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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 07:53
MONACO - MEDIAS ET ENVIRONNEMENT: LES JOURNALISTES SE CONCERTENT POUR MIEUX INFORMER

Médias et environnement : les journalistes se concertent pour mieux informer

 

 

 

JEAN KOUCHNER

 

Une centaine de journalistes venus de 29 pays ont échangé leurs expériences pendant deux jours à Monaco sur le thème « Médias et environnement en Méditerranée ». Le Prince Albert II, dès l’ouverture du symposium a insisté sur l’importance de ces échanges, au moment où les enjeux environnementaux reposent en grande partie sur l'information des citoyens.

"Que journalistes et médias se concertent pour informer toujours mieux est un atout majeur pour la sauvegarde de la planète et de la vie », a également souligné la Secrétaire Générale de l’Organisation internationale de la francophonie, Madame Michaëlle Jean.
En organisant ce colloque, l’Union de la presse francophone et sa section monégasque avaient une seule ambition : faire en sorte que cette réunion soit utile aux médias et aux journalistes méditerranéens.
La qualité des intervenants et des échanges a permis d’atteindre cet objectif : il reste maintenant à mettre en œuvre la seconde étape : s’appuyer sur ces travaux pour permettre une information des citoyennes et des citoyens sur les enjeux environnementaux toujours plus accessible, plus pointue, et donc plus efficace pour défendre un environnement de qualité et limiter le réchauffement climatique.
« Aucune avancée ne sera possible sans des médias libres. Or nous savons que de puissants lobbies industriels exercent une pression sans précédent sur les gouvernements pour pouvoir perpétuer, contre toutes les évidences scientifiques et en toute impunité, des pratiques industrielles nuisibles à l’environnement". 
"Nous savons, également, que des pressions intolérables sont exercées sur les journalistes » a encore déclaré Michaëlle Jean. Nos travaux ont montré la justesse de ces propos. 
Mais un symposium, fût-il réussi, ne sera pas suffisant pour mettre fin à ces pratiques ! Aussi les participants ont-ils applaudi la proposition de notre Président Madiambal Diagne de faire de ce symposium un rendez-vous annuel. L’UPF remplit ainsi son rôle : être utile aux journalistes et aux médias francophones. Et à travers cette utilité aider, même modestement, à une meilleure information des citoyens.

Jean Kouchner
Secrétaire général international

Mots choisis de la cérémonie d'ouverture

Le Prince Albert II de Monaco  : « Pour que la vérité des scientifiques sur l’environnement irrigue la volonté des Peuples, pour qu’elle motive l’efficacité des gouvernants, le travail des médias est essentiel. Il s’agit d’un travail d’information, d’investigation, de sensibilisation et de mobilisation qui permettra de toucher le plus grand nombre. »

La Secrétaire générale de l'OIF, Michaëlle Jean : Les journalistes et les médias « sont essentiels et indispensables pour informer toujours mieux afin d’assurer la sauvegarde de la planète et de la vie ».

Le président de l'UPF Monaco, Patrice Zehr : « C’est indispensable pour la prise en compte par les Etats de cette cause commune avec l’exemple concret de cette Méditerranée qui reste plus que jamais notre « Mare Nostrum »

Une conférence inaugurale à trois voix

Une conférence inaugurale très suivie. Trois conférenciers qui n'ont pas fait dans la langue de bois, conscient de l'enjeu capital pour le monde d'aujourd'hui et de l'urgence de mettre la question de l'environnement au centre des préoccupations à la fois des politiques, des dirigeants d'entreprise, des activistes de la société civile et bien évidemment des médias comme facilitateurs de la démocratie. Le scientifique (Bernard Fau­trier, le vice-président exécutif de la Fondation Albert II de Monaco), s'est attaché à dire la responsabilité des scientifiques de montrer la voie. La philosophe-psychanalyste, Cynthia Fleury s'est encore une fois attachée à souligner les pouvoirs de l’écologie et à démontrer comment elle peut réinventer les institutions politiques et la démocratie. La journaliste-activiste, Yolaine de la Bigne, directrice du site web Néo­planète a souligné les difficulté pour un journaliste spécialiste de l'économie à résister face au pouvoir des lobbyistes sans omettre la capacité du même journaliste, au moins, à dénoncer et donc à réveiller les consciences.

Le symposium vu par Jean-Jacques Beltramo

 

La Vie des sections
UPF-Comores

Relance de la section et nouveau bureau provisoire

C'est dans un contexte électoral que les journalistes francophones au Comores se sont réunis pour discuter de la création d'une section de l'UPF. Des anciens membres ont été rejoints par des collègues représentant différents médias du pays pour une rencontre à laquelle participait Françoise Dost, ancienne secrétaire de l'association des radios publiques francophones qui se trouvait dans le pays pour une mission d'observation des élections présidentielles comoriennes. La réunion qui a débattu des missions et objectifs de l'UPF-Comores a abouti à l'élection d'un bureau provisoire dont la mission sera d'organiser une assemblée générale ordinaire dans les prochains mois pour le lancement officiel de la section.
Ce bureau provisoire est présidé par la journaliste d'Al-Watwan, 
Faïza Soulé Youssouf. Elle est secondé par Mohamed Hassani Mlatamou au poste de secrétaire général. Nassilata Ali Saïd, présentatrice journal télévisé à l'ORTC a été élue au poste de trésorière. 

UPF-Mauritanie :

Nouvelle section présidée par Mariya Ladji Taoré 

Les journalistes de la presse francophone de Mauritanie se sont réunis en assemblée générale constitutive le jeudi 3 mars 2016 à Nouakchott, avec un seul ordre du jour : l' élection du Bureau exécutif de la Section Mauritanie de l’Association de la Presse Francophone (UPF-Mauritanie).
La réunion s’est déroulée sous la présidence d’un des doyens de la presse, Omar Moctar Abdallahi, directeur de publication du quotidien L’Authentique et président de l’Association des journalistes défenseurs des droits de l’Homme.
Après lecture et avis, les journalistes membres de l’association ont approuvé  après amendement le Statut et les Règlements Intérieurs de la Section Mauritanie de l’Union de la Presse Francophone (UPF-Mauritanie).
Un Bureau exécutif composé de 7 journalistes a été élu par acclamation aux termes des débats, présidé par Marya Laji Traoré

UPF-Suisse :

Les belles erreurs du français compilées 

Un livre, fruit du travail de la section suisse de l'UPF, s'est retrouvé dans les semaines qui ont suivi sa sortie de presse au palmarès des plus grandes ventes des librairies de Suisse romande. Son titre : « Petit lexique des belles erreurs de la langue française ». 

Depuis 55 ans, l'Association suisse des journalistes francophones se bat pour défendre le respect de notre langue. En 1960, il s'agissait principalement de lutter contre les germanismes, ce français fédéral venu de Berne. Mais aujourd'hui, ce sont les anglicismes qui envahissent notre manière de parler et d'écrire.
Chaque mois, les publications de la Suisse francophone sont patiemment épluchées par des correcteurs-typographes, l'actuel étant André Panchaud. Ces « pères-virgules », comme on les nommait autrefois, épinglent avec ironie les erreurs fréquemment commises par la profession.
Le résultat de leur épouillage tient sur une feuille orange baptisée « Défense du français », dont l'allure n'a pas changé d'un iota en plus d'un demi-siècle. Chaque bulletin mensuel présente six mots (en fiches détachables) dont le mésusage dans la presse (écrite, radio, télévision) est criant. Depuis le temps, ce sont plus de 3000 mots qui ont été passés au crible des correcteurs.
Les Editions Loisirs et Pédagogie ont eu la bonne idée de compiler 300 de ces fiches. Ils y ont, de plus, associé les illustrations décalées de Plonk et Replonk. Les anciennes cartes postales détournées et l'humour pince-sans-rire de ces dessinateurs donnent à l'ouvrage un charme délicieusement suranné, qui n'est pas sans rappeler la « Rue des petites perles », fameuse chronique du « Canard enchaîné ».
D'un ouvrage qui sinon aurait pu être donneur de leçons (de français), le « Petit lexique » et ses 80 preuves par l'image deviennent une plongée hilarante dans les tréfonds de la langue malmenée par la presse. On s'y délecte de contresens, pléonasmes, aberrations, clichés, inepties, anglicismes et même helvétismes.
Le succès de ce livre (plus de 5000 ouvrages vendus) n'a fait qu'inciter l'Association suisse des journalistes à poursuivre l'édition de ces fiches mensuelles. En ce mois de mars 2016, les centaines d'abonnés de « Défense du français » recevront la fiche No 594.

Jean-Pierre Molliet,
Président de la section suisse

UPF-Hongrie :

Deuxième rencontre du Club diplomatique

Et de deux pour le club diplomatique de l'UPF-Hongrie. La rencontre du mois de février a réuni des chercheurs et des journalistes autour de la thématique des attentats contre Charlie Hebdo et ce qui en découle. Une radioscopie de la société et de la politique actuelle en France et ailleurs depuis l'Algérie et jusqu’à la Hongrie en passant par la Syrie. Le débat  a eu lieu a Budapest autour de Zsolt K.Horváth (historien spécialiste de la sociologie de l'histoire, Zoltán Lakatos (spécialiste des nouvelles technologies de l'information et de la communication) et Gábor Erőss (sociologue spécialiste notamment des relations inter-ethniques).
Cette rencontre, animée par la présidente de l'UPF Hongrie; Eva Vamos, a également connu la participation du photographe Tibor Ugi tout récemment revenu des combats en Syrie.

Déontologie / Par Pierre Ganz :


Discours de haine



La haine est d’actualité. Guerres, massacres, discriminations, rejet de l’autre sont le quotidien des médias. Le rôle du journaliste est de rendre compte de ces sinistres réalités. Mais la presse doit se garder d’entretenir la haine et l’exclusion qui passent de plus en plus par des propos publics ou par les réseaux sociaux.

La lutte contre discours de haine a un fondement juridique : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) des Nations Unies entré en vigueur en 1976 dispose que « toute personne a droit à la liberté d’expression » mais admet la restriction de cette liberté pour lutter contrer « l’incitation à la haine nationale, raciale ou religieuse constituant une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence ». Dans une approche plus déontologique, Ricardo Gutteriez, le secrétaire général de la Fédération Européenne des Journalistes soulignait fin 2015 que « le journaliste ne peut rester passif face au discours de haine et à la bêtise, sous peine d’en être complice ».
 Cet impératif se heurte à la nécessité de faire vivre la liberté d’expression. La cours européenne des droits de l’homme ne considère-t elle pas depuis 1976 que « la liberté d’expression  vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population » ? Une idée qui choque ou inquiète et un appel à la haine ou une incitation à la violence ne sont pas du même registre : la seconde peut conduire à des délits ou des crimes.
Pour les rédactions la question est donc de déterminer ce qui relève du discours de haine. La notion « échappe à des définitions claires » constate l’Unesco qui retient cependant deux critères : d’une part les messages qui visent  à « déshumaniser et [à]humilier » les membres d’un groupe visé, d’autre part ceux qui renforcent chez les autres le sentiment d’être menacé par ce groupe. De tels propos créent un « nous » et un « ils ». Ils unissent et divisent en même temps.
L’Ethical Journalism Network a récemment publié un outil pratique en 5 points pour déceler un discours de haine et mesurer l'impact éventuel de sa diffusion. Il suggère par exemple de prendre en considération le statut de l'orateur – il n’est point besoin de répercuter les délires d’un illustre inconnu. Ou encore de faire la différence entre un dérapage ponctuel, pour choquant qu’il puisse être, et la répétition interventions après interventions de propos haineux, qui traduit une véritable stratégie que les médias n’ont pas à servir. Le journaliste doit aussi se demander quels objectifs vise l’orateur en s’en prenant à tel groupe – et le dire au public. Il doit prendre en compte le contexte social, économique et politique dans lequel ces propos sont tenus. Il ne doit pas laisser passer ces discours sans prendre de la distance, rectifier les erreurs et exagérations qui sont ainsi propagées, expliciter ces propos pour ce qu’ils sont.
L’imminence du passage à l’acte doit aussi être prise en considération. Le propos général fustigeant telle partie de la population appelle des contextualisations. Mais un propos incitant à s’en prendre physiquement ici et maintenant  à quelqu’un ou à un groupe ne peut être diffusé, et encore moins en direct, sauf à devenir l’auxiliaire des fauteurs de violence.
Les réseaux sociaux sont des désinhibiteurs puissants où la haine et l’appel à la violence s’expriment. Des journalistes l’ont dénoncé, comme cette présentatrice d’une chaine régionale en Allemagne à la lecture de messages anti réfugiés signés par des internautes, comme son collègue belge, qui sur Facebook s’est adressé à ceux qui commentait ses articles sur le même sujet d’un « Messieurs et mesdames les xénophobes, si vous voulez vomir votre haine d'autres humains, merci d'aller le faire ailleurs. Nous nous passerons avec joie de vos fulgurances abjectes. Cette page n'est pas un déversoir à haine de l'autre».
Plusieurs journaux ont décidés de suspendre les commentaires sous certains sujets et ont expliqué pourquoi à leurs lecteurs. D’autres ont choisi, comme par exemple l’été dernier un grand quotidien italien, non seulement de retirer les contributions racistes sur leurs pages Facebook mais aussi bannir leurs auteurs de ces pages. Il n’y a pas de réponse unique aux propos de ceux qu’Umberto Eco qualifiait « de légions d’imbéciles qui, avant ne parlaient qu’au bar après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité ». Mais un média doit définir ce qu’il n’accepte pas, et le porter à la connaissance du public dans les conditions générales d’utilisation des espaces virtuels qu’il offre au débat. D’autant que dans de nombreux pays la législation a défini un délit d’incitation à la haine et rend le diffuseur complice si, informé de l’existence de ces messages de tels messages il ne les a pas supprimés.
Dans tous les cas, la réponse la plus efficace ne peut être la seule suppression du discours de haine, mais un contre discours tolérant, honnête et s’adressant à l’intelligence du public

 

EN BREF

Radio & télévision :

Le français célèbré

De nombreux médias mettront la langue française à l'honneur le lundi 14 mars. L'audiovisuel est aussi l'école du français", a expliqué Olivier Schrameck, président du CSA, à l'issue d'une conférence de presse. Le 14 mars, de nombreuses chaînes de télévision et stations de radio diffuseront des émissions et des messages humoristiques autour des différents usages du français, entre des expressions imagées, le langage SMS et des anglicismes pesants. Les émissions de France Télévisions seront également consacrées aux plaisirs du français et sur NRJ, les animateurs testeront leurs auditeurs sur leur connaissance de la langue. Le français comptait 274 millions de locuteurs dans le monde en 2014, selon l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), et 767 millions de personnes devraient parler le français en 2060, notamment en Afrique. En tant que parrain de l'opération, l'académicien Dany Laferrière a encouragé l'usage d'un vocabulaire plus riche, lui dont le "vieux rêve est d'écrire en français dans toutes les langues". "Il faut réveiller les mots du sommeil des siècles", a lancé l'écrivain. La chaîne TV5 Monde, la Radio-télévision belge francophone (RTBF), la Radio-télévision suisse (RTS) et Radio Canada participeront aussi à cette journée organisée dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie.
(avec l'AFP)

Luxembourg : 

La 1e radio francophone est née

La première radio francophone autorisée au Luxembourg, l'Essentiel Radio, a lancé lundi matin son programme d'informations et de divertissement. Il n'existait jusqu'à présent aucune offre radiophonique au Luxembourg en langue française, qui est une des trois langues officielles du Grand-Duché, avec le luxembourgeois et l'allemand. Le français est aussi la langue véhiculaire dominante dans un pays qui compte 50% d'étrangers et accueille chaque jour 170.000 frontaliers. "Une radio francophone a sa place dans le caractère cosmopolite qui définit le Luxembourg", a souligné pour sa part le Premier ministre Xavier Bettel. Le gouvernement luxembourgeois a octroyé à L'Essentiel Radio une concession de dix ans à l'issue d'un appel d'offres. Il n'existait jusqu'à présent aucune offre radiophonique au Luxembourg en langue française, qui est une des trois langues officielles du Grand-Duché, avec le luxembourgeois et l'allemand. 
Le français est aussi la langue véhiculaire dominante dans un pays qui compte 50% d'étrangers et accueille chaque jour 170.000 frontaliers. "Une radio francophone a sa place dans le caractère cosmopolite qui définit le Luxembourg", a souligné pour sa part le Premier ministre Xavier Bettel. 

FOCUS

Décès de Malika Malek,
Une journaliste marocaine 

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commentaires

bahçe kapısı motorları 12/03/2016 14:01

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