qui se trouvent dans une situation pire. Pour eux, l'Ambassade possède un petit fond qui est distribué chaque année à Noël sous la forme d'une subvention. Le plus important dans ce domaine, c’est précisément l'action du COMITES, représentant institutionnel de notre communauté, qui aussi bien à Noël qu’à Pâques, distribue des paquets cadeaux pour de nombreuses personnes qui sont dans le besoin, en particulier les personnes âgées. Je dois dire aussi que, dans ce domaine comme dans d'autres, il y a une excellente collaboration avec les autorités de la Principauté, en particulier le Département des Affaires Sociales et de la Santé ainsi que la Municipalité de Monaco.

 

LM. L'ambassade se prépare au grand concert de fin mai lié à la Fête de la République de Juin. Donnez-nous quelques détails pour les anticiper aux lecteurs du Royal Monaco.

 

M.L.C. Ce ne sera pas un «grand concert», mais plutôt, comme on dit, un "bijou". Le prochain 30 mai, trois jours avant la Fête de la République, nous aurons comme hôte le Théâtre des Variétés, avec entrée gratuite, pour un récital intitulé «Neapolis in Fabula", qui a pour but de retravailler la chanson napolitaine classique, laissant intacte la facilité mélodique originale mais accueillant les sons appartenant au gospel et au tango, aux rythmes africains et du Moyen-Orient, du blues et du jazz. L'intention du directeur artistique du projet, Giosi Cincotti, de la chanteuse Mena Cacciapuoti et du percussionniste Michele Maione est d'apporter au dela de la frontière, et dans ce cas à Monaco, une tradition napolitaine renouvelée et enrichie par la rencontre avec d'autres cultures de la Méditerranée. Nous allons écouter, dans cette clé, tous les plus grands classiques de la chanson napolitaine, qui est la " chanson italiennne " par excellence: Reviens à Sorrento, 'O marenariello,' E Spingule francese, 'A Vucchella, Voix dans la nuit et ainsi de suite. Je pense qu'en qualité de napolitaine, ou bien « isclane », de l’île d’Ischia dont vous provenez, vous aussi pourrez apprécier ce projet que, avec le «Comité Dante Alighieri ", nous avons pensé apporter aux Italiens de Monaco à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la République.

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Published by ROYAL MONACO - dans GIORNALISMO
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