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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 12:50

 

SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES - SOPK

Dr Claire LIBERATORE
Gynécologue
Monaco
  Liberatore Dr Bettina BSTANDING
Gynécologue
Nice
Bstanding Bettina2

 

 

 





Octobre 2015

Le SOPK est une entité mal connue des femmes...et des médecins.
Il est donc source d'inquiétude pour les femmes chez lesquelles ce diagnostic est posé.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un désordre hormonal dont les symptômes sont polymorphes.
Sa dénomination anglaise est PCOS : polycystic ovarian syndrome.

pco1C’est le plus fréquent des désordres hormonaux de la femme (5 à 10% de la population générale).
Il concerne la plupart des cas de troubles des règles, d’excès d’hormones mâles (hyperandrogénie)et d’infertilité par trouble de l’ovulation.

Ce syndrome -qui n'est pas une maladie grave- est assez méconnu des femmes. L’annonce de ce diagnostic peut donc être mal vécue.

Cette newsletter fait le point sur ce syndrome et les symptômes les plus fréquemment rencontrés. La prochaine newsletter de novembre 2015 sera consacrée aux traitements actuellement utilisés.

Qu’est-ce que le SOPK ?
Une définition concise et consensuelle a longtemps manqué au SOPK et est encore l'objet de nombreuses discussions aujourd’hui.
Un groupe de travail international (consensus de Rotterdam) a proposé de retenir l’association d’au moins 2 des critères suivants :

1- Un cycle menstruel irrégulier ou occasionnel ou même l’absence de menstruation,

2- Des taux élevés d'hormones mâles (androgènes en général et testostérone en particulier) dans le sang et/ou des manifestations cliniques d’excès de cesPco9hormones :
- acné

- pilosité excessive (hirsutisme),
- chute de cheveux (alopécie).

 

pco5
pco6

3- La présence de petits "kystes" sur les ovaires à l’échographie (plus de 12 follicules sur au moins un des ovaires).
En fait, ce sont des follicules qui n'éclatent pas au moment de l'ovulation et que l'on appelle de façon inappropriée, "kyste". Ils s'accumulent dans les ovaires et augmentent parfois de volume. Cet aspect est expliqué par une perturbation de la production d’ovules liée à l'augmentation des androgènes.
• Certaines femmes atteintes du SOPK présentent plusieurs de ces kystes ; d’autres n’en auront que quelques-uns. Ils ne présentent pas de danger et n’ont pas à être enlevés.

 

Les symptômes les plus courants sont la pilosité excessive, l’acné, les troubles des règles.
• menstruations peu fréquentes (spanioménorrhée) aboutissant parfois à leur arrêt total (aménorrhée)
• des saignements excessifs pendant les menstruations (polyménorrhée)
pco2• une virilisation avec une pilosité excessive sur toutes les régions du corps, y compris le visage (hirsutisme), une perte de cheveux, de l'acné ou une obésité de type masculin,
• une infertilité.

Les symptômes commencent en général au moment de la puberté, mais quelquefois plus tardivement, notamment de façon concomitante à une prise de poids.

Leur intensité est extrêmement variable selon les femmes ce qui rend le diagnostic du SOPK souvent difficile, d'autant que ces symptômes varient dans le temps.

Le diagnostic du SOPK
Lorsque ce syndrome est suspecté, il faut, pour poser le diagnostic, un interrogatoire sur les antécédents médicaux et les antécédents familiaux, un examen physique, un bilan hormonal au 3e jour du cycle, et une échographie pelvienne.

Les symptômes et les analyses sanguines du SOPK varient fortement d’une femme à l’autre, tout comme leur combinaison et leur gravité.

pco7Une échographie vaginale est demandée pour voir l'aspect des ovaires, la présence de très nombreux petits follicules ou kystes ovariens

D’autres affections ont des symptômes qui se chevauchent avec ceux du SOPK et doivent être exclues.

A savoir
Toutes les femmes qui ont un diagnostic de SOPK ne présenteront pas une infertilité. Il est donc nécessaire de prendre les mesures appropriées pour éviter une grossesse si elle n'est pas souhaitée.

On estime que :
• 60 % des femmes touchées par ce syndrome sont fertiles bien que le temps pour obtenir une grossesse soit sensiblement plus long que chez les femmes indemnes,
• 90 % des cas d'infertilité associés à ce syndrome sont accompagnés d'une surcharge pondérale,
• 70 % à 95 % des cas d'infertilité qui sont liés à l'anovulation sont accompagnés de ce syndrome.

Causes du SOPK
pco8Un faisceau d’arguments suggère que le SOPK pourrait être héréditaire. Le SOPK est une maladie familiale.

Certaines hypothèses suggèrent même que l’origine du SOPK pourrait se trouver au début de la vie, avant la puberté voire même avant la naissance.

On pense qu'il s'agit d’un désordre complexe impliquant plusieurs gènes mais aucun "gène du SOPK" n’a été mis en évidence.

Les facteurs environnementaux tels que l’alimentation et l’exercice physique exercent une influence importante dans l’expression de la maladie.

Quels sont les risques associés au SOPK ?
Au cours de ces dernières années, il est devenu évident que le SOPK n’était pas simplement une combinaison de taux élevés d’androgènes et de troubles des règles, mais avait des implications métaboliques à long terme :

pco4• Obésité : qui touche 30%, au moins, des femmes atteintes de SOPK., avec en particulier une répartition des graisses au niveau abdominal (tour de taille > 88 cm)

• Altération de la tolérance au glucose et diabète de type 2 : 30 à 40% des femmes atteintes de SOPK ont une altération de la tolérance au glucose (insulinorésistance), et plus de 10% auront un diabète de type 2 à la quarantaine. Ce risque est d’autant plus important que la patiente est obèse.

• Hypertension artérielle qui se développe souvent après la période de fertilité.

• Maladies coronaires à la ménopause, plus fréquentes calcifications des artères coronaires.

• SOPK et cancer : risque augmenté de cancer de l’utérus (endomètre)

• SOPK et reproduction : troubles de la fertilité par anovulation, par arrêt de la maturation des follicules.

Conclusion
pco3Le SOPK est un syndrome polymorphe touchant de nombreuses femmes.
Les symptomes en sont le plus souvent sans gravité. 
L'aspect thérapeutique sera détaillé dans la prochaine newsletter du WIM.

Pour en savoir plus
Center for young women's health

Reseau canadien pour la santé des femmes
PCOS Foundation 

 

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Il est donc source d'inquiétude pour les femmes chez lesquelles ce diagnostic est posé.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un désordre hormonal dont les symptômes sont polymorphes.
Sa dénomination anglaise est PCOS : polycystic ovarian syndrome.

pco1C’est le plus fréquent des désordres hormonaux de la femme (5 à 10% de la population générale).
Il concerne la plupart des cas de troubles des règles, d’excès d’hormones mâles (hyperandrogénie)et d’infertilité par trouble de l’ovulation.

Ce syndrome -qui n'est pas une maladie grave- est assez méconnu des femmes. L’annonce de ce diagnostic peut donc être mal vécue.

Cette newsletter fait le point sur ce syndrome et les symptômes les plus fréquemment rencontrés. La prochaine newsletter de novembre 2015 sera consacrée aux traitements actuellement utilisés.

Qu’est-ce que le SOPK ?
Une définition concise et consensuelle a longtemps manqué au SOPK et est encore l'objet de nombreuses discussions aujourd’hui.
Un groupe de travail international (consensus de Rotterdam) a proposé de retenir l’association d’au moins 2 des critères suivants :

1- Un cycle menstruel irrégulier ou occasionnel ou même l’absence de menstruation,

2- Des taux élevés d'hormones mâles (androgènes en général et testostérone en particulier) dans le sang et/ou des manifestations cliniques d’excès de cesPco9hormones :
- acné

- pilosité excessive (hirsutisme),
- chute de cheveux (alopécie).

 

pco5
pco6

3- La présence de petits "kystes" sur les ovaires à l’échographie (plus de 12 follicules sur au moins un des ovaires).
En fait, ce sont des follicules qui n'éclatent pas au moment de l'ovulation et que l'on appelle de façon inappropriée, "kyste". Ils s'accumulent dans les ovaires et augmentent parfois de volume. Cet aspect est expliqué par une perturbation de la production d’ovules liée à l'augmentation des androgènes.
• Certaines femmes atteintes du SOPK présentent plusieurs de ces kystes ; d’autres n’en auront que quelques-uns. Ils ne présentent pas de danger et n’ont pas à être enlevés.

 

Les symptômes les plus courants sont la pilosité excessive, l’acné, les troubles des règles.
• menstruations peu fréquentes (spanioménorrhée) aboutissant parfois à leur arrêt total (aménorrhée)
• des saignements excessifs pendant les menstruations (polyménorrhée)
pco2• une virilisation avec une pilosité excessive sur toutes les régions du corps, y compris le visage (hirsutisme), une perte de cheveux, de l'acné ou une obésité de type masculin,
• une infertilité.

Les symptômes commencent en général au moment de la puberté, mais quelquefois plus tardivement, notamment de façon concomitante à une prise de poids.

Leur intensité est extrêmement variable selon les femmes ce qui rend le diagnostic du SOPK souvent difficile, d'autant que ces symptômes varient dans le temps.

Le diagnostic du SOPK
Lorsque ce syndrome est suspecté, il faut, pour poser le diagnostic, un interrogatoire sur les antécédents médicaux et les antécédents familiaux, un examen physique, un bilan hormonal au 3e jour du cycle, et une échographie pelvienne.

Les symptômes et les analyses sanguines du SOPK varient fortement d’une femme à l’autre, tout comme leur combinaison et leur gravité.

pco7Une échographie vaginale est demandée pour voir l'aspect des ovaires, la présence de très nombreux petits follicules ou kystes ovariens

D’autres affections ont des symptômes qui se chevauchent avec ceux du SOPK et doivent être exclues.

A savoir
Toutes les femmes qui ont un diagnostic de SOPK ne présenteront pas une infertilité. Il est donc nécessaire de prendre les mesures appropriées pour éviter une grossesse si elle n'est pas souhaitée.

On estime que :
• 60 % des femmes touchées par ce syndrome sont fertiles bien que le temps pour obtenir une grossesse soit sensiblement plus long que chez les femmes indemnes,
• 90 % des cas d'infertilité associés à ce syndrome sont accompagnés d'une surcharge pondérale,
• 70 % à 95 % des cas d'infertilité qui sont liés à l'anovulation sont accompagnés de ce syndrome.

Causes du SOPK
pco8Un faisceau d’arguments suggère que le SOPK pourrait être héréditaire. Le SOPK est une maladie familiale.

Certaines hypothèses suggèrent même que l’origine du SOPK pourrait se trouver au début de la vie, avant la puberté voire même avant la naissance.

On pense qu'il s'agit d’un désordre complexe impliquant plusieurs gènes mais aucun "gène du SOPK" n’a été mis en évidence.

Les facteurs environnementaux tels que l’alimentation et l’exercice physique exercent une influence importante dans l’expression de la maladie.

Quels sont les risques associés au SOPK ?
Au cours de ces dernières années, il est devenu évident que le SOPK n’était pas simplement une combinaison de taux élevés d’androgènes et de troubles des règles, mais avait des implications métaboliques à long terme :

pco4• Obésité : qui touche 30%, au moins, des femmes atteintes de SOPK., avec en particulier une répartition des graisses au niveau abdominal (tour de taille > 88 cm)

• Altération de la tolérance au glucose et diabète de type 2 : 30 à 40% des femmes atteintes de SOPK ont une altération de la tolérance au glucose (insulinorésistance), et plus de 10% auront un diabète de type 2 à la quarantaine. Ce risque est d’autant plus important que la patiente est obèse.

• Hypertension artérielle qui se développe souvent après la période de fertilité.

• Maladies coronaires à la ménopause, plus fréquentes calcifications des artères coronaires.

• SOPK et cancer : risque augmenté de cancer de l’utérus (endomètre)

• SOPK et reproduction : troubles de la fertilité par anovulation, par arrêt de la maturation des follicules.

Conclusion
pco3Le SOPK est un syndrome polymorphe touchant de nombreuses femmes.
Les symptomes en sont le plus souvent sans gravité. 
L'aspect thérapeutique sera détaillé dans la prochaine newsletter du WIM.

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Published by ROYAL MONACO - dans MEDECINE
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uzungöl turu 22/10/2015 09:17

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